T. MANUSCRITS FUNÉRAIRES
Ces volumes , plus ou moins considérables , sont écrits sur papyrus ou papier d’Egypte.
On les trouve quelquefois dans les cercueils , et plus souvent sous les bandelettes même qui enveloppent la momie embaumée , entre les mains, sous le bras, ou entre les jambes, (voir M.67); souvent aussi ces manuscrits sont renfermés dans des statuettes de divinités, dont l’intérieur a été creusé pour leur servir d’étui ( voir U).
a. Manuscrits en écriture hiéroglyphique^
. ■ > .. '' T. I ~ Mahdacrit hiéroglyphique. Scènes reU^
, gieüses tableaux symboliques. Ce magnifique papyrus , d’ime étonnante conservation , et dont V les couleurs sont encore dans toute leur fraîcheur, se compose de textes' relatifs aux sujets . suivans ( à partir de la droite du spectateur ) :
1 i“. Un Egyptien nommé Amménèmes fait une libation et offre les parfumsau dieu Phré ( le Soleil ) , assis dans un ricbe naos ; ‘1
a". Le même personnage agenouillé , adresse une longue prière au dieu Phré-urœopfvote y et' à l’oiseau sacré d’0«m-5e/irto« ; U
SALLES FUNÉRAIRES. l45
3®. Ammefièmes priant huit des divinités qui président aux diverses demeures des âmes ;
4°. Le même personnage debout; devant lui, le vase héri symbole dü repos et de V équité ;
5°. Amménèmes , guidé par la déesse Thméi ( la justice et la vérité) , se présente devant le trône d’Osiris. Horus pèse ses actions dans la balance infernale, en présence du dieu Thôth qui prend la forme d’un cynocéphale tenant la palette d’hiérogrammate ;
6®. La bari mystique du dieu Bhré (le Soleil) à tête de scarabée, assisté des dieux Thôth à tête à! Ibis, et Héki son pilote, à la suite duquel est le défunt Atnménèmes. Le vaisseau navigue sur le caractère du ciel : au-dessbus le grand serpent Apophis , le Python égyptien, expirant et percé de glaives ;
y". Les quatre Génies des morts;
8°. Le disque du Soleil intellectuel adoré par les urnes pures , figurées par des oiseaux à tête et bras humains; la premièi'e en marche est celle du défunt Amménèmes ;
9 °. V âme de ce même personnage adorant Osiris- Ophiocéphale et trois de ses parèdres ;
lo®. AmménèmeseidovdLiW le disque du Soleil dans son vaisseau mystique;
1 1 *. La momie du défunt et les emblèmes des quatre régions habitées par les âmes ;
J 2 ®, Le défunt recevant les offrandes funéraires .
i3®. Anubis conduisant le dèi\m\ Amménèmes èi l’entrée de la demeure
1 46 COLLECTIOîT ^CypTIBXVE.
14®' 'Le défont eài>ptëfeenbe! d’Oaï^is'J'dévant le dieu , sont sea^iuRribnts ' spéciaux Kgvou|)és thyi se ^ \ 3 i pe(m de coupe t :
i 5 ®. .agenoqiillé j*adorant la lumière
première y y ers laquelle se dirigent les âmes ;
1 6?^ Le .défunt adorant l<?*,Géuips des.moctsà faee humaine. ; ‘1 ' , . ■
Ti Manuscrit niÉROGi.YPH!Quiî cofttenant'üht* suite de tableaux symboliques , èlixtis lesquels sont figurés les formes emblématiques et'les attributs de différentes divinités , et principalpment ceux des dieux Phré (le Soleil) et Osiris, Voici l’indication dçs sujets , en allant de droite à gauche : i®. un Egyptien nommé Amenhetn,.^ adresse une prière au dieu de la lumière venant du ciel , dont les yeux illuminent le monde matériel et dissipent les ténèbres de la nuit, etc.: dans le tableau qui suit cette prière , on a figuré
• des dmes et des hommes adorant un disque lumi- '■ neux; 2°. prière à Phré, dieu grand,' manifesté
'dans les deux firmamens , et symboles des deux formes de cette divinité; 3 ®. prière aux dieux ' Phré et Thôth : autre symbole de Phré; 4°. prière
* à la déesse Netphé, la grand’mère des dieux, pour qu’elle accorde à l’égyptien Amenhem , la
^ contemplation du disque de la lumière dans toute sa splendeur; le tableau représente la déesse Netphé, dont le corps couvert d’étoiles se recourbe comme pour circonscrire l’espace; c’est LE CIEL personnifié : le dieu SSou, l’une des formes de Knèph ou le Démiurge, placé entre l’Orient et \ Occident personnifiés sous l’apparence de deux femmes, élève, 'dans l’espace cir-
SALLES FC.NÉRAIBES.
