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CINQUIÈME SALLE

1443. Combat naval dans la baie d'Algésiras. — 5 juil-

let iSOi.

Par M. MOREL-FATIO. — H. 1,59. — L. 2,84.

Le contre-amiral Linois, a la tête d'une division navale, faisait voile vers Cadix où il devait faire sa jonction avec l'escadre espagnole. Arrivé dans le détroit de Gibraltar, il apprit que Cadix était étroitement bloqué, et qne l'amiral Saumarez marchait àsa rencontre avec des forces supérieures. Il se retira à Algésiras où il se plaça sous la protection des batteries de terre pour se défendre en cas d'attaque.

Le Taisseau le Formidable, monté par le contre-amiral Linois, est sur la gauche, entre le Deioix et la frégate le Muiron. L'amiral Saumarez occupe le milieu du tableau; la bordée de Pltidomptable et Tartillerie du fort Tont réduit h donner le signal d'une retraite prématurée. Linois s'est particulièrement attaqué à l'Annioal, qui est resté au pouvoir de l'amiral français comme trophée de cette Journée.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1836.

1444. Combat naval devant Boulogne. — Nuit du

15 au 16 août ISOl.

Par Crépin. — H. 2,42. — L. 8,M.

Une flottille composée de bateaux plats et de canonnières, destinée à exécuter une descente en Angleterre, avait été organisée à Boulogne par les soins de l'amiral La Touche-Tréville. Nelson se présenta le 4 août devant Boulogne avec quarante voiles composées de trois vaisseaux, quatre frégates, de brûlots, de bombardes et de canonnières, fut forcé de se retirer, puis revint au bout de quelques jours avec un renfort de trente Mtiments et de trois à quatre mille soldats de marine, destinés à enlever la flottille à l'abordage ou à l'incendier. L'atlaqueeut lieu de nuit. La division du capitaine Parker, engagée la première, fut vivement reçue par la canonnière VEtna; la mitraille, et surtout le feu de l'infanterie placée à bord des bâtiments français, tua ou blessa en peu de minutes la moitié des soldats qui montaient les péniches anglaises, et le capitaine

Parker lui-môme fut blessé à mort. Le combat, devenu général, offrit partout le même résultat; la division de réserve tenta vainement de se glisser entre la ligne et la terre : elle fut accablée sous le feu des batteries de côte, et contrainte à s'éloigner promptement. A la pointe du jour, c est-ànlire vers quatre heures, le combat cessa, et Nelson donna le signal de la retraite, après avoir perdu deux cents hommes d'élite.

Gc tableau a été exposé au Salon de 1806.

1445. Combat de la frégate française la Canonnière

contre le vaisseau anglais le Trenaendous. — 21 avril 1806.

Par Gilbert. —H. 0,93. — L. 1,71.

Le 21 avril 1806, à six heures et demie du matin, la frégate de quarante canons la Canonnière ^ commandée par le capitaine de vaisseau César Bourayne, en croisière sur la côte sud-est de l'Afrique, aperçut treize voiles sur lesquelles elle se dirigea pour les reconnaître. Le capitaine Bourayne, après s'être assuré que deux de ces bâtiments appartenaient a la compagnie des Indes et formaient un convoi escorté par un vaisseau de ligne, le Tremendous, jugea prudent de se retirer devant des forces aussi supérieures. Mais le Tremendous prit chasse sur elle, la joignit vers quatre heures du soir et la força à accepter le combat. Maigre 1 énorme disproportion de forces entre les deux adversaires. Faction dura une heure et demie. L'équipage de la frégate y déploya une ardeur et un courage extraordinaires. Le vaisseau anglais fut tellement maltraité, qu'il lui fut impossible de poursuivre la frégate qui, heureuse de n'avoir pas succombé, s'éloigna du champ de bataille.

1446. Entrée de Vempereur Napoléon P' à Venise

— 29 novembre 1807.

École italienne moderne. — H. 0,64. — L. 0,88.

