Idem. La déesse Meréphtha -Hathob
à tête de lion, debout et coiffée des insignes par- j
ticullers à la déesse Hathôr, l’uiie des formes de Méréphtha.
A. 264 à 267 — Terre émaillée. Méréphtha assise sur un trône, dont les côtés sont ornés de serpens à jambes et bras humains , et travaillés à jour f^ Foir le n° A 269). La déesse tient dans ses mains un instrument encore inconnu.
268 — Idem. Ip déesse Méréphtha assise, nourrissant le jeune dieu Hohs-léontocéph^le.
26g — Idem. Divinité représentée sous la forme d’une couleuvre à jambes et bras humains ; l’un des enfansou l’un des parèdres de la déesse Méréphtha.
270 —7. Bronze couvert de détails et d’ornemens incrustés eu argent. Hathôr ou Athyr, X Aphrodite ou la Vénus céleste égyptienne, épouse du dieu Phtha. La coiffure, formée d’un vautour qui recouvre l'a longue chevelure de la déesse , nattée et entremêlée éXurœus y est surmontée d’une sorte de modius composé de douze autres serpens uræus disposés circulairement et qui supportent deux longues/7rt/mc^ combinées avec le disque du soleil et deux uræus coiffées du pschent. Ces insignes sont propres à la Vénus égyptienne. Epervier sacré du Soleil couvre la partie postérieure du corps de la déesse, autour duquel les ailes de l’oiseau sont deux fois repliées. Le nom d’fliathôr est inscrit sur la base de cette magnifique statuette. ^
27 1 — <■ Terre émaillée. La même déesse assise sur son trône.
272 à 274 ' — Bronze et albâtre calcaire. Hathôr, mère et nourrice divine. Les insignes delà déesse,
l6 COLLECTION ÉGYPTIENNE.
considérée sous cette attribution particulière , sont le disque combiné avec les cornes de vache. L’enfant auquel Hathôr présente le sein est le jeune Horus , fils d’Isis nt d’Osiris. La longue et épaisse chevelure tressée et nattée est encore un des caractères distinctifs de cette épouse de Phtha.
A, 2175 — - J 5 ro«ze. HATUÔR- 5 o«cqj^/e. La déesse à tête de vache, surmontée du disque et des plumes ou palmes.
2.76 — Iclem. 'RkT-B.ov.-Boitcéphale , nourrice , présentant le sein au dieu Phré ( le Soleil ) enfant.
277 à 278 — Bronze avec incrustations en or, Hathôr terrestre, la tête coiffée du vautour et surmontée d’un petit édifice dans lequel est ordinairement figuré un serpent uræus. C’est à cette forme de la déesse qu’était consacré le grand temple de Dendéra.
2.7g — Basalte. Partie supérieure d’une statuette d’HATHÔR terrestre à oreilles de vache.
280 — Pâte bleue et terre émaillée. Double tête symbolique d’HATHÔR terrestre à oreilles de vache. Sur les deux côtés de la coiffure est figuré le seeptre de la région inférieure.
281 et 282 — Doubles têtes d’HATHÔR terrestre à chevelure tressée et nattée; collier à plusieurs rangs , sur les deux côtés duquel deux uræus dressées.
283 à 286 — Pâte bleue et terre émaillée. Doubles têtes symboliques de la même divinité. Oreilles de vache , coiffure ordinaire surmontée d’une corniche décorée d’uræus et supportant jadis
le petit édifice symbolique. Collier richement décoré.
A . 287 — Terre émaillée et bois doré. Doubles têtes d’HATHÔR semblables aux précédentes , mais offrant l’édifice symbolique complet. Sur les deux côtés , deux femmes sont représentées de relief, nues et les bras élevés.
288 Terre émaillée . Double tête d’HATUoR coifijx du vautour sacré, dont les ailes recouvrent les j^rtics latérales de la coiffure en retombant. sur un jcollier à cinq rangs richement orné. Sur ^ corniche décorée A'urœus dressées s’élève X édifice symbolique , orné d’uræus et de tiges de lotus. La frise est occupée par le scarabée de Phtha, les ailes étendues.
289 — Bronze. Double tête d’HATHÔn terrestre portant Védifice symbolique : le collier repose sur un second édifice dans lequel est une image de la déesse sous son attribution de mère , caractérisée par le disque et les cornes de vache. Ce dernier édifice, espèce de petit naos repose sur un disque dans lequel on a figuré la vache sacrée, emblème à! Hathôrnourricière , au milieu de tigeSi de lotus épanouis. Des tiges de la même plante, SUT lesquelles se dressent les urœus , symboles de la domination des régions supérieures et inférieures , servent d’encadrement à cette composition , qui présente réunis la presque totalité des attributs et des emblèmes de la déesse.
