‹ Notice épigraphique de diverses antiquités gallo-ramainesChapitre 41 sur 52 · RET · texte numérisé non relu

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SEOyil\X>\ (l superposé à Dj en ligalure) couronne palme

c^est-à-dire re^(iam) Secundi\ sous-entendu donum on potum»

Une cjiiaîne de suspension est attachée au milieu du bord, supérieur du cartel; au bord inférieur est sus* pendue , par un anneau , une autre petite plaque façonnée en forme de parma. Sur ce bouclier, la couronne et la palme se trouvent reproduites entre une épée courte et un trident. Or le trident était, avec le filet, retey Tarme caractéristique du rétiaire, tandis que son adversaire, le threx ou le murmillo, était arnxé de l'épée. Les ornements du petit bouclier .symbolisent donc la victoire d'un rétiaire nommé Secundus sur un Ihrex ou un murmillo, victoire qui a motivé la consé-

(4) Bajardi, Museo BorbonicOf t. IV, pi. Î9, f. 3. Mommscn, luscr. Reg, Neap, 6305, 9.

cration de cet oëjet, peut-^tre à Hercule^ qui présidait aux luttes de la palestre et de Tanaphithéâtre.

L'ex-voto de Secundus donne excellemment la réplique à celui de Galedus; de part et d'autre, c'est la même di^o^tion des trois parties matériellement constitutives, la chaîne, le cartel épigraphique, et le symbole votif, figuré ici par un bouclier, là par une jambe chlamydée. Les deux objets s'expliquent l'un par l'autre dans leurs moindres détails; il n'est pas jusqu'à la rédaction symétrique de leurs étiquettes qui ne c<mfirme notre précédente interprétation des sigles t • R quand on la met en regard de l'abréviation ret.

XK

MAIN VOTIVE d'hERCULANUM

{Musée de Naples)

Parmi les antiquités d'Herculanum conservées au Musée de Naples, on remarque une main droite de bronze (1), dont le pouce, l'index et le médius sont étendus, les deux autres doigts fermés. L'extrémité d« l'avant-bras est percée d'un petit trou, apparemment destiné au passage d'une chaîne ou d'un fil de suspension. Le long de l'avant-bras et sur la surface externe, on lit, à partir du pouce, l'inscription pointillée :

N • EGNAT • C • L ANAVOS

N{umefnm Egnat[ius) , C[aii) l{ibertm) , AnavoSy sousentendu dat ou dédit»

{\) Roux et Barré, Herculanum et Pompéi, t. VI, p. 485, pi. 94. Mommsen, Inscr. Reg, iVeap., 2389.

L*orthographe archaïque Anavq^ pour Anavus était encore en usage au commencement du i" siècle de notre ère, d'après le rapport de Quintilien.

Cet objet parait être une simple offrande de piété plutôt qu'un ex-voto pour la guérisdn d'une main malade ; le geste figuré par l'extension des trois premiers doigts est celui de la personne qui priait , porrigil dexlram et ad instar oratorum conformât articulum ; dtiobusque tnfimis conclusis digitis, ceteros eminus porrigit. (Apulée , Metam,, I[, 12.)

MOULE DE PLATEAUX VOTIFS PROVENANT DES ENVIRONS DE lULANJ

[British Muséum^ Londres)

Pour terminer cette série d'objets épîgraphiques relatifs au culte, je mentionnerai un grand plateau creux, ^n forme d'assiette, trouvé entre Gonegliano et Goneda, près de Milan, Il a été sommairement publié par JM. Mommsen dans le Corp. Inscr, Latin,, t. V, n**8796. En voici la description d'après l'examen que j'ai pu en faire chez MM. Rollin et Feuardent, avant qu'il fût acquis par le British Muséum où je l'ai revu.

C'est un plateau circulaire, légèrement concave, ayant un diamètre de 0°'140. A l'intérieur on lit une inscription disposée en . lettres ppintillées rétrogrades sur trois lignes, qui ont respectivement pour hauteur 0»030, 0»017 et 0»0i5 :

Q • CARMINrVS OPTATYS LARIBVS

Q(uintus) Carminius Optatus, Laribus.

Là disposition rétrograde des lettres indique que l'inscription n'était pas destinée à être lue sur le pla« teau lui-même, mais sur quelque autre objet en matière plastique qui en aurait reçu l'empreinte. Pour cette raison, je me crois fondé à le considérer comme un moule servant à la fabrication de plateaux votifs.

La forme bombée de ce moule le rendait apte à façonner despatellae en argile destinées à supporter les pains et les gâteaux offerts aux dieux Lares, lesquels étaient, en conséquence, familièrement appelés DU Patellarit, comme nous l'apprenons par un vers de Térence {Cistellaria^ H, 1) •

Mi me omnes, magni, minutique et patellarii Faxint !

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