« Le 29, Sa Majesté a passé en revue les troupes qui étaient aux environs de Stra. Elle s'est ensuite mise en route pour Fusine. La princesse de Lucques y attendait son frère. Le patriarche de Venise, les ministres du royaume d'Italie y étaient réunis. Le

Sort de Fusine était couvert de barques ornées de riches étoffes, e plumes et de guirlandes. L'élégante et riche péote destinée par la ville à recevoir Sa Majesté, était conduite mr des gondoliers en habit de satin blanc, bordés de galons d or. La marine avait de son côté préparé un canot couvert de velours nacarat; il était monté par les marins de la garde. L'Empereur s'est em-

450 SALLES DBS MAAINBS, V? 65.

barque dans la péote de la ville. Le Roi, la Reine et la princesse Charlotte de Ravière étaient avec lui. Il était aussi accompagné de LL. AA. IL la princesse de Lucques, le prince vice-roi et le grand-duc de Rerg, et de S. A. S. le prince de NeufcMtel. Le canot de la garde a suivi. Au signal du départ, la mer a élé couverte de barques; le trajet a duré une demi-heure. Un arc de triomphe avait été élevé a l'entrée du grand canal. La péote montée par Sa Majesté a seule passé sous cette porte triomphale, et la foule immense des gondoles s'est divisée pour défiler des deux côtés. Sa Majesté est descendue à cinq heures au palais impérial, qui était ci-devant le palais des procureurs. » [Moniteur du 8 décembre 1807.)

1447. Vempereur Napoléon V préside la régate à

Venise. — 2 décembre 1807.

École italieane moderne. —H. 0,64. — L. 0,88.

Le 2 décembre, l'empereur, après avoir vu lancer une frégate à l'arsenal, présida, à deux heures, aux jeux de la régate. « La régate est une course de gondoles divisée en trois concours. La première a eu lieu entre des bateaux montés par un seul conducteur; la deuxième et la troisième entre des bateaux montés par deux conducteurs. La carrière était le grand canal qui traverse la ville dans toute la longueur. Les belles péotes qui avaient servi à l'entrée de l'empereur fendaient la foule et préparaient le passage aux gondoles de la course. Sa Majesté s'était placée, avec toute sa cour, sur le balcon d'un palais qui domine sur le canal et au pied duquel était le but. » (Moniteur du il décembre 1807.)

1448. Combat de la frégate française la Sirène contre

une division anglaise. — * 22 mars 1808.

Par Gilbert. — H. 0,93. — L. 1,71.

La frégate laSirènCy capitaine Duperré, après avoir rempli une mission aux Antilles, vint, de concert avec Vltatienne, atterrer sur les côtes de Bretagne. Elles faisaient route vers le port de Lorient, lorsque le 22 mars 1808, elles se virent chassées par une division de deux vaisseaux et de trois frégates, qui leur coupaient le chemin. Obligées l'une et l'autre de chercher protection sous les forts de Groix, V Italienne y parvint facilement; mais il n'en fut pas de môme de la Sirène ^ qui ne put rallier la côte qu'en se battant des deux bords, pendant cinq quarts d'heure, contre un vaisseau et une frégate. Forcé enfin de s'échouer pour ne pas tomber au pouvoir de ses adversaires, Duperré mit tant d'hdn-

lelé dans sa manœuvre, que trois jours après il avait renfloué sa frégate et rentrait à Lorient.

1449. Napoléon et Marie-Louise tisitent Vescadre mouillée dans l'Sseaut devant Anvers. — 1«' mai 1810.

Par Vah Bkêe. — H. 0,70. — L. 1,10.

Le 27 avril, Napoléon et Marie-Louise étaient partis de Compiègne pour faire un voyage dans les provinces du Nord et en Belgique. Leur arrivée à Anvers fut annoncée par des décharges réitérées de Tartillerie de tous les bâtiments de la flotte et des

primait la reconnaissance des habitants de cette importante cité pour son second fondateur.

1450. Le Friedland tancé dans le port d'Anvers. —

2 mai 1810.

Par Vai» Bkêe. — H. 0,70. — L. 1,20.

Pendant son séjour à Anvers, Napoléon visita les travaux du port et les fortifications. Le vaisseau de ligne le Friedland, de quatre-vingts canons, fut lancé le 2 mai, en présence de l'Empereur et de l'Impératrice. L'archevêque de Malines, à la tête de son clergé, fit la bénédiction du vaisseau, qui pendant cette cérémonie ayant été séparé de tous sesaccorses, ne reposait plus que sur son berceau et n'était retenu que par les saisines placées en avant, le vaisseau devant entrer dans reau par l'arrière. Les saisines furent coupées en un instant à coups de hache, et à trois heures précises le vaisseau s'élança de sa cale et entra majestueusement dans le fleuve au bruit des acclamations de tous les spectateurs.