289 bis — Fragment de papyrus. La déesse Ha- .THÔR , dominatrice de V Occident ou de V Amenda dont elle porte les emblèmes au-dessus de sa coiffure, tient dans scs bras son époux Phtha-
Soda - OsiRis à tête d’épervier. L’âme d’une femme , nommée Isoréis , adore ces deux divinités.
ago — Bronze. Le premier Thôth , ou Hermès Trismégiste , V Ancien Hermès , la ^science divine personnifiée. Ce dieu, représenté' avec une tête à'épervier , épanche l’eau d’un vase qu’il tient dans ses mains. C’est une allusion, soit au mélange que fit ce dieu de l’eau et de la matière primitive , pour en composer les formes c<|[porelles des êtres mondains , soit à sa fonction de purificateur des âmes. Le premier Thôth' est le ^ soleil du monde intellectuel.
agi — idem.L,ed\ea.Vn%iHiéracocéphale,TOÏàe l’hémisphère supérieur (le Soleil (Tu le dieu Hélios des Grecs), roi du monde physique, fils de Phtha et de ISeüh , nourrisson à'Hathôr {voir A 276), père des dieux de la seconde classe. On donnait à ce dieu une tête à’épervier, parce que cet oiseau fut l’emblème de la chaleur et de l’esprit vital. Phré n’est que la forme visible ÿAmon-Ra, manifesté dans le monde matériel.
Cette divinité, adorée dans ^oute l’Égypte, le ^ fut plus particulièrement dans la ville d’Héliopolis. Le dieu tient le sceptre et l’emblème de la vU ; sa tête est décorée du jiisque solaire combiné avec l’uræiis.
aga — Terre émaillée. Le dieu Phré , ^ le Soleil enfant, assis sur la fleur épanouie de lotus , et portant la main droite à sa bouche ; symbole du soleil levant. Sur le dos du jeune dieu est gravé un scarabée.
2 q 3 — Bois peint. Stèle représentant le' dieu
SALLE D£S DIEOX. ig
(Soleil) assis, tenatit dans ses mains les insignes de modérateur et d’incitateur universel. Le haut du tableau est occupé par les emblèmes du premier Thôlh et les yeux du Soleil, entourés par le caractère symbolique du Ciel; à droite et' à gauche de la scène sont les emblèmes de l’Orient et de l’Occident. Les légendes hiéroglyphiques nous apprennent que ce tableau représente un acte d’Adoration au dieu Phré, l’esprit vital du monde matériel, par un hiérogrammate , prêtre d’Amon-Ra , nommé Pêtoësis, lequel y est figuré offrant l’encens au dieu.
A. 294 — Stèle représentant comme la ' précédente, un Proscynérna, ou acte d’Adoration au dieu Phré , brillant de toute sa lumière , roi de l’hémisphère supérieur, dieu grand , seigneur du ciel, comme porte l’inscription hiéroglyphi-.. que contenant la prière ou hymne que le prêtre d'Ammon , VLOvamé Tethhhonsis, rtY>rcseu\é surla stèle , est censé chanter en s’accompagnant de la harpe.
295 •— Idem. Autre stèle offrant un acte d’Adoration au dieu Phré , esprit vital du monde , dieu grand, seigneur du ciel, chef du monde terrejtre, par une jeune femme, nommée Thmauéi, qui demande au dieu tous les biens purs désignés dans les trois dernières colonnes de l’inscription hiéroglyphique.
296 à 3 o 4 - — Terre ou porcelaine émaillée, émaux et diverses nuances A émaux. Figurines représratant
le dieu Phré.
A. 3o5 Or massif. Figuriue du même dieu , remarquable par la beauté et la finesse du travail.
305 bis — Argent massif. Le même dieu.
306 — Bronze. Phré Nicéphore. Le dieu Soleil tenant l’embèlme de la victoire.
307 — Bois peint. Stèle dont le petit tableau de droite i*eprésente le dieu Phré adoré par une Égyptienne nommée Thahso, fille du prêtre Pétaménoph. Dans la prière inscrite au-dessous des scènes peintes, le dieu Phré reçoit les titres d’esprit vital du monde , dieu grand, seigneur du ciel ,■ rayon de vérité manifesté dans le firmament.
308 — Fragment de papyrus. Le dieu Atmoü , forme du dieu (Soleil), dans V hémisphère inférieur du ciel, debout , la tête coiffée du pschent. Sur l’autel placé entre le dieu et la femme qui l’adore, est une couronne de fleurs.
3og — Bois peint. Le dieu Atmou, assis sur sou trône , et accordant la vie divine à une femme qui lui est présentée par le second Hermès, Thoth , à tête d’ibis.