conscrit par le ciel ( Nelplié ) , le vaisseau du Soleil, dont il semble ainsi déterminer le cours; 5®. prière à Osiris, seigneur delà région de stabilité. Les emblèmes de ce dieu, ainsi que Thôth ibiocéphale , sont renfermés dans un cercle formé par le serpent qui se mord la queue , emblème de l’éternité ; 6®, prière à toutes les divinités qui président aux régions habitées par les âmes , repré- , semées symboliquement dans le grand tableau suivant; 7°. à 10”. courtes invocations aux dieux Osiris, Nofré-Àtmou , et à la vache sacrée d’Hathôr.
T. 3 — Manuscrit hiérogltphiqub. Scènes religieuses et tableaux symboliques. Figures peintes en jaune. Une femme nommée Sérnouthis offrant une libation et une botte d’oignons au dieu Osiris. Les quatre Génies des morts et le serjjcnt mystique; les yeux du Soleil et de la Lune, et les gouvernails de leurs baris; divers anjmaux sacrés; Isis, sous la forme d’une urœus à tète de lion, et Nephthys, sous celle du même serpenta tête de vautour ; la déesse Thrnéi tenant un glaive et des animaux typhoniens.
4 — Manuscrit niÉRocLYPHiQUE. Scènes religieuses et tableaux symboliques. Une femme nommée Tadjôlankhons , agenouillée, présentant le vase Héri au dieu Osiris, sous la forme d’un ^rand serpent ailé, accompagné de la déesse de la justice, Thrnéi. La déesse de V Amenthès , Thoèris et le dieu du feu ; la grande âme du monde sous la forme d’un bélier; Typhon; les emblèmes de cinq réglons des âmes ; le dieu du feu; Anubis Lycomorphe ; les quatre gouvernails mystiques combinés avec l’uræus de la déesse
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l48 COLLECTION ÉGYPTIENNE.
, Sotian qualifiée, de bienfaitrice dans le ciel du Nord, du Midi'," de l’Orient et de l'Occident ; Vdme de Tadjôhanhhons , sous la forme d’une^prrvier à tête humaine , adorant la vache sacrée d’Hatbôr.
T. 5 — Minoscrit hiéroglyphique. Scènes religieuses et tableaux symboliques. Un personnage nommé Djukan - mouthis , qualifié de prêtre d'Amon.-Ra roi des dieux et du dieu Khons , hiérogrammate de Thèhes , adorant Osiris-Onnophris à face, noire , assisté à'Isis son épouse ; Anuhis, présente le défunt à Horus conduisant le grand serpent Apophis dont le corps se termine en tête de schacal ; huit gardiens du palais d’Osiris ; le serpent-amphisbène , emblème du temps, et le dieu Sèv (Saturne), renversé, et reconnaissable à la couleur verte de ses chairs; quatre homrnes^ noirs ( des impurs ou des profanes ) dans un bassin rempli d’un feu liquide , comme l’indiquent les légendes environnantes. -,
6 — Manuscrit hiéroglyphique colorié, entièrement formé de tableaux symboliques relatifs au système psychologique des Egyptiens. On y a représenté les divers états de l’âme , ainsi que les divinités qui président à ses transmigrations. Ce papyrus appartenait à la momie d’une femme nommée Thetchonsis .
rj — Manuscrit hiéroglyphique du même genre que le précédent : provient de la même momie que le n® 4*
8 — Manuscrit hiéroglyphique, contenant un , extrait des diverses parties du grand rituel funéraire, Intitulé Livre des Manifestations a la
Lumière. Ce papyrus^ orné de peintures coloriées avec beaucoup de soin, appartenait à la momie d’un grammate ou secrétaire de justice nommé Névoten.
