QUATRIEME SALLE
1436. Combat de la frégate française TEmbuscade
contre la frégate anglaise le Boston. — 30 juillet 1793.
Par M. Th. GUDIN. — H. 0,7ft. — L. 1,09.
La frégate fEmbiLScade, commBXidée parle capitaine Bompard, avait été expédiée de Rochefort pour transporter le premier ambassadeur chargé de représenter la république française auprès du gouvernement des Etats-Unis. Vers la fin de juillet 1793 le capitaine Bompard se trouvait dans le port de New-York, attendant les instructions et les dépêches de l'ambassadeur pour retourner en France. La frégate le Boston, commandée par le capitaine Gourtenay, épiait la sortie de la frégate française; mais celle-ci ne paraissait pas faire de préparatifs pour mettre à la voile. Le capitaine de Courtenay adressa au capitaine Bompard un cartel dans lequel il proposait un combat singulier entre le Boston et V Embuscade. Bompard accepta le défi du capitaine anglais. Il se hâta de sortir du port, se mit à la recherche du Boston, et le 30 juillet, à cinq heures du matin, il le rejoignit en arborant le signal convenu pour se faire reconnaître. En ce moment les hauteurs voisines de la côte étaient couvertes de spectateurs, et quantité de citoyens de New-York, montés sur des bâtiments légers et môme sur de frêles embarcations, avaient suivi VEmhuscade pour observer de plus près ce duel étrange. L'action se prolongea pendant deux heures avec le plus grand acharnement ; mais la victoire, si vivement disputée, demeura au pavillon français. Le Boston, en partie démâté et désemparé de presque toutes ses voiles, ayant eu son capitaine tué et tous ses oflaciers blessés, prit la fuite, et, escortée de la petite flottille de curieux qui était sortie sur ses traces, VEmbuscade rentra dans le port aux acclamations des habitants de la ville et de la campagne, accourus de toutes parts pour le féliciter de sa victoire.
1437. Combat de la frégate française la Bayonnaise
contre la frégate anglaise rEmbuscade. — ■ 14 décembre 1798.
Par Crépin. — H. 2,46. — L. 3,40.
La frégate la Bayonnaise, commandée par le lieutenant de vaisseau Richer, venait de Cayenne le 14 décembre 1798, et n'était plus qu'à trente-cinq ou quarante lieues de Rochefort, lorsqu'elle fut attaquée par la frégate anglaise VEmbuscade. On combattit
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quelque temps bord à bord, ensuite à douze toises de distance. Le feu devint terrible et dura cinq heures sans être décisif. La position de sa frégate au vent de 1 ennemi décida le commandant français à tenter l'abordage. Dans le choc des deux bâtiments, le beaupré de la Bayonnaise se brise et tombe à la mer, ainsi que le mât d'artimon de l'Embuscade. Le contre-coup sépare les deux vaisseaux. Richer saisit l'occasion et lâche dans le travers de son adversaire quatre coups de canon qui balayent sa batterie et lui mettent trente ou quarante hommes hors de combat. Au môme instant les marins français sautent à bord de l'ennemi, et les Anglais, débusqués de leurs gaillards d'arrière et d'avant, sont forcés de se rendre.
Ce tableau, exposé au Salon de 1801, était un prix d*eacouragement accordé & l*artiste.
1438. Arrivée en France du général Bonaparte à son
retour de la campagne d'Egypte. — 9 octo^ Ire 1799.
Par M. Louis Meter en 1843. — H. 2,70. — L. 3,80*
A la pointe du jour, les frégates le Muiron et la Carrère, les chebecks la Revanche et la FortuTie, sous les ordres du contreamiral Ganlheaume, vinrent mouiller dans le golfe deFréjus. En apprenant que le général Bonaparte était mouillé sur la côte, tous les habitants de Fréjus accoururent, et en un instant la mer fut couverte d'embarcations. « Une multitude, ivre d'enthousiasme et de curiosité, envahitles vaisseaux, et violant toutes leslois sanitaires, communiqua avec les nouveaux arrivés. Tous demandaient Bonaparte, tous voulaient le voir. Le général fut dispensé de là quarantaine, car il aurait fallu condamner à la môme précaution toute la population qui avait déjà communiqué avec les équipages; Aussitôt Bonaparte descendit à terre, et le jour môme il monta en voiture pour se rendre à Paris. » (Histoire de la Révolution française, par M. Thiers.)