3io — Idem. Stèle représentant les deux formes principales du soleil , Phré à droite , et Atmou à gauche, adorés par un prêtre à' Arnon-Ra , roi des dieùx , nommé Tétho. Les deux inscriptions renferment la généalogie de l’adorateur et les prières qu’il adresse aux deux divinités : le dieu Phré y est qualifié de dieu sauveur, illuminant le monde par sa splendeur , prenant son diadème dans la partie orientale du ciel , grande âme du monde matériel, etc. Le dieu Atmou y reçoit les titres de dieu régulateur, esprit vital du monde , âme divine qui illumine la région des âmes , etc., etc.
* SALLE DES DIETO. 21
A. 3ii — Fragment de cartonnage peint. Le dieu Phré , identifié avec le lotus , et paraissant naître de son calice.
3 1 2-3 1 3 — Fraffnent de papyrus. Forme mystique analogue à la précédente ; l’inscription en caractères hiératiques signifie (les lotus
saints) , manifestés dans les prairies du soleil ( la demeure des âmes purifiées).
314 — Bronze. ~Le dieu Mandou, Mandouri, ou Makdou-li, l’une des formes de Phré , l’Apollon cytharède égyptien, le dieu de l’harmonie et de la musique , fils de Neïth-Bouto la Latone égyptienne : cette divinité est particulièremefit caractérisée par me tête d’épervier supportant un disque , et deux longues plumes ou palmes.
315 à 3ig — Idem. Le dieu ^o'eu^-Atmou , fils de Phtha et de la déesse Méréphtha léontocéphale. Ses insignes caractéristiques sont une fleur de lotus épanouie, surmontée de deux longues palmes.
320 — Idem. Le même dieu debout, tenant l’ægide mystique de sa mère. Deux chats flanquent les palmes de sa coiffure.
321 à 3 26 — Serpentine , émail , porcelaine ou terre émaillée de diverses nuances. Images en pied de la même divinité.
3^7 — - Argent massif. Le même dieu.
328 à 33o — Terre émaillée. Le même dieu, les pieds posés sur des lions, animaux consacrés " à son père Phtha.
33 1 --Or massif. Le même dieu , d’un travail fort
T remarquable. ^
aa ' COLLECTION ÉGTPTIISfNE.
A. 33 a — Cartonnage peint.luti evBih\ème% gne» du même dieu. . <
333 — Bronze. Statue du dieu Hobs, nourrisson' de la déesse Méréphtha,- Cette. divinité léontocé'’ phale fut particulièrement adorée à Memphis.
334 à 336 — Terre émaillée. Le même dieu.
337 à 340 — Bronze. Iuouth, fils de Phtha et de Mérépktha-Héphœstobule , V Âsclepius ou Esculape des Égyptiens , l’inventeur de la philosophie et des sciences communiquées aux hommes. Le dieu est assis sur un trône ; sa coiffure est semblable à celle de Phtha son père; un livre ou •volume de papyrus est d^oyé sur ses genoux.
Deux de ces figures port^ft sur leurs bases le nom A’imoiilhy gravé en caractères hiéroglypliiques. u.t
340 his — Albâtre calcaire . Trône et portion d’une statuette représentant le dieu Imoulh. Les ornemens et décorations du trône sont sculptés avec une grande finesse.
341 — Bronze. Le second Thôth , deux fois grand , ou le deuxième Hehnès , incarnation de Thôth trismégiste sur la terre. Ce dieu est caractérisé par une tête de l’oiseau ibis , son symbole vivant.
342 à 873 — Émail, porcelaine et terres émaillées de diverses nuances. Figurines représentant le second Hermès. Thôth àréîre d’ibis, compagnon d’Osiris dans son incarnation sur la terre; l’instituteur de la religion , des lois et des scietaces de la nation égyptienne.
374-375 — T’erre e// 7 < 7 iVfcV. Le second Thôth , iitventeur des mesures. Cette attiibution du dieu est
SALLE DES DIEUK.
caractérisée paroles doigts humains de ses pieds , remplaces par ceux 'de la pale de l’ibis, oiseau sur le pas duquel on détermina certaines mesures égyptiennes ^e longueur.
A. 3 >j 5 bis — Fragment de papyrus. Le second Thôtu, ouvrant aux âmes les portes orientale et occidentale du monde.
376 ter — Idem. Le second Thôth , secrétaire rf’Of/mdans YJmenti^ écrivant sur une tablette le poids des actions des morts.
376 — Or massif. Figurine représentant Thôth à tête d’ibis , régulateur du cours de la lune , so<\s le nom d’OoH-TnÔTH. Ce dieu porte l’œil mystique dans ses mains.
377-378 — Terre émaillée. Le même dieu Ooh- Thôth ou Ioh-Thôth , la tête surmontée du disque et du croissant de la lune, et tenant l’œil mystique dans ses mains.