1451. Combat de Vile de la Passe ou du Grand-Port.

— 24 août 1810.

Par Gilbert en 1836. -- H. 0,93. — L. 1,45.

Le capitaine Duperré commandait une division française composée des frégates la Bellone et la Minerve^ et de la corvette le Fîdor, venant des mers de l'Inde. Il s'était embossé le 23 août dans le port Impérial (Grand-port, île de France) sous la protection des forts, lorsqu'il fut attaqué par une division anglaise de quatre frégates, la Néréide, le Sirius, l'Iphigénie et la Magi-

452 SALLES DES MAIUNES , N> 6o.

cieiine. Le combat commença à cinq heures et demie du soir et continua presque toute la nuit sans interruption. Le 24, au point du jour, on vit la Néréide entièrement démâtée et dans rétat le plus affreux; sur un tronçon de mât flottait encore le pavillon anglais, mais il fut bientôt remplacé par les couleurs françaises. La Magicienne, criblée de boulets, combattait encore; mais bientôt les débris de son équipage se réfugièrent yers l'île de la Passe et sur les deux autres frégates, et le soir le feu s'y manifesta de toutes parts.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1837.

1452. Combat de la frégate française la Ponione

contre les frégates anglaises TAlceste et TActive. — 29 novembre 1811.

Par Gilbert. — Forme ronde ; diam. 0,70.

La frégate la Pomone, capitaine Ducampe de Rosamel, étant séparée de la division française, dont elle faisait partie , et- qui croisait dans la mer Adriatique , se trouva seule engagée , le 29 novembre 1811, à la hauteur de l'île Pelagosa, contre deux frégates anglaises l'Alceste et V Active, La lutte fut longue et acharnée : la Pomone fit des avaries considérables à ses deux adversaires. Après deux heures de combat, ne pouvant plus gouverner et ayant quatre pieds d'eau dans sa cale, le capitaine Rosamel réunit ses officiers et ses premiers maîtres, et sur l'avis unanime de ne pouvoir continuer une plus longue résistance, il fit cesser le feu.

Ce tableau a été exposé au salon de 1837.

1453. Combat naval en vue de Vile d*Aix. — 27 dé-

cembre 1811.

Par DnSADLCHOY. — H. 1,62. — L. 2,60.

Un convoi français venant de la Rochelle, poursuivi le ^7 décembre 1811 par cinq péniches de l'escadre anglaise mouillée eu rade des Basques, était venu se réfugier au fond de la baie entre La Rochelle et l'île d'Aix. La division française, retenue à l'ancre par les vents contraires et par un violent orage qui se préparait, laissa s'avancer les péniches anglaises, et quand elles furent assez compromises, elle fit couper leur retraite par ses embarcatioiis qui les prirent toutes.

Ce tableau a été exposé au Salou de 1835.

1454. Combat naval en vue des îles de Loz. — 7 fév.

Par Grépin. — H. 1,62. — L. 2,58.

Le capitaine Bouvet, commandant la frégate l'Aréthusej rencontra, le 7 février 1813, la frégate anglaise VAinélia, près des îles de Loz, sur la côte de Guinée. Après un combat assez vif, dans lequel le capitaine Bouvet conserva l'avantage, il força la frégate anglaise à se retirer devant lui.

1455. Combat du vaisseau français le Romulus contre

trois vaisseaux anglais, à Ventrée de la rade de Toulon. — 13 février 1814.

Par M. Gilbert. — H. 0,93. — L. 1,45.

