ANONYME A. S
impossible, ou il serait trop long, de décrire la manière de chacun de ces émailleurs.
35t. — Le triomphe de Neptune. — Salière de forme ohlongue en grisaille sur fond noiry détails dor-és. — Uauteur, 0,095; longueur, 0,120; largeur, 0,060. — Les principaux motifs sont empruntés aune composition gravée par Duccrccau.
Neptune est représenté armé dun trident, ayant près de lui Diane, earaclérisée par lare qu'elle tient en sa main. Tous deux sont portés sur les eaux par des dauphins, et sont suivis de deux sirènes, qui approchent de leurs tètes des couronnes de fleurs. De l'autre côté, Amphitrite dirige sur les eaux deux chevaux marins, et s'appuie sur Neptune assis à ses c»)lés. Un centaure marin tenant des hrancliages de chaque main , et un génie ailé portant une draperie qu'il présente au soutTle des vents, remplissent les intervalles entre les deux groupes. Le bord supérieur est décoré de tétcs datiimaux et de fruits disposés dans des enroulements. Le centre a subi une restauration. La partie inférieure est ornée d'un cartouche dont le milieu est pénétré par un pied en bois de travail moderne. — C'est identiquement la même composition el presque les mêmes hachures que sur le couvercle de coupe u" 3-26 ; mais on dislingue une autre main dans la dureté des contours, dans la lumière qui fait soulever les
f>aupières, et dans le ton uniformément coloré des carnations. Cette saière a peut-être porté la signature de Pierre Raymond, comme sortant de son atelier. — (Collection Durand . no 5.o/:ioJ3.)"
Cet émailleur prend rang à la suite de Pierre Raymond ; c'est la même technique, avec un talent moins sûr de luimême ; c'est aussi le même sujet traité par le maître. Musée de Cluny, n» 1066 : Un berger qui défend ses brebis contre les animaux carnassiers, grisaille à chairs teintées. Hauteur, 0,160; largeur, 0,120. Lue inscription tracée dans le haut delà plaque commence ainsi : Fuyez faulccs bais- Ics...^^ 1067. Le pendant du sujet précédent avec cette inscriplioii : A l'ai/dc i>nstcurs acourcz,, et au-dessous de l'inscription ce chiffre : A, S.
ANONYME
Quelques émailleurs, sans se mettre positivement à la suite des Pénicaud, des Léonard Limosin el des Pierre
Raymond, prirent à l'un ses effets, à l'autre ses arrangements de composition; l'anonyme dont je vais décrire un coffret me semble avoir glané ainsi de côté et d'autre.
Sa manière. Des effets comme Léonard Limosin , une louche qui tient de Pénicaud, des encadrements et des détails qui le rapprochent de Pierre Raymond ne servent pas à le distinguer; ce qui le caractérise et peut aider à le faire reconnaître, c'est une maigreur tellement exagérée qu'elle se montre même dans des copies d'après Raphaël, et cette maigreur est si bien dans sa manière qu'on la retrouve dans tous les membres de ses figures, depuis les pieds jusqu'aux mains. Un contour charbo'nné est un autre Irait qu'il ne faut pas omettre.
35î5 à 356. — Psyché (Sujets tirés de la fable de] , d'après Raphaël. — Cinq plaques en grisaille sur fond noir, quelques détails dorés, décorant le couvercle et les quatre faces d'un coffret dont les dimensions sont : hauteur , 0,200; longueur, 0,300; largeur, 0,225.
352. Sur le couvercle. Psyché transportée par Zf/)Aïre.— Hauteur, 0. 091); longueur. 0,163.— Elle est représentée portée sur les nuages ; au-dessous, assise sur le gazon et endormie; dans le fond, reçue à la porte d'un palais par trois jeunes filles. Le cartouche, orné de fruits et de feuillages, est supporté par deux satyres.— 353. Sur la face antérieure, le Repas.— Hauteur, 0,085; longueur, 0,165. — Psyché est servie par deux femmes. l'Amour se penche vers elle ; trois rnusiciens exécutent un concert. Les supports du cartouche sont deux jeunes centaures.— 354. Sur la face opposée, le Bain. — Hauteur, 0.085 ; longueur, 0.165. — Le cartouche est supporté par une figure de femme posée de face, et une diiomme vu de dos. — 355. Sur la face latérale droite, la Toilette. —Hauteur, 0.085; longueur, 0.093. — Psyché, détachant sa chevelure, est servie par deux femmes, une troisième est assise près d'une grande aiguière. Le cartouche, orné de fruits, est supporté par deux figures de termes.— 356. Sur la face latérale gauche. Psyché et l'Amour. —Raialeur, 0.085; longueur, 0 093.— Le cartouche est orné de fruits et de têtes de satyres. — Collection Uévoil, no 90.^
rVB. 1543.