379 à 388 — Lapis. Figurines représentant le deuxième Hermès, analogues aux n<” 342 à 373 .
389 à 391 — Bronze. La déesse Thmé ou Smé (la justice et la -çérité personnifiées) , la Thémis égyptienne, fille du dieu Phré , assise , les bras et les mains enveloppées sous le vêtement qui recouvre le corps jusque sous la plante des pieds. Sa tête est surmontée d’une plume d’autruche, son insigne caractéristique.
892 à'Sgô — Lapis. Figurines représentant la même déesse , portées très probablement en amulette par les nombreux fonctionnaires de la magistrature égyptienne.
A. 397 — • Terre émaillée. La jnèuie déesse. Son insigne est en bronze doré.
3g8 — Idem. Partie supérieure d’une figurine en pied, représentant la déesse Thmé , la tête surmontée du disque de Phré son père.
Sgg — Peinture sur papyrus. Le dieu Sôou , fils de Phré y une des inearna tions de Knèph-Hercule dans le second ordre des dieux égyptiens. Son insigne caractéristique est la plume d’autruche , qui lui est commune avec sa sœur Thmé.
400 à 422 — Terre émaillée. Le dieu Sôou, la tête surmontée du disque lunaire , et élevant ses bras pour soutenir le ciel : c’est VHercule- Lunus.
423 — Or massif. Le même dieu, d’un travail exquis. Même attitude.
424 à 43o — Terre émaillée. La déesse Tafké à tête de lion , sœur jumelle de Sôou : ces deux divinités se donnant la main forment la constellation des Gémeaux dans le fameux zodiaque d’Esnè. Le n° ^ 3 o représente la déesse assise sur un trône et tenant le fouet mystique,
43 1 à 432 — Bronze. Tafné debout, portant le disque du dieu Phré son père.
433 — Calcaire blanc. Stèle en forme de naos sur la partie inférieure duquel sont sculptés et peints i®.ledieu Ammon-Horus {yoirXein^ JS layà i33); 2°. la déesse Ion ou la Lune debout sur un lion , et tenant un serpent et des fleurs de lotus; 3®. le dieu Onouris imberbe ( voir le u° A 238 ) , qui reçoit ici le nom de Rosch ou Roschpoü.
Cette dernière divinité porte la coiffure militaire
Diy,-.. loyiCôOgfc
SALLE DES DfEtTX.'
mt le devant de laquelle est une'-téte dé ^azelh hxee par un diadème, et tiént dans ses mains une .. iance et 4 embleme de la vie. Cés êtres mythiques sont adorés par un auditeur au palais de Justice nomme Thom, suivi de son fils SiXTiè Soua, et de ( toute sa famille, dont chaque membre, est représente, dans une attitude suppliante, sur les côtés et sur la face postérieure du monument.
A. /,33 — Calcaire blanc. Stèle représentant les . serpens mÿstiques de la Déesse Mbbé-Spkae.
^ déesse Sblb caractérisée
par sa coiffure surmontée d’un scorpion la queue dressee. La ville de Pselcis en Nubie fut c^sacree a cette divinité qui parait avoir été un des Paredres du second Thoth. ,
445 Bronze. Divinité encore inconnue, dont les attributs ne sont pas très distincts. -■
444 — Fraient de Papyrus. *Le dieu Sia ou Siv
' Saturne Egyptien , le dernier des
. dieux de la seconde classe , et le père de ceux de
la troisième A tète humaine surmontée de la
portion supérieure de la coiffure Pschent.
445 — J^em. Le même dieu à tète de crocodile animal embleme du temps, dans la doctrine svmbohqne. Sous cette forme le dieu SÈv prenait le
' Ws**^ Souebis par les
446. -- Bois. La déesse Netph^ ou NsTPHi, IW ’ des formes de Neith parmi les Dieux de la seconde classe; la Bhèa Egyptienne, épouse du dieu , Siv la mere d’ OfiriV, d'Isis, de Nepktys et de Jjpbon. La deesse agenouillée déploie ses lon-
a 6 couHcnoiï écmiEiyNE.
guet ailet. EUe porte constamment le titre de Grande génératrice des Dieux.
A. 447^449 — Terre émailtée. La déesse Oph (iVetpM considérée comme mère de Typhon ). Cette dirinité est %urée sous la forme d'un hippopotame . dressé , la tête couverte de la coiffiire ordinaire surmontée des insignes de la déesse Hathâr.
449 Figïirine de la même divinité.
450 ~ Pierre calcaire. Stèle sur laquelle est représentée la déesse Thaoeei, Thouérir, concubine d| Typhon ; autre incarnation, de la déesse
sous la forme d'un hippopotame dressé, la tête ornée du disque^ combiné avee des cornes de vache, et tenant dans ses pâtes antérieures un instrument indéterminé.
