JEAN LIMOSIN
leur, contrairement à la disposition de la scène qui orne la face, présenle un enlacomcMi! d'un large dessin cl en émaux varies de couleur, se détachant sur un for.d noir où sont semés de légers ornements d'or. Une tète. en camaïeu , dlioninic couronné de lauriers , occupe le centre et a pour encadrement un cartouche dont les enroulements s'étendent et se railachenl, par chaque extrémité, à deux grandes figures de femmes placées à droite et à gauche, et engagées p:ir les bras dans des arabesques qui lc.«! enveloppent comme une ceinture et les transforment, vers la base , en •ortes de termes. Deux lè:es, l'une dans le haut, surmontée d'un croissant, l'autre en bas. coiflée d'arabesques . se rattachent aux enlacements. Une guirlande de feuillages en traits d'or termine le décor. — (Ancienne collection, n^ 42, de la notice des émaux de la galerie d'Apollon, année 1820. u» C34.)
43S. — Bath-Sebah, femme d'Urie. — Bassin de forme ovale, en émaux de couleurs sur fond noir, avec emploi de paillons et rehauts d'or. — Longueur , 0,505; largeur, 0,380.
• Sur le soir il arriva que David se leva de dessus son lit, et comme ii se promenait sur la plate-forme de l'hôtel royal, il vit une femme qui s«lavait, et celte femme-là était fort belle à voir. » [Samuel, chap. xi.) Bath- Sebah, presque nue, occupe le centre de la composition. Elle est assisse sur le bord d'un bassin , et ses jambes trempent à demi dans l'eau. Elle porte vers son sein une légère draperie qui retombe de sa tète; une femme s'approche d'elle et lui présente des tablettes écrites ; trois autres femmes sont placées derrière elle, à droite, et la plus rapprochée arrange sa chevelure. Dans le fond à gauche , on voit à l'angle d'un balcon le roi David ayant une couronne sur la tète et un sceptre fleurdelisé dans la main gauche. Une vignette dorée entoure la composition. Le rebord est orné de deux masques de satyres, allcrnanl avec deux médaillons , où sont figurés en profil une femme et un guerrier ; quatre portions de frises relient entre eux ces motifs; elles .>^ont composées de termes ou de personnages grotesques qu'accompagnent de chaque côté des animaux fantastiques. Le revers est décoré d'un cartouche en grisaille, qui est orné de perles et de draperies rattachant deux mascarons à deux figures dont le torse se termine en feuillages ; un des deux mascarons a seul conservé ses tons de chair. Une couronne de feuillages en traits d'or. in!errompue par des liens, termine le décor. — (Collection Durand, n» 8/24i3.)
4341. — L'enlèvement d'Europe, composition gravée par Virgilius Solis. — Bassin, de forme ovale, en émaux de couleurs sur fond noir, avec emploi de paillons et rehauts d'or. — Longueur, 0,390; largeur, 0,300.
Deux femmes éplorées, dans des attitudes différentes, mais toutes deux à genoux, occupent le premier plan de la composition. Europe est représentée dans l'éloignement, emportée par un taureau blanc qui traverse à la nage un bras de mer; dans le fond s'élèvent les murs et les monuments d'une ville; sur la même prairie où sont posées les deux coni-
pagnes d'Europe, on aperroit deux taureaux de couleur fauve cl plus loin une habitation. Les principales couleurs employées pour les vèlemenls sont le bleu et l'amarante sur paillon. Le rebord est décoré d'ornements en couleur . où Ion dislingue des vases et des imitations de perles. Au centre du revers est peinte une tète de femme vue de profil ; sur les bords sont disposés des médaillons dans lesquels les figures sont tracées en traits noirs sur émail blanc; ils alternent avec des agrafes de perles et en sont séparés par des fleurons dorés. — (Collection Durand , no 9/24U.)
4Sd. — Apollon et les Sciences , d'aprèa Èlienne de Laune. — Salière à six pans , la hase et le faîte circulaires, en émaux de couleurs sur fond noir, avec emploi de paillons et rehauts d'or. — Hauteur, 0,0S0; diamètre, 0,12^.
Chacun des pans est décoré d'une petite figure debout, dont les pieds posent sur une console. Ces figures sont, d'après les titres assez bizarres des gravures d'Elienne de Laune : i° la Physique, sous les traits d'Apollon jouant de la lyre ; 2° la Rhétorique, jouant de la viole ; 3° la Musique, frappant des cymbales; i" la Dialectique, jouant d'une sorte de flûte ; 5" l'Astronomie, sôufilant dans une longue trompette ; Q'^ la Jurisprudence, jouant de la guitare. Des oiseaux, bigarrés de couleurs, rattachés à des rinceaux dores, forment la frise circulaire qui orne la base. La partie concave destinée à contenir le sel est décorée d'une lèlc de guerrier en buste. Un cercle de pierreries de diverses couleurs entoure le rebord. Le contre-émail noir est semé de petits ornements dorés. — (Collection Durand, ri» 49/2502.)
430. — Écuelle en émaux de couleurs sur fond noir, avec emploi de paillons et rehauts d'or, détails dorés. — Longueur, 0,140; largeur, 0,078.
Au fond, tète de femme vue de profil ; sur les bords, rosaces et oiseaux en paillons, ornements dorés; «m revers, même décor que sur les bords.
JOSEPH LIMOSÎN.
Ce peintre éinailleur marque ses émaux d'un J et d'un L, et on les a confondus avec ceux de Jean Limosin; il fallait une signature entière pour connaître son nom et distinguer sa manière. La collection du Louvre offre celle-ci : JnvpijU r^^^*ncfyi^::^r^ tracée en or sur une salière '^^>^"^^^^^^^^"^^^^' qu'il a souvent répétée, mais en la signant de son monogramme seule-