‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 71 sur 583 · La bataille d'Àrbelles · texte numérisé non relu

La bataille d'Àrbelles

U. 4, 70. — L. 12, 65. - T. - Fig. de gr. nat.

« Darius était sur un char, Alexandre à cheval ; tous deux étaient environnés de gens d’élite. Chacun d’eux était résolu à mourir sous les yeux de son roi ; cependant, les plus exposés étaient ceux qui le serraient de plus près, car chacun briguait l’honneur de tuer le roi ennemi de sa main. Au reste, soit illusion, soit réalité, ceux qui étaient près d’Alexandre crurent avoir vu, un peu au-dessus de la tète de ce prince, un aigle voler paisiblement , sans être effrayé ni du bruit des armes ni des gémissements des mourants ; du moins, dans le fort de l’action, le devin Aristandre, revêtu de sa robe blanche et montrant une branche de laurier, montra-t-il cet oiseau aux soldats comme

BRUN (lk).

un augure infaillible de leur victoire. L’ardeur et la confiance la plus grande renaît alors; elle redoubla surtout quand le conducteur de Darius ayant été percé d’une javeline, ni Perses ni Macédoniens ne doutèrent que ce ne fût le roi lui-mème qui avait été

tué Ce n’était déjà plus un combat, mais une

boucherie, lorsque Darius tourna aussi son char pour prendre la fuite. » (Quinte-Curce , liv. iv.)

Gravi par Girard Audran en 1674 (Cote. imp.). — Filhol, t. 3, pl. 151.

Collection de Louis XIV. — Florent Lecomte (t. ni, p. 102) dit que Claude Audran travailla à l’ébauche de ce tableau. (Voir la note du numéro précédent.)

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