La grande scène initiale représente ce magistrat , vêtu de blanc , suivi de sa mère Jmenhem-hèb , et de sa sœur Hnisannouh , faisant des offrandes au dieu Osiris, assis sur un trône dans un naos richement décoré. Le texte qui suit ce tableau religieux, est extrait de la première partie du rituel, et contient les prières relatives au transport de la momie du défunt dans l’hypogée de sa famille, cérémonie retracée avec détail dans la longue vignette placée au-dessus du texte. On voit au centre de cette composition la momie de Névoten, étendue sur le lit funèbre , placée dans une barque portée sur un traîneau que tirent quatre bœufs. La mère du défunt, Amenhem-hèb, les cheveux épars et la tunique souillée en signe de deuil, pleure sur la momie de son fils. Beux femmes, figurant les déesses ^ Nephthys et Isis, vêtues de rouge, veillent à la tête et aux pieds du mort. A côté de la barque funèbre est un prêtre d’Osiris, reconnaissable à la peau de pan^
- thère qui le couvre ainsi qu’à V encensoir et au vase à libation qu’il porte dans ses mains. Quatre hommes condùisent sur un second traineau un grand coffre noir, en forme de naos, renfermant les vases funéraires qui contiennent les viscères et les intestins du défunt , embaumés séparément ( voir S , n® 53 ). Le dieu Anubis à tête de schacal , prend
- possession de ce coffre funéraire que suivent immé- . diatement les parentes du mort , échevelées , vêtues
de tuniques souillées de cendre ou de poussière. A * la suite de cês femmes , qui se lamentent ,
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comme l’indique la position de leurs bras , viennent les parens ou les amis de Névotcn, en habit de deuil, et tenant un long bâton dans leurs mains. Dans la dernière partie de celte curieuse peinture, près d’un amas offrandes de divers genres , on remarque la mère du défunt disant le dernier adieu à la momie de son fils. Le prêtre d’Ostris accomplit les dernières céi’émonies sur la momie dressée devant l’entrée de \ hypogée , ou calacombe de sa famille. La porte en est ouverte , et le dessinateur a tracé au-dessous le i^>lan même de l’hypogée. Un long escalier conduit à une porte peinte en jaune, donnant entrée dans une première salle où se voient un autel et un fauteuil; une seconde porte conduit à un cabinet qui communique à la grande salle, dans laquelle est une estrade portant la momie du mort. Une galerie, parallèle à cette grande salle , renferme les coffrets et les offrandes funéraires.
Dans les quinze petites vignettes peintes qui suivent, on voit le défunt , vêtu de blanc , adorer succcsaivement \es génies des huit régions d Herrncs, les génies de l’Orient, les oiseaux sacrés Be.nnou et Ghenghen , Vesprit d'Jtmou sous la forme d’un bélier , le dieu Plitha dans son naos ; enfin divers animaux et emblèmes sacrés : les autres vignettes sont relatives aux divinités qui président à l’embaumement des corps. A,o~dessous dç chaque vigneltc est placé le texte qui s’y rapporte directement.
T, g — Manuscrit niÉnoGLïPHiQUK (suite du précédent). Le AéUint Névoten adore Osiris, suivi d’.^^nuhis et de ses parèdres ; il se presente ensuite comme suppliant dans le palais de la vérité, où
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sont les images des /|2 juges des morts. P^jis loin il adore Osiris dans un naos au milieu de VAmcnti; devant le dieu est la balance pour peser I 9 CQuduite des âmes, la plume' d’autruche , embltme de la justice, et 16 cerbère égyptien. Ce monstre, composé des formes combinées du crocodile, du lion et de X hippopotame , est couché près d’un bassin de feu. Le défunt Névoten admis dans le palais de la vérité , où est V Arche symbolique du Soleil. Il na- • vigue ensuite dans le «Waeebmpagné de sa femme Mouthem-hèb , dans un vaisseau à voile. Un autre tableau représente le défunt contemplant levaisseau sacré du dieu Phréi Le texte qiii suit immédiatement cette scène est relatif aux divinités qui président à la conservation des divers membres du corps humain. Une traduction d’un texte analogue a été publiée dans le second volume du Voyage de M. Cailliand à Méroé, La fin de ce beau manuscrit est détruite.