Pendant que les Pénicaud , les Léonard et les Pierre Raymond régénéraient les émaux de Limoges et les éle-
N. B. lo43. 239
vaieiil à la dignité d'œuvres d'arl, des ouvriers incapables de les suivre trouvaient un gagne-pain en répétant, avec les procédés imparfaits des j)remiers essais, les compositions acceptées déjà par le petit commerce d'estampes de piété. Ces émaux pourraient être passés sous silence, et l'on devrait les exclure des collections, s'il n'était utile de les étudier, afin d'éviter de prendre pour ancien ce qui n'est que grossier. C'est à ce point de vue que je les mentionne ici. Deux grands émaux datés de 1543, et dont l'un porle, en outre, la marque N B, appartiennent à un ouvrier de cette portée, qui ne nous est connu que par ce triste ouvrage.
Sa manière. Une grossière incorrection de dessin, une façon lâchée de traiter toutes choses, l'emploi presque général de tons bruns et verts translucides, qui font ressortir durement les carnations d'un blanc opaque.
Musée de Clunv, n" 1040. Ecce Homo. Hauteur, 0,273 ; largeur, 0,190. Au bas de la plaque, on trouve cette marque avec la date »w v^ ^'^ 1041. La Résurrection.
On rangera* ^W W%^ immédiatement après (1) , comme ap JL a. mm parlenant au même émail-
leur , ou comme provenant d'ouvriers
de même m > ^ sorte, travaillant à la même
date, une 1 ^^ ^ ^W suite de douze scènes de la Passion, | ^\ ^ï* ^J douze émaux véritablement affreux et -^ ■ dont rien ne rachète la pau-
vreté (2). Enfin, et sans qu'il soit besoin de les décrire, on complétera l'œuvre de cet atelier en réunissant sous la même rubrique les innombrables plaques que la vogue
(1) Voici encore quelques pièces qu'il est bon de citer et qui appartiennent à cette catégorie qu'on est tenté de vieillir outre mesure, collection Failly. 1° Pilate se lave les mains. Hauteur, environ 0,280. 2° Une femme coiffée d'une toque, costume gris, mode du XVI "= siècle, assise au milieu d'un pavsage. On lit au bas sur une banderole d'émail brun : COVMAN.DES.LAGE. DE.SA. lEXESK. DONOIT. A. PRIER. NOSTRE -SEGMER -ET •POVR-SAVOIR'LE- NOMBREDE'SES'PATRE-NOSTRE-ELE-FAISOIT.ViN-MONSEAV. DE-PIERES* Hauteur, 0,200; largeur, 0,150. Je pourrais encore citer, au moins ù cause de ses dimensions, un triptyque qui représente l'Ascension et le repas chez Marthe. Cbaque plaque en hauteur 0,295, en largeur 0,200.
(2) Musée de ciuny, n"' 1068-1079.
des émaux a fait sortir de nos jours des églises de village et des modestes demeures où elles auraient dû rester ensevelies.
ANONYME DE 1547
Musée de Cluny, n» 1042. la A'ierge incarnée entre deux anges, avec la date en gros chiffres : lo47. Hauteur, 0,157 ; largeur, 0,120. Cet émail en grisaille n'est pas de la même main que les précédents, mais il tient aux mêmes routines. Une aussi barbare production a pu être offerte aux acheteurs en 1347; elle a pu même être achetée pendant que les Pénicaud et les Léorjard Limosin produisaient tant de belles choses. Cela prouve, mieux que tout autre raisonnement, le caraclère industriel de Limoges, qui pourvoit à tous les goûts, à toutes les classes, à toutes les fortunes. On rencontre des spécimen de cette marchandise de pacotille dans toutes les collections (1).
ANONYME
Le plan cavalier que je vais décrire appartient à ces émaux qui imitent la gravure coloriée, et comme il n'est pas signé il est impossible de l'attribuer à un émailleur connu, ce genre de peinture décorative ne conservant aucun de ces caractères distinctifs qui forment et trahissent une manière.
359'. — Plaque de forme ovale en émaux de couleurs, avec emploi de paillons figurant des pierreries sur la bordure. — Hauteur, 0,420; largeur, 0,290.
Vue cavalière d'une ville forlifiéc. au bord de la mer, de ses environs ,
(1) tollection i.e rarpeiitier. Saint François à genoux. Grisaille teintée; à droite, au bas, cette marque /"^N/^"^ ^^i"^ ""^ écusson d'azur. Hauteur, 0,135; largeur, 0,110. /^ ^ A Acquis à la vente de M. Quedeville. Je ne cite que cet Y /. j^] émail et à cause de celte marque, autrement j'aurais V v^y trop à faire.
G. KIP. 241
des forts qui s'y ratlaclicnt, avec Iracé des routes et des rivières. De nombreux vaisseaux sur la mer; des canons disposés dans la ville pour la dé- Teuso, contre la ville pour lattaque ; les bataillons ranf^cs en carrés dans la campagne ; des groupes variés répandus de tous côtés. On remarque dans un canal que la mer forme en arriére de la ville, des hommes à la nage, formant l'épisode d'une scène d'attaque et de défense. Le contreémail est incolore. — (Collection Durand, n» 62/2523.)