45 1 à 457 — Terre émaillée et serpentine. Images de la même divinité.
458 à 469 — Spath vert et terre émaillée. Thaoeais Lêentocéphale , à corps d’hippopotame combiné avec la tête du Kon.
460 à 46a — Bronze. O nnaphris ^ considéré
, comme dynaste et dominateur des régions supérieures , debout, barbu, enveloppé dans des bandelettes comme un corps embaumé , allusion à sa mort sur la terre ; la tête couverte de la t " portion de la coiffure pschent décorée de Vurœus royale. Le' dieu tient dans ses mains le fouet et le pédum , emblèmes de sa double faculté d’imprimer le mouvement aux choses et de le suspendre à sa volonté. Orfm , incarnation d’Araon-Ra dans le monde terrestre , et le type du Dionysus
le
te
it
es
us
;le
Ire
Ra
SUi
' 8AIXE DES DIEUX. &7
OU Jeune Bacchus des Grecs, était regardé comme fils de iSé«»( Saturne) et de iVe^A^(Bhéa) , né le i*'jonr Epagomène.
A. 46a bis — Fragment de papyrus. Osibis mortel embaume, couché sur le' lit funèbre. Son dme plane au-dessus de la momie.
463 — Bronze. Socab-Osiris ou Osiris-Socharis , Osiris identifié avec Phtha Socaris dont l’emblème spécial (les cornes) est combiné avec la coiffure flanquée de deux plumes d’autruche symboles de la justice, La base de cette belle statuette porte l’inscription hiéroglyphique suivante : Osiris, vivifiezHarsiaménétis, néedeTahorsé , fille de dame Phtahétis. ,
463 bis — Bois peint et doré. IjeàievL Socsa*Ostais, debout , la tête décorée de la coiffure de Phtha-
^ ’ Socharù.
• 4^4 à 4^9 — Bronze, Le même ^eu. I^’uue de ces figurines présente quatre urœus dressées sur les épaules du dieu et deux versja pointe des cornes.
470 à 484 — Idem. Oz\t.\%-Pethempeunentés , c’est-à-dire Osiris roi de V Amenthès ou Amcnti, la contrée occidentale , l’enfer égyptien , le lieu où la conduite des âmes sur la terre était examinée. Les plumes d'autruche placées sut les cétés de la coiffure du dieu rappellent sa qualité de juge suprême des morts. Sur la base du n° 4^4 «st gravée l’inscription : Osiris , Onnophris ou Sanophris ( l’auteur de tout bien ), vivifiez Petosiris yfils de Pethorus.
484 bis — ► Bois peint. Osibis , roi de V Amenthès , debout, la coiffure ornée du disque solaire.
a8 COLLECTION. ÉOYPTIE»NE.
A. 485 ~ Basalte. Pethempaméntës f àe-
bout , et d’un excellent travail. La base , et l’appui de cette statuette imitant la forme d’un obélisque , sont couverts d’inscriptions hiéroglyphiques contenant une invocation adressée au dieu par v le hiérogrammate Phtahétisy hls de Thiérogrammate Khonsousonb.
486 à 488 — Serpentine et bois doré. Le même dieu. .
4894 492 -T- Osiats identi&é avec le soleil .
49a bis — Argent. Le même dieu debout.
498 — Porcelaine émaillée. Osiris-Sarapis , présidant à l’inondation du fleuve. La tête du dieu est remplacée par les quatre corniches du nilomètre surmontées de la coiffure de Socar-Osirts.
494 à 5 oo Email et terre émaillée. Le même dieu sous la forme complète de nilomèlre portant la coiffure de Phtha-Socharis.
5 o« à 5 i 5 — Porcelaine ou terre émaillée. Osiais, seigneur de la région de Stabilité ^ sous la sim|>le forme de nUomètre , sans autres insignes dis-
• tinctifs.
5 16 à 5 aa — Cornaline, Le même dieu.
5 î »3 à 53 a — Lapis. Le même dieu.
533 à. — Verre bleu ou>pâte imitant le lapis.
- Le, même dieu. '
538 Bronze. Osiais identifié avec le soleil, assis
■ sur un trône.'
539 4543 — Roche, serpentine et albâtre. Osiris Pethempamentés , le juge des morts assis sur son trône. L’une de ces figurines est dorée.
SALLE DES DIEXJX. 2g
A. 5/|4 — ^rortze. Le dieu OsoRWÉrÔTH , une des nombreuses formes d’OsIris. La chevelure du dieu divisée en flocons réguliers, est. surmontée du pschent à la partie supérieure duquel sont Axées les plumes de la coiffure ordinaire d’Osiris. Deux lions debout flanquent la base de cette statuette.