T. 9 — Manuscrit uiérogltphique extrait des trois parties du grand rituel funéraire , orné de peintures relatives aux. divers textes. On y remarque successivement, i“. Le défunt KjtowsouMosi,^ , prêtre d'Amtnon dans Oph, hiérogrammate du temple de la dqesse Mouthis-Bouto membre du collège des hiérogrammates de T hèbes , faisant une libation et offrant l'encens au dieu Phré- Atmou, seigneur du grand temple; à OsiRis Pethcmpmnenthès , surnommé Onnofris, modérateur des vivons; à grand’ mère divine, et à
Nephthys , déesse adclphe , comme portent les légendes hiéroglyphiques tracées au-dessus des personnages de la première scène; ' •
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Khonsoumosis, adorant les emblèmes de la demeure des morts ;
3ç. Le même persoriinage , labourant et coupant la moisson dans lés champs élysées , au milieu des âmes pures.
T. Il — Manuscrit hiéroglyphique ( suite du précédent ) ; 4®- Le défunt Khonsoumosis , suppliant à l’entrée de leur palais, dont les portes sont ouvertes , les quarante^dcux juges des âmes dans \' Amenti;
5^. Le même , présentant des offrandes de pains à huit des gardiens du palais d’Osiris, à têtes de rat et àHarceus alternées j
6°. Le même , adorant les quatre Génies des morts , précédés des attributs d'Osiris, le thyrse , la peau de panthère et la coupe.
7 °. Le même , arrivant au bassin mystique dè feu liquide^ sur les bords duquel sont quatre cynocéphales.
8". La dernière scène représente la momie dé Khonsoumosis . couchée sur le lit funèbre^ au-dessous duquel sont les quatre vases funéraires {y oit S). L’âme du défunt plane au-dessus du corps embaumé. Plus haut, les déesses Isis et Nephthys , devant une table chargée di offrandes funéraires. ,
T. 1 2 — Manuscrit hiéroglyphique (Portion d’un), contenant les derniers chapitres de la deuxième partie du grand rituel funéraire y et deux chapitres de la troisième. Ce papyrus, d’une très belle écriture et enrichi de peintures, appartenait à la niomie d’un prêtre d’Ammon dans Opit^ nommé Moursahor. La scène principale repré-
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sente le jugement de l’âme dans VArnenti (voir A , n® 871 ). La déesse Thmé ou Thméi (la vérité et la justice) tient le défunt Moursahor par Je bras. Au-dessus est la légende : Thméi , fille du Soleil, a dit : Approche-toi , Osiris [défunt) Moursahor, et contemple Osiris-Pethempamenthès, afin qu ’il t’accorde un repos bienfaisant. Les autres légendes ressemblent à celles déjà traduites dans la description du fragment de papyrus, A, 871. A la suite de la scène du jugement, sont les images des vingt-un gaiii>if.ns du palais d’Osiris. Plus loin, les deux Thâth (ou Hermès), V un hiéracocépha le , Y autre ibiocéphale , ouvrant les portes du ciel. et du monde matériel.
b. Manuscrits en écriture hiératique,
T. i3 — Manuscrit hiératique. Rituel funéraire à peu près complet , écrit par une très belle main , orné de tableaux et de vignettes dessinés en noir, aved une finesse et une pureté de trait admirables. Ce rouleau est de l’espèce de papyrus nommée royale, la plus précieuse de toutes; aussi est-il beaucoup moins foncé et a-t-il conservé plus de souplesse que les autres rouleaux découverts, jusqu’ici, dans les catacombes égyptiennes.
14 — Manuscrit hiératique , contenant les premiers chapitres de la deuxième partie du grand , rituel funéraire; ce papyrus accompagnait la momie d’un individu appelé Osorsi. Le nom propre n’a point été écrit dans plusieurs formules , - : où la place est restée vide. » . .
On:.