G. KIP.
L'artiste qui a signé de ces marques cl monogrammes le petit nombre d'émaux parvenus jusqu'à nous, n'était pas un éinaillcur de profession. Il est probable qu'il nous manque encore bon nombre de ses productions; mais lorsqu'on aura tout réuni, on acquerra la conviction qu'il s'est plutôt essayé qu'appliqué à l'émaillerie.
Sa manière. Il avait plus de finesse que de goût, plus de. gentillesse que de talent; ses figures sont longues, et ses compositions, où le mouvement est assez remarquable, se détachent vivement, mais sans effet, et assez sè( hement sur un fond noir. Il se sert beaucoup de la pointe dans ses travaux, et de rehauts d'or.
Il a signé l'émail du Louvre de ce monogramme @* (1), une plaqije, des trois lettres KIP (2); enfin il a poinçonné, comme le faisaient les Pénicaud, des plaques, au revers, de
la marque suivante : U^ (3). Ces trois signatures m'ont
permis de fixer le caractère de ses émaux et de faciliter ainsi la reconnaissance d'autres pièces anonymes du mémo
(1) «usée du fi^ouvre, n" 358.
(2) c-ollccîion isaitlcr. L'Adoralion des bergers. On lit au-dessous d'une plinthe : KIP. Contre-émail translucide. Médaillon. Diamètre, 0,095. C'est le 11° 54 de la collection Didier Petit.
(3) collection Rattier. Cet émail faisait partie de la collection Debruge-Dumesnil , et M. Labarte le décrit ainsi sous le u" 757 : « L'Innocence condamnée. Celte sc^ne, où figurent dix personnages, « se passe la nuit sur la place Saint-Jean-el-Paul, à Venise. Des inscrip- « tions en italien indiquent les noms des figures allégoriques. Gri- « saille rehaussée d'or. Hauteur, 0,090; longueur, 0,110. Cet émail « est sans signature, mais au revers il existe sur la plaque de cuivre « un poinçon portant un lion passant, et au-dessus les lettres IK. » M. Labarte n'a pas remarqué la lettre P sous le ventre du lion. J'ai copié exactement ce poinçon.
242 NOTICE DES ÉMALX, BIJOLX, ETC.
maître (l). C'est ainsi que je lui attribue une frise charmanie qui n'offre de différence avec les pièces indiquées DU décrites, qu'une plus grande perfection dans la qualité de rémail, l'emploi de tons verts qui raniment la grisaille, enfin le charme des compositions des petits maîtres qui donnent aux figures plus de mouvement et de vie.
35 S. — Petit vase en grisaille sur fond noir y quelques détails dorés. — Hauteur, 0,066; diamètre, 0,044. — Il est monté en bronze doré.
Sur le corps du vase, combat de cavaliers et de fantassins. On compte dix-neuf figures : sept sont montées sur des chevaux, une renversée près de son cheval, huit combattant à pied, trois autres étendues sur le sol. Toutes portent le costume et les armes antiques. Entre un cavalier armé d'une lance et un fantassin qui lui présente un bouclier, on voit se détachant en blanc, sur le fond, le monogramme Kl inscrit dans un G. Sur le goulot, d'un côté V Arche flottant sur les eaux ; on voit Noé sur le devant, et la colombe tenant entre ses pattes un rameau doré. De l'autre côté, Adam et Eve prés de l'arbre du bien et du mal. Eve porte à ses lèvres la pomme que lui a donnée le serpent, représenté, à partir de la ceinture, sous la figure d'une femme. — (Collection Durand, n» 25/2M4.)
ANONYME
Si les monogrammes sont difficiles à expliquer en l'absence de tout document, les planches non signées jettent dans un embarras plus grand encore. Quelques-unes d'entre elles peuvent être rapprochées de planches signées par des maîtres aimés et bien connus; mais les autres, et c'est le grand nombre, ne répondent à aucun faire connu, à aucune manière qui porte nom. C'est souvent une apparition sans précédent comme sans suite, et il devait en être ainsi. Tous les peintres verriers connurent le procédé de l'émail en apprêt ; tous étaient outillés de façon à produire des émaux de moyenne proportion, et au moment de la grande vogue des Pénicaud et des Léonard , tous se sentirent animés de l'ambition de rivaliser avec eux. S'ils manquaient de talent, ils appelaient à eux de jeunes enlumineurs ou des peintres poussés parlegoût des nouveautés, et après quelques essais, s'ils réussissaient, ils s'enrôlaient dans la grande fabrique, ou, ce qui était plus fréquent, après quelques tentatives,
(1) Le Calvaire, plaque grisaille. Hauteur, 0,120 ; largeur, 0,095, Grande finesse d'exécution. Cet émail n'est pas signé.