544 bis — Cartonnage de toile /?e//ïL Osiris Hiéroh cocéphale^ dominateur des régions supérieures.
545 — Bronze. Le même dieu. Osibis , surnommé Néfôth ou Néferôth , debout , tenant le sceptre des dieux bienfaisans et l’emblème de la vie^ mêmes insignes que le précédent à l’exception des plumes d’autruche. lis poignets , le haut des bras et les jambes sont ornés de bracelets ou de périscélides en argent. — *La base ^ porte le nom du dieu en caractères hiéroglyphiques.
545 bis ’’’ — Granit rose. Groupe représentant les Dieux Néfôth , OsiRis et Harsiesi hiérocéphaîe.
546 à 547 — Idem. La même divinité : le nondiflu dieu Néfôth est inscrit sur la base du n® 547 -
548 et 549 — Bronze, Osibis, Ophiocéphale , sous forme humaine à tête de couleuvre. ( Voir le papyrus , R. n® 1 ).
55 0 — Idem. Divinité encore inconnue, caractérisée par une sort&de croix, Axée sur le haut
, de sa coiffure. • , •
55 1 à 553 — Terre émaillée et bois. Lâ déesse Isis, fille de Netphé , épouse d’OsiRis , Neïth incartnée pour organiser la société humaine. Le disque
3o COLLECTION ÉGYPTIENNE.
et les cornes de vache caractérisent la déesse dans son attribution de Mère divine.
A. 554-555 — J?ro/îre. Isis iVoumce, présentant le
sein à son fils Horas.
556 — - Spath -vert, La même déesse allaitant Honis ; d’un travail très fini. Les yeux et les insignes de la coiffure étaient rapportés en métal.
556 bis. — Argent. La même déesse.
55y à 55g — Serpentine. La même déesse.
56o à 565 — Porcelaine et terre émaillée de diverses nuances. Isis , allaitant son fils Horus.
566 — Basalte vert. Groupe semblable. Sur la partie postérieure du trône est gravée , en très beaux hiéroglyphes , une courte prière adressée à la déesse Isis. Mère divine, par un nommé jiménétisp fils de Thanoub.
566 his. — Or massif. Figurine représentant la même déesse , distinguée par l’admirable finesse du travail.
5^ à 56g — Bois doré. La même divinité.
Syo à 588 — Bronze, serpentine et terre émaillée. La même déesse.
58g — Bronze. Isis Ptérophore. La déesse debout, la tête ornée du vautour et des autres insignes de Mère divine , étend de longues ailes attachées
'■ sous les bras et prenant naissance aux épaules. Sur la base est gravée, l’inscription hiéroglyphique ; € Déesse Isis, vivifiez Imouth, fils de Horbès. »
5go — Idem. Statuette semblable à la précédente. Les ailes prennent ici naissance au corps d’un vautour', gravé sur les reins de la déesse.
sAtLS Dcs mm.
A. 5^1 TerrestreetffinedeVÂmen-
thès, ou Isù InfemaU^ caractérisée par ie trène qui surmonte 44 .çqiCCmqe, ^
5 go à 604 — Terre émaillée f porcelaine et lapis. Figurines représentant la même déesse et aons les mêmes attributions.
6 o 5 à 619 — Terres émaillées et porcelaines de 'diverses nuances, La déesse Isis Terrestre ^ nour-
• rissint son fils Horus. Le n® 610 est une porcelaine remarquable par la finesse et la beauté du travail. * ’
6a O — Bois peint. Isis veuve y agenouillée et pleurant la mort d’Orzm son frère et son époux.
621 à 623 Cartonnage peint et terre émaillée. La même déesse.
6 a 3 à 65 l — Porcelaine et terre émaillée de di.verses nuances. La déesse Nepetts^ sœur d’Osiris et d’Isis, fille de Netphé et de Sèv, mère éCArmhis y et nourrice élHxrrks. La corbeille et l’espèce 4’édifice qui surmontent sa coiffure expriment son vrai nom égyptien Nèv-ty,
65 s -653 — Lapis & verre imitant le itqtis. La même déesse.
654 — Bois pdnt. La déesse Nepstts, déplorant
la monde son frère Osiris, v
655 à 667 Terre émaillée et porcelaine, bit, et
•B sœur Nbpexys , donnant la main à Hoaus enfant , leur fils et nourrisson. . - •
668 — Bois. Hoatrs BEriuf. Ce jeune dieu; fils d’Isis et d’Osiris , esS représenté debout, la tête couverte d’une sorte de calotte ou casque en
3 a COLLECI|OM ÉGTPTIENrfE,
métal; avec une «poignée imitant ia iionne d’un «j flocon de cheveüx tressés. ,
A. 668 bis — . Basalte -vert. lie même dieu. '
669 ' — Terre émaitlee. yLdv.'Oi 'enfant , accroupi. L’uræus de la 'coiffure était en métal rapporté.