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T. i 5 -^Manuscrit hiébatique. Extrait des ü’ois parties du grand rituel funéraire. La scène initiale de ce papyrus représente un prêtre^ A {li-
mon , adorant le dieu Osiris à fa.cc /loirq.
l6 — Manuscrit hiératique (Portion d’un ). Les textes qui le composent sont des prières aux gardiens du palais d’Osiris, au dieu Sévek (Saturne), à Netphé (Rhéa), à Hatkôr, etc., en faveur d’une femme nommée Thaouaisis ^ qualifiée à.'Hath 6 r et de servante d’ Amon-Ra. Ce papyrus est de l’époque græco-romaine.
»7 — Manuscrit hiératique contenant une suite de prières extraites de la i'« et 2® partie du RITUEL FUNÉRAIRE. Lc mauuscrit commence par une peinture représentant une égyptienne nommée ThctI.homis , adorant Osiris , le seigneur de l’Orient et de l’Occident.
18 — Manuscrit hiératique, d’une très belle écriture, du même genre que le précédent. Il provient de la momie d’une femme nommée Hathôr- Isoëris , fille d’Isoëris. Les figures, entremêlées au texte , sont d’une mauvaise exécution.
19 — Manuscrit hiératique, d’une belle écriture , contenant aussi des extraits du rituel funéraire et des prières en faveur d’une femme nommée Thentmaht. Le tableau peint représente la défunte présentant des offrandes à Osiris et à sa divine sœur Nephthys.
20 — Manuscrit hiératique. Feuille de papyrus
contenant , presque complète , la prière des morts, intitulée ’V L^cno-Mah-Ouai , en faveur d’un nommé ^ prophète d’ Amon-Ra roi
des dieux y pretre de Rhons et de Bubastis. Une
SALLES FUNÉRAIRES. l 55
notice très détaillée de ce manuscrit a été publiée dans le second volume du V ojrage de M. Cailliaud à Méroé. Le titre de ce manuscrit se lisait au verso en écriture démotique.
T. 21 — .Mawusckit hiératique. de papyrus
ayant servi A'hypocéphale , contenant une supplication à OsiRis , ainsi qu’à toutes les divinités de VAmenthès , en faveur de Soter,^/.^ de Ba- PHOR , qui vécut quatre années entières , cinq mois et deux joursi Au verso est le nom de Ceirtjf en écriture grecque; on y remarque également la durée de la vie du défunt L. A. Mijva»»... Hfttfciç B et les mots vjro tii> Ktipet^ijy, qui indiquent la destination de ce ]>etit manuscrit. Ce Soter était membre de la famille græco-égyptienne de Cornélius Polllus , archonte de Tbèbes sous l’empereur Hadrien.
22 — Manuscrit hiératique. de papyrus contenant une grande portion de la prière pour les morts, intitulée Taschô-Mah—Ouai , en faveur d’un nommé Cornélius, fils d’Iséoeri ou Isédjer, de la même famille ihébaine que le précédent. Cette prière estime espèce de litanie dans laquelle sont invoqués , avec des qualifications variées, la plupart des dieux de l’Égypte. Ou a publié. une traduction d’un texte du même genre dans le second volume du Voyage a Méroé , par M. Fréd.
Cailliaud. Le verso de ce petit manuscrit en porte le titre en caractères hiératiques , ainsi que le nom propre du défunt Cornélius, en hiératique, en démotique et en grec^
23 — Manuscrit hiératique. Feuille àe papyrus contenant les premières formules de la prière
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pour les morts , intitulée Tascho-Mah-Cnau ^ par laquelle on supplie « Hathôr, déesse de la con- « trée occidentale, de faire prospérer le nom de « SoTER, fils de Baphor, le jour et la nuit; « d’assurer à ce défunt une place dans la demeure « céleste , afin que son nom germe dans le ciel « par le dieu PAré (le soleil ), et dans le monde « physique par le dieu Sèc ( Saturne ) ; de faire « enfin que ce nom soit agi'éable à Osiris , sei- « gneur de l’occident, et à toutes les puissances « de l’Amenthès , maintenant et à toujours. » Ce manuscrit, trouvé sur la même momie que le précédent , porte aussi au verso le titre hiératique et le nom de Ct/rt/p en caractères grecs.
IVota. Le local n’a point permis l’expositibn d’un très grand nombre d’autres manuscrits, soit égyptiens, et des trois sortes d’écriture, soit en langue et en écriture grecques.