ANONYMr. 243
chacun retournait à son métier et à son art, rebuté par les âifficullés inhérenles au procédé lui-même. A ces essais qu'on ne signait pas appartiennent les émaux anonymes que nous voudrions nommer. Quelques-uns sont du fait d'artistes distingués (1) et respirent ici la grande manière des bons élèves de l'école de Fontainebleau (2), là le fini précieux et le sentiment délicat des plus habiles de nos miniaturistes (3). D'autres fois, c'est en variant la couleur des fonds (4), en distribuant d'une manière particulière les émaux de couleur au milieu des grisailles, qu'on signale son passage dans l'émaillerie. On peut classer chronologiquement tous ces caprices, mais c'est tout ce qu'on peut faire.
350. — Chasse au sanglier. — Plaque en forme défrise, en grisaille surfondnoir, axec emploi d'émaux
(1) collection ^auvagcot. Je rangerai dans ce nombre deux figures de sibylles éniaillées sur plaques concaves pour servir d'ornement à quelque meuble. Elles sont debout. L'une se montre de profil ; elle est plongée dans la réflexion ; l'autre, vue de face, a une robe bleue qui laisse à découvert les bras, et est fendue jusqu'à mi-jambe. Ces deux figures se détachent sur fond d'or. Hauteur, 0,250 ; largeur, 0,060. Un ton bleuâtre très harmonieux domine dans un eflfet doux. Le dessin élégant tient à l'école de Fontainebleau.
(2) collection de M. i.onis Fould. Une Charité qui réunit l'élégance d'un Primatice à quelques gnndes qualités d'un Raphaël. Plaque ovale. Hauteur, 0,260 ; largeur, 0,205. Cet émail trahit dans le traitement de ses diverses parties, dans les fonds surtout, une inexpérience ou une hésitation qui semblent le fait d'un peintre qui s'essaie, et pour essai fait un chef-d'œuvre.
(3) collection i.onis FouUI.Un petit coffret orné de douze plaques émaillées. Longueur, environ 0,150. Les compositions en grisailles, légèrement teintées, illustrent la vie touchante de Tnbie. Du sentiment', de l'élégance, un peu de manière et beaucoup d'hésitation , caracférisent le talent du peintre miniaturiste, qui s'est surpassé dans la petite scène intitulée : T^oyant Tobic ung juif mort par les rues. Les petits tableaux de nos meilleurs manuscrits de la première moitié du XVI « siècle sont égalés par ce fin pinceau dont je ne connais pas d'autre ouvrage.
(4) collection Failly. Petit coffret décoré de douze plaques d'émail. On lit sur les deux extrémités, et dans de petits écussons soutenus par des enfants : Les douze trivphcs du très for et puissant Hercules qui mist à fin tousses makeilllans par sa puisansc. Figures en grisailles et en partie colorées se détachant sur fond rouge grenat translucidet
verts pour les arhres et les terrains, détails dorés. — Hauteur, 0,020; longueur, 0,161.
Le sanglier occupe le milieu de la plaque, allaqué par deux cliien.'-', frappé d'un coup de lance par un chasseur, près duquel on en voit un autre armé d'un bouclier et d'une longue épee ; un enfant nu . perlant une lance cl monté sur un cheval, est dans le coin de gauche ; un aulre enfant également nu et à cheval, placé à droite, sonne du cor ; deux hommes le suivent, l'un portant un bâton et l'autre tenant deux chiens en laisse. Au haut de la plaque, on lit celte inscription en lettres d'or: VIS-EN-LÏESSE-ET-MOI-AYSY. Le contre-émail est incolore. — (Collection Durand, n» 89/2562.)
S@€^. — Chasse au cerf. — Plaque en forme de frise, en grisaille sur fond noir, avec emploi d'émaux verts pour les arhres et les terrains; détails dorés. -^ Hauteur, 0,022; longueur, 0,170.
Le cerf est poursuivi par trois chiens et chassé par trois enfants nus, armés de lances, montés sur des chevaux ; un valet, en costume du XV!"^ siècle, placé à l'extrémité droite, sonne du cor et tient deux chiens en laisse. En haut de la plaque on lit écrit en lettres d'or : BiEIN'-ErLAS. QVI•^E•PET•AYOER•SOVLAS. Le contre-émail est incolore.— (Collection Durand, n° 80/2563.)
3©1. — Chasse au lapin. — Plaque en forme de frise en grisaille sur fond noir, avec emploi d'émaux verts pour les arbres et les terrains; détails doives. — Hauteur, 0,022; longueur, 0,170.
Deux lapins adossés et dressés sur leurs pattes de derrière occupent le centre de la plaque et le sommet d'un petit monticule ; prés d'eux, à «Iroite, on voit accourir un valet et trois chiens; et plus loin, un homme âgé, à cheval, suivi d'un enfant également à cheval et portant un cor; deux autres valets, tenant des chiens en laisse, sont placés à gauche du monticule, et derrière eux deux enfants à cheval, l'un d'eux armé d'une lance. Au hiut de la plaque on lit cette inscription en lettres d'or: VIVE- LESPEÏlS(;0>iSQVlSEGARl)EDE-3IATIS. Le conlrc-émail est incolore. — (Collection Durand, 89/2564.)
