X; NOTICE HISTORIQUE
le nouvel établissement, désiré depuis si longtemps.
Parvenu au but de ses désirs, M. Fleuriau s'empressa de mettre en ordre ses chères peintures, et se mit à ôter des caisses qui les entouraient les tableaux que le maire avait été recueillir lui-même à Paris.
M. Fleuriau mourut quelque temps après, regretté de tous les artistes, au moment où il allait recevoir de nouveaux tableaux, que son impatience sollicitait et que l'administration municipale avait encore obtenus du Gouvernement.
Ce fut M. Élouis (1), son successeur, qui les reçut ; ou plutôt il fut les chercher , et les choisit lui-même dans les greniers du Louvre.
Ce dernier envoi était composé de trentecinq tableaux, parmi lesquels,se distinguaient deux Paul Véronèse, un Jésus-Christ donnant les clefs à saint Pierre ^ et une Judith, la même dont parle Dupaty dans ses Lettres sur V Italie (2) ; plusieurs tableaux de l'école alle-
(1) Élouis (Jean-Pierre-Henri), peintre de portraits, né à Caen au mois de janvier 1755, mort dans la même ville en ISAO.
(2 Lettre VII, datée de Gênes :
Voici le passage ; « Je sors des palais Brignolet, Seraet