ANNOS NATUS LXXVI , MENSES VI, ET DIES XVI
VlRTUTIBUS, VERDO, AC DOCTRINA ClARUIT IN EpISCOPATU ANNOS XXXIV
E quiuus Meldis sedit xxn.
rjcoBus iif.nigsus isossüet
A HUAS Sri. Lirct AN! RELLOVACBSS1S ,
ET A R CHU) JA COSUS M EL DESSIS J'ATRUO COLESDTSS. LUGESS POSUtT.
Au-dessus de cette épitaphe sont les armoiries qui ont die' grattées pendant la révolution de 1793. Au-dessous sont des ornemens épiscopaux et des livres figurés, sur lesquels on lit, au milieu , Biblia sacra, sanctum J. C. Evangelium ; à droite, Augustinus, Hieronjmus, Variations ; à gauche, Athanasius, Gregor. Nazian. Exposition.
Bossuet fut enterré dans le Sanctuaire , près de V autel , du coté de Tépître , ainsi que l’atteste le petit manuscrit de l’abbé Ledieu, page 12, et son corps y est toujours demeuré. Il en est de meme des divers Evêques de Meaux qui avaient été inhumés dans le chœur ou dans le Sanctuaire , et dont les tombes seulement ont été déplacées.
Autel. L’ancien autel qui avait été décoré en i 563 et en 1686, comme nous l’avons vu plus haut (1), fut démoli
(I) Voici la description de l’ancien autel, extraite du manuscrit de l’abbc Ledieu, page 18.
Le grand autel, à 8 ou 10 pieds en avant du fond du sanctuaire, est fait de maçonnerie , couvert d’une grande pierre d’une seule pièce , et revêtu de bois sur les côtes.
Au-dessus de l’autel s’élève un retable de 5 à 6 pieds de haut , aux extrémités duquel deux petites colonnes cannelées supportent une frise couronnée d’une belle corniche; le tout en pierre avec des filets d’or. Le carré-long formé par ces colonnes et la frise est vide et tendu d’un parement de la couleur du jour aux fériés et aux simples.
Derrière l’autel , il y a un petit degré à droite et à gauche pour monter à une colonne qui soutient une grande crosse , d’où le saint Sacrement est suspendu dans un ciboire de vermeil sous son pavillon. La crosse est de cuivre aussi bien que la colonne , laquelle est terminée par une croix de même métal , avec une sainte Vierge et un saint Jean.
De chaque côté de la colonne se rangent sur la corniche du retable quatre chandeliers de cuivre de 18 pouces de hauteur. Au milieu de la même corniche est une petite statue de la sainte Vierge , appuyée contre la colonne, avec un voile de toile blanche sur la tête. C’est , dit le manuscrit, un colifichet indigne de la majesté et de la gravité d’une Cathédrale ; mais qui oserait y toucher ?
On monte à l’autel par deux marches en bois.
Aux quatre coins de l’autel sont quatre belles colonnes de cuivre, terminées par un petit ange portant un chandelier à la main. Ces quatre colonnes sc joignent par des barres de fer; les deux de derrière, aux coins du retable,
en 1725, et remplace', aux frais du Cardinal de Bissy , par l’autel encore existant. Cet autel , d’un marbre vert très pré*cieux , a 12 pieds de longueur. On y monte par trois degrés aussi de marbre ; mais il faudrait un plus grand nombre de marches, et l’autel paraît trop peu élevé, lorsqu’on le considère du bas de la nef. Les ornemens en bronze doré appliqués à cet autel ont été placés en i 854 , à l’exception du beau médaillon représentant le martyre de saint Etienne, qui est de 1725. Les six chandeliers et la croix de bronze doré qui décorent si noblement l’autel , ont été donnés par le Gouvernement en 1 855 .
Le tabernacle, aussi de bronze doré, a été placé en « 858 .