ANONYilIE.
Cet artiste sans talent s'est attache à représenter des personnages de la cour, comme s'il y exerçait lui-même quelque fonction. II ne signe pas ses émaux, mais il est facile de reconnaître et deVéunir ses ouvrages. Ils font un
ANONYME. 245
ocrlain effet par leur clarté et leur dimension; à première vue on pourrait les attribuer à Léonard Limosin (i).
Samaniêre. Sous l'influence del'école de Fontainebleau, il donne à ses figures l'élégance et les proportions sveltes qui caractérisent le style du Primalice. Son dessin est indécis et incorrect; une ignorance singulière des plus simples notions de la perspective lui permet, non de voir, mais de montrer en même temps le dessus de la tête et le dessous des fersd'un mêmeclieval (2), Il appliqtie cette excèssive naïveté à tout, aux proportions, aux édifices, aux distances. Le ton général de ses émaux, peintssur fond blanc, est clair; le bleu turquoise un peu verdâlre y domine.
3G^. — Concert. — Plaque en émaux de couleurs sur fond blanc, quelques détails dorés. — llauteur, 0,460; largeur , 0,415. — Tous les personnages portent le costume cZitXVP siècle.
Une dame, dont le front est orne d'un croissant, velue d'une robe bleu de ciel . occupe le premier rang; d'un groupe de femmes placé à droite de la composition. Elle est, ainsi que les autres, a.ssise sur le gazon et joue de lanuilare; près d'elle est une jeune femme en robe jaune, jouant de la (lùie ; deux sont en arrière, et l'une d'elles tient les yeux attachés sur un livre de musique; une quatrième, vers l'angle de droite, coiffée d une loque à plumes, joue d'un instrument posé sur ses genoux ; à gauche cl sur un plan différent, trois jeunes hommes sont représentés debout, l'un jouant du violon, l'autre d'iuie longue trompette, le troisième sonnant dans un cor; à leur gauche est un vieillard debout. Une rivière sépare le premier plan et les personnages décrits d'une autre composition circonscrite entre celte rivière et trois côtés de bâtiments refermant une cour verte, au centre de laquelle s'élève une fontaine à
(1) Ce rapprochement ne serait possible qu'avec les dernières productions de cet émailleur, avec le n° 2!\o du Musée par exemple.
(2) collection sanvagcot. Henry II à cheval, et une dame de la cour assise en croupe, grand médaillon ovale. Le roi est coiffé d'une toque couleur bleu clair , surmontée d'un panache de plumes; son costume est à l'antique; la femme qu'il tient en croupe a la coiffure du temps et une robe l)rune rehaussée d'or. Le cheval est blanc ; il se détache sur un fond de paysage animé par une chasse à courre; sur le devant, un chien blanc. Hauteur, 0,285; largeur, 0,200. Cette femme ne ressemble pas à Diane de Poitiers, et cependant il est probable que le peintre a \oulu la représenter. Dans son autre émail (Musée du Louvre, n" 362) , la ressemblance n'est pas plus heureuse, mais le croissant marque positivement l'intention de l'artiste.
deux rangs de cuvettes ; divers groupes y sont répartis : trois hommes sont représentés bêchant la terre, deux se tenant par les mains ; plus , en avant, une dame accompagnée de sa suivante et d'un gentilhomme ; un personnage vu de dos prés de la rivière et coiffé d'une toque à plumes, et un homme auprès de lui; en outre douze autres figures, dont deux sont placées aux portes et dix aux diverses fenêtres des bâtiments. Le contre-émail est incolore. — (Collection Durand , no 63/2324.)
Ce coatemporain , peut-être un élève infidèle de Pierre Raymond, n'a laissé à la postérité que les initiales de son nom, et elle n'en demanderait pas davantage, n'était ce besoin dont nous sommes tourmentés de porter la lumière dans toutes les questions obscures. Le temps nous aidera pour trouver ce nom. Nous savons déjà que cet émailleur travaillait de 1339 à lo4o, et nous pouvons l'apprécier d'après ses œuvres.