Ce tableau a été exposé au Salon de 1843.
1439. Combat naval devant Cadko. — 13 juilIetlSOl.
Par Gilbert. — H. 0,74. — L. 1,15.
Le vaisseau le Formidable y commandé par le capitaine Troude, se rendait â Cadix lorsqu'il se trouva, le 13 juillet, à la pointe du jour, en présence de trois vaisseaux anglais, le César, le Spencer, le Vénérable^ et de la frégate anglaise là Tamise, faisant partie de l'escadre de [l'amiral Saumarez. Par une habile ma-
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nœuvre et un feu soutenu, le Formidable réduisit Tun des vaisseaux ennemis et força les autres à le laisser entrer à Cadix.
Ce tableaa a été exposé au Salon de 1S5S .
1440. Capitulation obtenue par V adjudant-comman-
dant Binot, àPondichéryy — 11 sept. 1803.
Par M. Hipp. Bellangê en 1854. — H. 0,7A. — L. 1,15.
Le général Binot, alors adjudant-commandant, avait pris possession, au nom de la France, de la ville de Pondichéry, où il s'était établi avec deux cents hommes de la 102® demi-brigade, attendant r escadre du contre-amiral Linois, qui devait Tappuyer, mais qui dans Tintervalle avait reçu contre ordre. Bientôt cerné dans rhôtel de la Monnaie, où il s'était fortifié , par huit cents Anglais qui s'élevèrent successivement au nombre de quinze cents, il obtint, par une défense énergique et à la suite d'une seconde sommation, de retourner en France sans conditions et avec les honneurs de la guerre.
Le tableau représente Pa^judant-commandant Binot quittant l'hôteldela Mon" naie à la tête de sa petite garnison et défilant deTant l'armée anglaise, qui lui rend les honneurs dus à son héroïque résistance.
1441. La frégate française la Poursuivante force l'en-
trée dupertuis d'Antioche. — 2 mai 1804.
Par M. Th. Gudin en 1842, — H. 0,74. — L. 0,64.
Le commandant Wuillaumez avait reçu du ministre Decrès l'ordre de faire sortir de la Gironde la frégate la Poursuivante, et de la conduire à Rochefort. Un vaisseau de ligne anglais était à l'ancre à une assez grande distance au large de la pointe nord-ouest de l'île d'Oléron. Le vaisseau anglais , apercevant la Poursuivante qui franchit l'embouchure du fleuve, appareille mais trop tard. Par une habile mantBuvre elle lui gagne le vent , essuie son feu à petite distance, et en ripostant lui fait dans son gréement des avaries qui l'empochent de virer de bord en même temps que la frégate. Celle-ci, débarrassée de son formidable adversaire^ donne dans le pertuis et se dirige à pleine voile vers la rade de Rochefort.
1442. Prise de la corvette anglaise le Tîmiejo par utie
section delà flottille impériale. — 8 mat 1804.
Par M. Th. 6U01R. — H. 0,70. -*L. 0,61.
Utie section de canonnières coitimandée par le lieutenant dé vaisseau TouftneiU'^ Qui ise rendait à Lorient, fut rencontrée en
mer, le 8 mai 1804, par une forte corvette, le VimiejOy et un lougre anglais. Le combat se soutint longtemps avec acharnement. Ecrasés par les boulets et la mitraille que vomissaient les canons de vingt-quatre des canonnières, la corvette et le lougre prirent le large en forçant dévoiles. Le commandant des canonnières donna ordre de les poursuivre, et les ayant atteints il les contraignit à amener leur pavillon.