Le vaisseau le Romulus^ commandé depuis 1812 i>ar le capitaine Rolland, faisait partie, en 1814, de la division du contreamiral Cosmao. Cette division, composée de trois vaisseaux et de trois frégates, était chargée de protéger l'entrée à Toulon du vaisseau le Scipion, venant de Gênes, où il avait été construit. Sortie le 12 février, elle eut, le lendemain, connaissance de la flotte anglaise, qui n'avait pas moins de quinze vaisseaux. Le contre-amiral manœuvra pour faire rentrer la division dans le port de Toulon, en passant par les îles d'Hières. L'armée anglaise força de voiles pour couper la route aux vaisseaux français, ù Romulus se trouvait en serre-file. Le capitaine Rolland, qui connaissait parfaitement la côte, la serra le plus près possible; mais bientôt la Boy ne, que montait l'amiral Pelle w, ainsi que le Caledonia^ commencèrent à canonner le Romulus. Le feu le plus vif régnait de part et d'autre à portée de pistolet, lorsqu'un troisième vaisseau à trois ponts vint se joindre aux deux premiers. Cependant le Romulus s'approchait de la rade de Toulon, et les vaisseaux qui le combattaient, craignant de s'engolferdans la baie, l'abandonnèrent enfin, et îl rentra dans la rade de Toulon. Ses bas mâts avaient reçu plusieurs boulets ; celui de misaine était hors de service; ses mâts de hune et ceux de perroquet étaient coupés, ses voiles étaient criblées, et toutes ses manœuvres courantes hachées. Plusieurs boulets avaient pénétré dans la flottaison, et l'un d'eux avait traversé la soute aux poudres. Presque tous les officiers avaient été blessés, dont trois mortellement. Cent cinquante hommes de l'équipage avaient été tués ou blessés. Le lendemain de ce combat le Scipion rentra en rade sans avoir été inquiété dans sa traversée.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1837.

4M SALLBS DES MARINSS, n^ 65.

1456. Retour de Vile d'Elbe. — 28 février 1815.

Par Lonis Garnerey. — H. 1,87. — L. 2,27.

Le 27 février 1815, à cinq heures du soir, Napoléon P' quitta rîle d'Elbe avec quatre cents hommes de sa garde embarqués sur le plus grand navire de la flottille le brick l'Inconstant, de 20 canons. Cinq cents militaires de différentes armes furent répartis sur trois autres navires stationnant à Porto-Ferrajo. L'escadrille ayant été desservie sur la tombée de la brise pendant la nuit, on ne put faire que six lieues avant le jour. On se trouvait alors entre Tîle de Capraja et Tîle d'Elbe, en vue de la croisière établie pour surveiller les mouvements de Pile. Cette croisière se cx)mposait de deux frégates et d'un brick français, /e Zéphyr, secondé par un vaisseau anglais de 74. A ce moment on fit cacher la troupe sous le pont, et la flottille, guidée par t Inconstant, vogua toute la journée toutes voiles dehors. A cinq heures du soir, la route que suivait l'Inconstant coupant C(»lle du Zéphyr, les deux navires passèrent si près l'un de l'autre que leurs ca^taînes parlementèrent ensemble. A ce moment on proposa de faire arborer à ce brick le pavillon tricolore ; mais l'Empereur s^ oppsa, craignant une collision générale qui eût pu compromettre l'entreprise.

Le tableau représente le moment ob, étant encore en vue du cap Corse, les deux bricks se croisent, et ob TEmpereur, monté sur la caronade de l'avant et portant Puniforme d'officier de marine^ ordonne de continuer la route.

1457. Bombardement de Cadix par V escadre fran-'

çaise. — 23 septemiire 1823.

Par Grêpin en 182i^ — H. 1,62. — L. 2,58.

La prise du Trocadéro n'ayant pas amené la reddition de Cadix, le duc d'Angoulôme se décida à faire bombarder la ville par l'escadre française, en même temps qu'on la resserrait par terre. Le contre-amiral Duperré, commandant une flottille composée de sept bombardes françaises, trois espagnoles et cinq obusiers, appuyés par une division de chaloupes canonnières, fit commencer le feu le 23 septembre. Cadix prolongea quelques jours sa résistance, et le 5 octobre les troupes françaises y entrèrent.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1824.

1458. Prise du fort de Saint-Jean^d'Vlloa. — 23 no-

vembre 1838.

Par M. Th. Gudin en 1830. — H. 1,51. ~ L. 2,27.

Le feu de l'escadre française, commandée ptr le contre-amiral

SALLES DBS MARINIBS, N<» 68. 455

Baudîn, fait sauter la tour des Signaux, élevée sur le cavalier du bastion de Saint-Crispin.

Ce tableau a été exposé au Salon de 1889.

1459. Combat naval de Pun«o-06Kgfado. — < 20 no-

vembre 1845.

Par M, Barry en 1845. — H. 0,78. — L. 1,71.