Sa manière. Il y a deux parts à faire dans les ouvrages de cet émailleur : une bonne et peu remplie, c'est le léger bagage de l'artiste; l'autre mauvaise et très fournie, c'est la lourde charge de l'industriel. La première marquant par une certaine originalité de composition et un goiit particulier dans la manière de colorier les grisailles en légers tons bleus, violets et jaunâtres, qui produit des effets harmonieux (1), et
(1) collection DHlier Petit, n° 135. Hanap, émail fond noir ; haw leur, 0^190 sur 0,110 d'ouverture, peinture grisaille représentant la prcdicalion de saint Jcan-Bapiiste. Dessin d'un beau style et belle exécution, signé CN sur un écusson placé au-dessous du dégorgeoir du vase; plus bas la date 1539, et sur ta base est inscrit en lettres d'or IEHAi\ WLIN (jui est probablement le nom de la personne pour laquelle celte pièce a été faite. Fort belle conservation. COllectiou crAbelin. Une mise eu croix. Trois hommes élèvent la croix sur laquelle le Christ est cloué ; un quatrième, coiffé d'un bonnet, est assis à droite sur le premier plan ; dans le fond une grande foule d'hommes armés de lances. Grisaille teintée ; effet dans le genre des ouvrages de Pénicaud le troisième. Hauteur, environ 0,090 ; largeur, 0,065. collection Albert necouibe. Le Jugement de Paris, le héros costumé en guerrier du XVI « siècle. Voici l'inscription : COMiVf ANT VENEVS PROMIT A PARIS LA PLVS BELLE DE GRESE ET LVI IVGA LA POME. En pendant : le Triomphe de Paris. Hauteur, 0,180 ; largeur, 0, 160, Dans ces détestables productions, l'orthographe va de pair avec le
c. N. lo3U. 247
se détache vigoureusement sur un email du plus beau noir. La seconde se distinguant par la négation de tout talent. Dans ces travaux hâtifs, l'émaiileur d(.'ssine durement à la pointe les contours grossiers de figures grotesques; il accentue ensuile en lumières blanches les muscles et les côtes de ses figures d'une manière aussi exagérée qu'elle est maladroite; "il met dans chaque œil, et à la même place, un point blanc qui donne à ses hommes et à ses animaux ua grand > apport de ressemblance en même temps qu'un air effrayé et effaré (1); enfin il appose sur ses arbres et sur les guirlandes de fleurs dont il accompagne ses arabesques, un vert froid rehaussé d'un pointillé blanc qui doit simuler le feuillage «t qui figure la neige. Ses arabesques dorées ne sont pas plus fines que ses arabesques en grisaille, et quand il emploie des couleurs pour les reliausseroupour en varier l'effet, elles n'y gagnent pas beaucoup.
363. — BÉRENGER, d'après Lucas de Leyde. — Plaque ovale en émaux de couleurs sur fond noir, détails dorés. — Hauteur, 0,205; largeur, 0,164.
Il çsl représenté à cheval, ayant le costume en usage à la fin du XV«
talent. J'ai vu aussi pi usinurs fois dans le comnieixe des salières du même émailleur; elles sont à six pans décorés des travaux d'Hercule. Le buste d'Hercule et celui de Déjanire occupent les extrémités supérieure et mférieure. Hauteur, 0,083; diamètre au pied, 0,100. Collection Carrand. Un colTret orné de douze plaques émaillées en camaïeu vert bleuâtre, qui représentent les douze travaux d'Hercule. Deux, d'entre elles ont été enlevées. Ce coffret a été acheté à la vente Debruge ; il portait le n° 762.
' J'ai vu, en outre, uns coupe de grande dimension. Dans l'intérieur, Loth et ses filles; on lit le nom de Loi sur le vêtement du père et la signature C N aux pieds de Tune des filles, qui est debout. Les figures sont grandes et rendues en grisailles légèrement teintées. A la partie extérieure, trois enfants dansent en tenant des torsades de feuillages wrts et des rinceaux d'or ; au-dessous du pied, une légende : Doceo facere. — Sur le couvercle, quatre bustes dans des médaillons, entre lesquels pendent dos bouquets, un mascaron et un cartel sur lequel est tracée, en noir, la date 15Z|5. Au revers intérieur, huit pensées en couleur sur fond noir. Diamètre, 0,156.
(1) iius^^e de nljon. Catalogue n° 82Zi. Josué à clieval. Cet émail a beaucouj) de rapport avec l'émail n" 365 du Musée du Louvre. Le cheval et Josué se ressemblent d'une façon véritablement bouffonne. Plaque Fonde, diainètre 0,200.
siècle. Le bonnet elle manteau sont de couleur bleue; le cheval est blanc et couvert d'une housse blanche décorée d'ornements arabesques tracés en noir. Cette housse est bordée et traversée par des bandes de couleur bleu turquoise. On lit sur le haut de la plaque, écrit en lettres d'or : BERENGIER. Le contre-émail est coloré de rouge.— (Donné au Muséeen novembre 1851. par M. le comte de Nieuwerkerke, directeur général des Musées, ML. n» 94.)
364. — Judas Macchabée, d'après Lucas de Leyde. — Plaque circidaire en émaux de couleurs sur fond noir, quelques détails dorés.— Diamètre ^ 0,210.
Il est représenté à cheval, revêtu d'une armure, la tête couverte d'un casque surmonté de plumes; un manteau esljelé sur son épaule. Sa main droite est armée d'une hache. On lit autour du médaillon ces mots, tracés en lettres d'or : JUDAS MACHABEUS, et sur le fond, la lettre F indiquant une suite. Le cheval, de couleur blanche, est couvert d'une housse à dessins arabesques rouges, sur laquelle sont figurés à l'arrière trois oiseaux. Au-dessus de la tète du cheval est un rameau vert. Le contreémail est incolore. — (Collection Durand, n» 64/2525.)