67® I^ 6 m. Horüs enfant, assis.
67* ~ Bronze, Le même dieu.
^7* — îiie'rh. enfant, assis. Le casque et.
^ Je collier de cette statuette remarquable étaient rapportés ; les paupières sont incrustées en lapis. < ,
673 à 681 Terre émtùllee, lapis , bronze et serpentine. Horüs- Harpocbate , c’est-à-dire le dieu Horus , fils d’Osiris , considéré comme une incarnation du dieu Khons, le premier Harpo-
“ crate. Cette forme d’Horus esir''’caractérisée par ‘l’index de la inain gauebe portée sur les lèvres.
682 à 685 — jffroflfce.' Hoeus^Harpocrate, assis.
685 bis — Grès, Statuette représentai^t le méihe
~ dieu assis. . ... ; .. . r
686-687 — Bronze. Horus , dominateur des régions supérieures et inférieures , coiffé du pschent , le vase heri suspendu au cou. L’une de ces statuettes porte ce dernier ornement incrusté en or.
688 à 694 — Bronze , serpentine et terre émaillée.
•^Horus-Harpocrate; dominateur des régions supérieures et inférieures.
695 — Bronze.. Horüs Barpoerz^te de travail roumain. ^ ^ ^ ^ ,
696 à 700 — Serpentine , pierre ollaire, calcaire
Digilized by Googli
émaillé. Cippes représentant en relief le dieu Horus , identifié avec le grand Pan et avec Hercule-Démiurge , le vainqueur de Typhon , dont il tient dans ses mains les animaux symboliques, les couleuvres , les scorpions , le lion et Voryx ou chèvre du désert. Le dieu foule aux pieds deux crocodiles et un grand serpent ( n” 697 ) , qui parait être Jpophis , l’ennemi des dieux, forme primordiale de Typhon parmi les dieux du deuxième orilre. La partie postérieure de ces cippes , chargée d’inscriptions liiéroglyphiques , IJortc une invocation au dieu Horus , qu’on y qualifie de dieu sauveur , fils d’un dieu sauveur , Taureau , fils de Taureau enfanté par une déesse , Horus , manifesté par Osiris , né d’isis , etc. •
A. 701 à 720 — Serpentine, spath vert et lapis, Horus Hiéracocéphale, forme du dieu considéré*, soit comme vainqueur de Typhon, soit comme parèdre de son pèreOsirls dansl’Amenthès, où il procède à l’examen de la conduite des âmes sur la terre.
721 à 74 1 — Porcelaine et terre émaillée. Uorus ou Harsilsi {^Horus , fils d’isis), à tète d’épervier, coiffe du pschent symbole de la domination du dieu sur les contrées d’en haut et d’en bas. Sous cette forme Horus est V Apollon égyptien.
742 — Bronze. Horus ou Harsiési , combattant Typhon.
743 à 746 — Idem. Le dieu Horammon, c’est-àdire Horus, fils d’Oj/r/r et d’/«V, le dernier né dans la ligne directe des dieux terrestres, identifié avec Amon-Ra .le père et le roi de tous les dieux
34 COLLECTION ÉGYPnENîTC.
célestes. Cette forme symbolique d’Honis termine le cercle entier des émanations divines et se réunit à Ammon , l’étre premier qui en est et le point de départ, et l’unique foyer de ces émanations.
A. 747 à ySo. — Bubastis, sœur aînée d’Horus, la plus jeune des déesses, incarnation de la grande déesse Méréphtha sur la terre. Cette divinité , à tête de chatte, est revêtue d’une tunique fermée au cou, à manches courtes, et qui paraît être brodée en bandes verticales : elle tient dans sa main droite un sistre, et dans la gauche l’aegide ornée , soit de la tête àe Méréphtha Léon’tocéphale, soit de la tête d’/w, sa mère. Bubastis est le type de V Artémise des Grecs, la Diane des Latins sous toutes ses attributions.
75 1 à 765 — Porcelaine , terre émaillée et serpentine. Le dieu Anübis , fils d'Osiris et de Nephtys , compagnon fidèle d’7«> veuve. Ce dieu, caractérisé par sa tête de schacal, veilla à la conservation du corps d’Osiris son père ; il présidait à l’art de l’embaumement, et, de concert avec son frère Honis, il pesait la conduite, des âmes dans la balance de VAmenthès ou enfer égyptien.
765 his. Fragment de papyrus. Le dieu Anubis déposant une momie sur le lit funèbre.
766 — Terre émaillée. Anubis debout, tenant un nilomètre.
766 bis. — Cartonnage de toile, offrant deux formes particulières du dieu Anubis.