Le 22 septembre 1845, les ports et les côtes de la province de Buenos-Ayres avaient été déclarés en état de blocus par la France et la Grande-Bretagne, et le gouverneur de la République Argentine, Rosas, avait de son côté interdit la navigation du Parana. Le 18 novembre l'escadre anglo-française se mit en devoir de forcer le passage ; elle se composait : Pour les Anglais, des vapeurs Gorgon et Firebrand, capitaine Hope ; de la corvette Comta, capitaine Ingelfield; des hn{ks Philomèle, capitaine Sullivan; Dolphin, capitaine Leving ; du brick-goëlette Fanny, capitaine Key ; le capitaine Hotham, commandant en chef des forces anglaises, montait le Gorgon. Pour les Français, du vapeur Fulton, capitaine Mazères; de la corvette rExpéditive^ capitainp de Miniac ; des bricks Pandour, capitaine Du Parc ; San Martin, et du brick-goëlette Procida, capitaine de La Rivière ; le capitaine Tréhouart, commandant en chef les forces françaises, montait le San Martin. Quatre batteries étaient établies sur la rive droite du fleuve, qui était barré par une estacade formée avec vingtquatre bâtiments liés entre eux par trois fortes chaînes de fer. Le 20 au matin les forces combinées se formèrent en trois divisions pour l'aUaque. Après un combat de sept heures, Testacade ayant été forcée, les capitaines Hotham et Tréhouart opérèrent leur descente et s'emparèrent des batteries.

1460. Prise des batteries de Punto - Obligado. —

20 novembre 1845.

Par M. Barry. — H. 0,80. — L. 1,71.

Ces deux tal)Ieaux ont été exposés au Salon de 1847. La position des bâtiments des deux divisions combinées a été assignée à chacun d'eux d'après le plan dressé par le capitaine anglais Sullivan, de la Philomèle,

1461. Prise du fort de Fftutahua, à Tditi. — 17 dé-

cembre 1846.

Par M. Charles Giraud. — H. 1,51. — L. 1,00.

Le capitaine de corvette Bonard, à la tête de la 3° compagnie de débarquement de CUranie, guidé par le chef indien Tariérii, prend à revers le fort de Fautahua, dernier retranchement des

456 VESTIBULE DE l'AILE DU MIDI, N« 66.

Indiens à Taïti. On parvint à escalader le roc à pic au moyen de cordes et en se hissant à force de bras , n'ayant pour appuyer les pieds et franchir une distance de cent cinquante mètres, que les roches nues et quelques touffes de verdure. L'occupation de ce fort mit fin à la guerre de Taïti et assura la pacification de l'île sous le gouvernement du contre-amiral Bruat. (Annales maritimes y mai 1847, pages 449 et suiv.).

Ce tableau et le suivant ont été exposés au Salon de 1855.

1462. Fausse attaque du fort de Fautahua à Taïti.—

17 décembre 1846.

Par M. Charles Giraud.— H. 1,51. — L. 1,09.

Pour occuper l'ennemi pendant Tattaçiue dirigée par le capitaine Bonard, une fausse attaque est exécutée contre le fort de Fautahua par une compagnie de voltigeurs et la 31« du 1^' régiment d'infanterie de marine , sous Tes ordres du commandant Masset.

1463. Bombardement de Salé. — 26 novembre 1851.

Par M. Th, Gudin en 18&5.— H. 1,60. — L. 2,8û.

Le contre-amiral Dubourdieu, commandant en chef la division navale expéditionnaire au Maroc, ouvre à dix heures du malin le feu contre les forts nord -ouest et sud -ouest de Salé, avec le Henri IV y vaisseau de 100 canons, capitaine de Gueydon ; leGomeVy frégate à vapeur de 450 chevaux, capitaine AUain; et le Sané, frégate à vapeur de 450 chevaux, capitaine de Rosamel. « Le fort du N.-O. eut successivement toutes ses embrasures démolies et ses pièces démontées; le fort du S.-O.fut plus proraptement entame, quoique sa résistance se soit prolongée tard. Ce n'est qu'à cinq heures du soir, après un engagement de sept heures, que nous avons fait taire tous les forts et les batteries qui les reliaient. » (Moniteur du 8 décembre 1851.)

(REZ-DE-CHAUSSËE.)

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