3G5. — JosuÉ, d'après Lucas de Leyde. — Plaque circulaire en émaux de couleurs sur fond noir j détails dorés. — Diamètre^ 0,210.
Il est représenté à cheval, revêtu d'une armure sur laquelle est jeté un manteau bleu. Sa main droite soutient une masse d'armes; l'autre est cachée par un bouclier sur lequel sont figurées deux croix. On lit ces mots, tracés circulairement en lettres d'or : lOSUE LE FOR, et la lettre D indiquant une suite. Le cheval est blanc, des plumes surmontent sa léte; une draperie est rattachée sur le poitrail par un mascaron, et sur l'arrière du cheval, un soleil rayonnant, disposé comme un caparaçon, rappelle le miracle attribué à la prière de Josué. Le contre-émail est incolore. — (Collection Durand, n^ 64/2526.)
366. — David, d'après Lucas de Leyde. — Plaque circulaire en émaux de couleurs sur fond noir, quelques détails dorés. — Diamètre, 0,210.
Il est représenté à cheval, revêtu d'une armure, la tête couverte d'un casque que surmonte une couronne ; ses pieds sont chaussés de bottes années d'éperons. Un sabre est à son côté, et une harpe est placée comme un attribut à l'arrière du cheval. On lit ces mots en lettres d'or, tracées circulairement: DAVID. ROX. IV, et dans le fond un E.Le cheval est de couleur blanche, couvert d'une housse ornée, à dessins arabesques ; des plumes surmontent sa tèle et un long gland retombe sur son poitrail. Le contre-émail est incolore.— (Collection Durand, no 64/2527.)
36 9". — Claude [V empereur) , d'après Lucas de
c. N. lo39. 249
Leyde. — Plaque circulaire en émaux de couleurs sur fond noir, détails dorés. — Diamètre, 0,210.
Il csl rcçréscnlé à clicval, revêtu d'une longue robe, la li-lc ceinte d'un bandeau, bes pieds sont chausses de bottes armées d'éperons. Sur «ou épaule gauche est posé un bouclier qui porte en écusson une aigle noire sur fond d'or. A son côté pend une longue épée , dont sa main gauche lient la poignée. On lit autour du médaillon ces mots, tracés en lettres d'or: I.uP. CLAl'DIUS. Le cheval, de couleur blanche, est couvert d'une riche housse, à dessins d'or, ornée au poitrail d'un écusson bleu, cl sur la croupe d'une couronne de feuillages. La bride est garnie de glands. Le contre-émail est incolore. — '('ollection Durand, n^ (54/2328.)
36^. — Divinités mythologiques. — Buire en (jrisaUle et émaux de couleurs sur fond noir. — Hauteur, 0,122; diamètre, 0,116.
La partie supérieure est décorée de quatre médaillons circulaires renfermant alternativement des tètes d hommes et de femmes. Des arabesques dorées les séparent. Sur le centre est représenté Jupiter porté par des nuages, monté sur un aigle et tenant la foudre. A droite est un génie portant sur sa tète une colombe. A gauche . un génie ailé élreignant un serpent. La pariie inférieure est ornée de masques supportant des guirlandes. Sur le bec du va?e est le monogramme r kj en lettres d'or. — fColleelion Durand, n" 2\/-2U-à.) ^ •'*
369. — ScÈKEs DE LA VIE DE MoïsE. — Salière de forme hexagone en émaux de couleurs, sur fond hlcu, rehaussés d'or, détails dorés. — Hauteur, 0,075.
(Collection Durand, u" -49/2502.)
369 lis. La descendance de sainte Anne. — Plaque en émaux de couleurs sur fond noir , détails dorés. — Hauteur, 0,305; largeur, 0,246.
Sur un riche trône, entre un dressoir et une colonnade, deux femmes sont assises sous des ridraux que des anges relèvent ; l'une, sainte Anne^ a la tète ceinte d'une couronne rayonnante d'or; ses cheveux sont nattés et pendants; l'autre, la sainte Vierge, est vêtue du costume qui lui est consacré; elles soutiennent l'Enfani-Jésus. Huit personiiages, hommes et remmes et six enfants, les entourent; ils représentent la postérité de sainte Anne. Discutable dans les ouvrages historiques les plus autorisés, il n'est pas étonnant si cette descendance prèle à la critique, quand elle est du fait d'un émailleur limousin ; on peut dire toutefois qu'elle se rapproche des données les plus générales. Des banderoles en émail blanc portent les noms de chaque personnage. Les voici, en commençant par
la aaiiche et en conservant l'orlhographe adoptée par l'émailleur :' JOSEPH— DALPEVS pour AlphiBus) — -.HCLEOPHE — SI- LEVIINEVR
— ILEIVSTE — SIVDE — SSIMON— S- JEHAN — -SJAQVES — 'M SALOME - ZEBEDE - CLEOPHAS — SALOMAS — JOACHIN. On
lit au bas, à gauche, sur un cartel émaillé en blanc : L.4. • LIGNEE • MADAME -SAINTE- ANNE- 1543. C N. Le contre-émail est incolore. — Acquisitions nouvelles. MN. N'^ 140.)