766 ter. — Peinture sur bois. Stèle dont la scène
SALLE DES DIEOX. 35
médiale représente le dieu Ahübis Psychopompe ( conducteur des âmes ) , introduisant auprès d’Osirisetde sa famille \^-a\&à^wRhiérogrammale A' Artimon ^ nommé Harsiési , fils de Schesschonk.
A. 767 à 770 — Bois peint. Ces figurines paraissent représenter Typhon , fils de Sèv ( Saturne ) et de Netphé (Rhéa), frère d’Osiris, d’Isis et de Nephtys qui devint son épouse. Typhon , nommé Babt , Bébon et Seth , en langue égyptienne, était une incarnation de l’ancien Apophis y ennemi des dieux , et fut considéré conune le principe des maux qui désolent la terre.
Meurtrier de son frère Osiris , il fut vaincu et chassé de la terre d’Égypte par son neveu Uorus y auquel cet exploit valut le titre de vengeai' de son père.
771 à 776 — Terre émaillée. Diverses figurines représentant Ttphon. Elles diffèrent essentiellement de Chons ou Djom ( Hercule Démiurge , A , n“* 8 à 3 a ) , par l’absence totale des plumes ou palmes qui surmontent la coiffure de ce dernier. Typhon parait aussi couvert de la peau du lion , comme V Hercule égyptien.
777 — Bronze. Le même dieu debout, barbu et entièrement nu-
778 — Terre cm mf/ée. Figure d’un patœque k tête de lion. Peut-être une forme de Typhon.
779 à 785 — Terre et porcelaine émaillée. La déèsse Omt, sons la forme d’un hippopotame dressé. C’est la constellation de la Grande-Ourse dite le Chien de Typhon, et le Cerbère de l'enfer égyptien.
786 à 79$ — Terre émaillée en vert, bleu, rouge
et jaune. Fip^rines en forme de corps einbanmé, h face humaine, représentant Amset, Hapi, SoumautfeX. Kebhsniv , génies enfans d’Osiris, et qui présidaient à rembaumemcnt des morts.
A, 178637(^7 — Terre émaillée et peinture sur car tonnage de toile. Les mêmes dieux avec leurs têtes caractéristiques : Amskt à tête humaine , Hapi à tête de cynocéphale , Soümaütf h tête de schacal, et Kebhsniv à tête d’épervier, tenant dans leurs mains une longue bandelette, symbole de leurs attributions spéciales.
798 a 817 — Baume, cire dorée, et bois. Figurines représentant les quatre génies des morts sous la forme de momies à têtes symboliques.
818 à 83 1 — Terre émaillée de diverses couleurs et dre. Le dieu Amset, le premier génie des morts.
832 à 840 — Terre émaillée , et pierre calcaire peinte. Le dieu Hapi, le second génie des morts.
841 à 849. — Terre émaillée. Le dieu Soumaütf, troisième génie des morts.
85 o à 869. — Cire, terre émaillée, verre de couleur, et calcaire blanc peint. Le dieu Kebhsniv, quatrième génie des morts.
870 — Fragment de papyrus. Les quarante-deux génies qui font les fonctions de juges des âmes dans le palais é^Osiris , sous la présidence de la déesse Rhmei (la vérité ou \si justice^, dont ils portent Temblèrae caractéristique au-dessus <k; leur coiffure.
871 — Idem, Scène du jugement d’une ame , dans VAmenti ou enfer égyptien. L’àme d’un défunt , nommé Taho , prêtre d’Ammon à
Thèbes , est représentée , sous des formes corporelles , entre les deux déesses Vérité et Justice , qu’elle invoque ; Horus et son frère Anubis , pèsent les actions du mort , symboliquement caractérisées dans les bassins de la balance infernale , auprès de laquelle est assis le Cerbère égyptien. Le dieu Thoth inscrit le poids des actions de l’âme sur sa palette , qu’il présente au dieu Osiris , le juge suprême, assis sur un trône dans un naos. Devant le dieu est un lotus , symbole du monde matériel, sur lequel posent les images des quatre génies de XAmenti , enfans d’Osiris, Amset , Hapi , Soumautf el Kehhsniv. L’inscription hiéroglyphique commençant audessus de la tête du dieu Thoth signihe : « Voici « ce que dit le second ( ou double ) Thoth , seigneur « de Schmouin ( Hermopolis ) , secrétaire de jus- « ùce des autres dieux grands : Je viens vers toi, « 6 Osiris , seigneur etc. , et je conduis à toi « VOsirien ( le défunt ) , prêtre dê A mmon dans « Oph , Taho , fils de la dame de maison Taker- 'I Hib , lequel s’est constamment réjoui dans la Il vérité et dans la justice. »
COLUCCnOIT ÉGYPTIENfrE.