TOMBEAUX DE LA VALLÉE DE JOSAPHAT
fils de Joseph fils de. . ... ... à Joseph et à Eleazar fils de Haniak
. . de la famille de Hezir.
(D'après M. de Vogüé adoptant la correction de M. Renan à la seconde ligne).
Surmoulé en plâtre (1).
L'inscription est tracée sur l’architrave d’un tombeau d'ordre dorique creusé dans le flanc des rochers qui bordent la vallée de Josaphat : Les chrétiens de Jérusalem donnent à ce monument le nom de Tombeau de St-Jacques, et les musulmans l’ap— pellent Diouan Faraoun (2). — Don de M. de Saulcy (1870).
Cte de Vogüé, Inscriptions hébraiques de Jérusalem (Rec. arch. nouvelle série, IX, p. 200, pl. VII) — De Saulcy, Acad. des Inscr., C.R., 1865, p. 13. — Le même, Vog: en terre sainte, II, p. 169. — Le même, Inscription du tombeau de St-Jacques à Jérusalem (Rev. arch. nouvelle série, XI, p. 137.) — Renan, Mémoire sur les inscriptions de Kefr- Bereïm (Journal asiatique, déc. 1864, p. 539). — Cte de Vogüé, L'alphabet hébraïque et l'alphabet araméen (Rec. arch. nouvelle série, XI, p. 319).— De Saulcy, Réponse au nouveau mémoire de M le Cte de Vogüé sur l'inscription du tombeau dit de St-Jacques, (Ibid, p. 398). — C'e de Vogüé, Le Temple de Jérusalem, p. 45 et 130; pl. XXXVII. — Jacob Sapir, dans le journal hébreu le Libanon, 1865, p. 171 et 186. — Bonnetty, Ann. de philos. chrêét., t. LXVIII, p. 416. — Fr. Lenormant, Essai sur la propag. de l'alphabet phénicien, I, p. 260.
D’après M. de Saulcy, ce tombeau aurait reçu, en 255 avant 3.-C., le corps du grand prêtre Éléazar, après avoir servi de sépulture à son père Onias et aux frères de ce dernier, tous fils de Iaddous ; M. le Cte de Vogüé pense, au contraire, que l’hypogée de la famille sacerdotale des Beni-Hézir aurait été creusé vers l’époque de J.-C.
Longueur, 1,21. — Largeur, 0,24.
(1) Ce moulage, brisé à deux reprises par les habitants de Siloam, n’a pu être enlevé sans encombre qu'à la troisième tentative.
(2) M. de Saulcy a donné une description très-exacte (Voy. en Syrie et aut. de la mer Morte, II, p. 296 à 803, et Atlas, pl. XXXIX) de cette belle chambre sépulcrale. Voir aussi : Robinson, Biblical researches, I, 517, et D. Roberts, The holy land, I, pl. 5; Salzmann, Jérusalem, texte, p. 80; Atlas, I, pl. 68.
TOMBEAUX de la Vallée de Hinnom.
ST. — Frise dorique composée de huit métopes portant chacune un ornement différent (rosaces diversement combinées, petite rosace dans une guirlande, grappes de raisin flanquées de deux petits grapillons, guirlande et fleur, fleurons}. Ces métopes sont séparées les unes des autres par des triglyphes, ou mieux diglyphes, car ils ne comportent que deux baguettes et deux gouttes.
| | Surmoulé en plâtre.
Cette frise est placée au-dessus de la porte de la cave sépulcrale d’un tombeau connu des Latins sous le nom de Retraite des apôtres, et des Grecs sous celui de chapelle de saint Onuphre. La tradition veut que ce tombeau ait servi de refuge aux apôtres après l'arrestation du Christ au jardin des Oliviers. — Don de M. de Saulcy (1864).
Cassas, Voy. pittoresque de la Syrie, de la Phénicie et de la Palestine, pl. 38 et 39 (les dessins sont d'une inexactitude regrettable). — Canina, Archit. Egisiana, pl.139 (d’après Cassas). — De Saulcy, Voy. en Syrie et aut. de la mer Morte, Il, p. 314; atlas, pl. XLIV. — Salzmann, Jérusalem, texte, p.21 et 22; atlas, I, pl. 27 et 28.— Pierotti, Jeru— salem eæplored, pl. LX.
Longueur, 2,18. — Hauteur, 0,45.
BS. — Grande palmette composée de trois feuilles d’acanthe.
Surmoulé en plâtre.
Provient du plafond d'un tombeau de la vallée de Hinnom. — Don de M. de Sauley (1864).
Offre une grande analogie avee jes palmettes centrales des frontons du tombeau des Juges et du tombeau de Josaphat, et avec la palme de la frise du tombean des Rois.
Hauteur, 0,85. — Largeur, 0,80.
PLATEAU DE MASADA.
(QASR-SEBBEH.)
54. — Fragment d’une mosaïque composée de petits cubes noirs, avec le lit de mortier qui les maintient.
EN
Recueilli au Qasr-Sebbeh (plateau de Masada) (1), dans les ruines du palais d'Hérode. — Don de M. E. G. Rey (1860).
Hauteur, 0,09. — Largeur, 0,14.
S$5. — Fragment d’une mosaïque composée de cubes blancs, rouges et noirs dont la disposition forme une espèce d’enroulement.
Même provenance. — Don de M. E.-G. Rey (1860). Hauteur, 0,16.— Largeur, 0,83,
SG. — Fragment d'angle d’une corniche dont le bandeau est garni de denticules.
Stuc.
Recueilli par M. E.-G. Rey au Qasr-Sebbeh (plateau de Masada) dans les ruines du palais d’Hérode. — Don de M. de Saulcy (1870).
Hauteur, 0,18. — Largeur, 0,12.
57. — Scorie (agglomération de fer et de métaux fondus), provenant de l’incendie du palais d'Hérode.
Même provenance. — Don de M. de Saulcy (1870).
(1) Masada est situé à l'occident de la mer Morte. Voir : de Saulcy, Voy. en Syrie, Atlas, pl. XI (avec un relevé des ruines qui dominent le plateau). — E.-G. Rey, Voyage dans le Haouran et aux bords de la mer Morte, p. 288 et suiv. (les n° 54 et 55 sont signalés, p. 290: le n° 56, p, 291. Atlas, pl. XXVY et XXVI. — Tristram, The land of Israël, 2° édit. p. 505 et suivantes.
AÂRAQ-EL-EMYR.
88. — Base d’une demi-colonne engagée (brisée en ‘deux morceaux); on distingue de chaque côté les arêtes formant rainures. Elle se compose d’une baguette, un tore, un filet, une doucine renversée, et un fort listel
servant de plinthe; au-dessus de ces moulures court.
une décoration de palmettes très-fines ; le fût est cannelé. 11 tenait à un gros cube de pierre, terminé de l’autre côté par une seconde demi-colonne à chapiteau
différent.
Marbre blanc, qui a pris une teinte noire à l'extérieur.
Trouvée, le 8 novembre 1863, à l’intérieur du Qasr-el-Aâbed (Palais de l’esclave noir). — Don de M. de Saulcy (1864).
Hauteur, 0,30.