S^O. — Scènes de la vie d'Hercule. — Salière de forme hexagone en grisaille sur fond noir, quelques détails dorés. — Hauteur, 0,070; diamètre, 0,075.
Il est représenté : 1° enchaînant Cerbère ; 2o combattant le lion de Némée; 3" enlevant Déjanire; 4° portant le ciel sur ses épaules; 5» enlevant les deux colonnes; 6° prêt à mourir. Le dessus et le dessous sont décorés de têtes de guerriers posées de profil et encadrées d'ornements. — (Collée* tion Durand, n° 49/2500.)
39'!. — Salière en grisaille et émaux de couleurs sur fond noir.
La date iM5 est tracée en chiffres dorés sur un écusson; et sur le contre-émail noir on lit ces mots, écrits eu grandes lettres d'or : CONF
IN DOMINO. — (Collection Durand, no 2498.)
S^^. — Hercule au jardin des Hespérides. — Couvercle de coupe, grisaille sur fond noir, détails dorés. — Diamètre, 0,196.
Hercule , portant une petite massue , est représenté nu et vu de dos, près dos arbres couverts de fruits ; un de ses compagnons , placé en arrière de lui, tient un arc bandé; on le voit ailleurs prêt à frapper le gardien du jardin, renversé à ses pieds et se défendant à l'aide d'un bouclier ; ailleurs, poussant devant lui, aidé d'un compagnon, le gardien garrotté; ailleurs, cueillant des fruits. La comçosilion est entourée d'une frise d'ornements circulaires de couleur bleu pâle, rehaussée d'or. Dans l'intérieur sont disposés, entre des arabesques dorées, quatre médaillons où sont figurées, également en or, des têles d'hommes et de femmes, avec des inscriptions entourant chacune d'elles; ces inscriptions sont : ERCVLES SVIS APELE. — HELENE SVIS APELEE. - ERCVLES SVIS ISERE.
— ELENE SVIS APELEE LEN. Une couronne de feuillages en émaux verts entoure le décor, et une vignette dorée orne le bord. — (Ancienne collection , n» 4965.)
S 7 3. — Prédication sur le Pater. — Plaque en grisaille sur fond noir, quelques détails dorés*
Un moine parle du haut d'une chaire qu'entoure un groupe de femme» assises à terre ; deux hommes, l'un tête découverte et l'autre coiffé d'un
i»IEUllE COUHTOIS. loi'
cUapeaii. sont assis en a>ant et à part; leurs geslos et leur expression niart|utMil le douie et conlraslenl avec la pliysionyniic aliciilive et couvaincue (le deux hommes placés debout derrière eux . et fornianl le premier rauii, de nombreux auditeurs. Au haut de la eomposilion ou lit, en i;raiules lettres noires, ces mots : Donne nous auiourhm nosfre pain co- (idian, cl au-dessous de celle inscription on voit un petii tableau symbolique de ces paroles du Pater; ce sont trois petits pcrsonnaj^es peints eu grisaille sur fond d'or, deux hommes et une femme, assis autour d'une table et mangeant. On a voulu retrouver dans cette scène Pierre Viret prêchant devant Calvin et Théodore de Bèze. La ressemblance des personnages ne Justine que très imparfaitement cette interprétation. J'ai vu chczM. Strauss un émail en grisaille qui fait suite à celui-ci, et par le faire et par le caractère des inscriptions; il représente Jésus-Christ guérissant le possédé. On lit cette inscription en gros caractères : MAIS DELIVRE ÎNOl'S DU MALIN. AMEN.— Hauteur, 0,145; largeur, 0,125.— ^Collection Durand, n> 103/2617.)
3^4. — Hercule. — Médaillon circulaire en émaux de couleurs sur fondhleUf détailset inscriptions dorés, engagé dans la monture d'un vase en verre doré. — Diamètre, 0,038.
Tète de profil couronnée de lauriers. Le visage regarde à gauche ; la barbe taillée et courte et la chevelure sont de couleur blonde et rehaussée d'or. La robe est lilas. On lit cette inscription, disposée circulairemenl : HERCVLES lE SVIS APELE. Du côté opposé de la bouteille est un médaillon de même forme et placé au centre des mêmes ornements. Il est détruit presque à moitié. Sur la partie qui reste, on voit une femme nue assise sur un globe qui flolle sur les eaux ; son bras droit esl élevé en lair, et le gauche tient le bout d'une écharpe de couleur lilas qui devait former un arc au-dessus de la tète. Le fond est noir. Il ne reste de l'inscription que les dernières lettres INE. lE. Rien dans ces émaux, encastrés dans une bouteille de verre, ne diffère des émaux de Limoges et des plus ordinaires ; je ne sais pas m'cxpliquer l'association de ces produits de Venise et de Limoges.