Au fond du Sanctuaire et derrière le grand autel, il y avait anciennement un saint Sépulcre avec les statues des saintes femmes embaumant le corps de Notre Seigneur. Au-dessus de ce Sépulcre était l’autel de saint Biaise, où se chantaient les messes d’obit du chœur. Le tout fut démoli en 1722.
§.VI. — Bas-côtés du chœur.
Les bas-côtés du chœur correspondant à ceux de la nef sont doubles depuis le transept jusqu’au Sanctuaire, et soutenus de chaque côté par quatre beaux piliers de forme cylindrique , cantonnés de quatre colonnes engagées avec des chapiteaux ornés de feuilles roulées en volutes. Il est impossible d’admettre, ainsi que paraît le supposer Toussaint Duplessis, que ces piliers
soutiennent le grand parement d’antel qui , à tous les semi-doubles et audessus jusqu’aux annuels , courre entièrement le retable , pour ne laisser roir que la tenture de la couleur du jour. D’autres tringles de fer unissent les deux colonnes du fond à celles qui sont aux coins des marches , et l’on y pend des rideaux de même couleur que le grand parement et celui du bas de l’autel; ce qui produit un très bel effet.
A l’entrée du sanctuaire sont placés, d’espace en espace, quatre grands chandeliers de cuivre de S pieds environ ; et deux autres chandeliers de cuivre un peu moins hauts sont disposes en retour de chaque côté du sanctuaire. Ces huit chandeliers et les huit du retable sont tous garnis de cierges allumés aux fêtes annuelles et solennelles.
aient fait partie des constructions attribue'es à Gauthier Saveyr. Leur parfaite analogie avec les colonnes engagées qui leur correspondent sur les murs late'raux de l’Eglise et celles qui séparent les chapelles , suffit pour démontrer que toute cette partie de l’édifice appartient au même style et à la même époque.
A partir du Sanctuaire, il n’existe plus qu’un seul bas-côté, et le second est remplacé par une suite de chapelles semi-circulaires, égales entre elles, et de la même hauteur que le bas-côté dont elles occupent la place.
Les piliers engagés qui séparent ces chapelles présentent trois colonnettes : celle du milieu supporte les arcs doubleaux , et les deux autres reçoivent les arceaux de la voûte. Tous les chapiteaux de ces piliers sont ornés de feuilles roulées en volutes ou formant des espèces de bouquets : plusieurs m’ont paru inachevés ou d’une exécution assez médiocre.
Les arcs doubleaux sont formés de deux tores séparés par une plate-bande. Les arceaux de la voûte consistent dans de simples tores réunis par une petite rosace profondément fouillée.
Les cinq chapelles du fond se composent de sept petites travées séparées par huit colonnettes à chapiteaux ornés de feuillages déchiquetés, desquelles partent huit tores qui se réunissent dans une petite rosace semblable à celles des bas-côtés.
Dans tout le pourtour du chœur, les murs latéraux sont, comme ceux de la nef, ornés d’arcades simulées, formées d’ogives simples ou trilobées. On avait maladroitement couvert de plâtre cette élégante décoration dans toutes les chapelles, pour y substituer des boiseries de mauvais goût ou une muraille toute unie. Depuis quelques années on a fait reparaître les ogives dans deux chapelles, et avec le temps on rendra aussi aux autres leur véritable physionomie.
Anciennement le pourtour du chœur et du Sanctuaire était orné d’une suite de bas-reliefs de trois pieds de hauteur, représentant divers traits des Actes des Apôtres et le martyre de saint Etienne. Ces ouvrages, exécutés sous Louis de Melun , de i 474 à 1 483 , et qui rivalisaient peut-être avec ceux que nous admirons encore à Chartres et à Amiens, furent brisés par les Huguenots en i 5Ô2. Rochard dit positivement dans son histoire manuscrite, que l’on vantait la Ceinture de Meaux.
Jusqu’à présent le cliœur e'teit forme à l'extérieur par unemuraille unie, qui ne laissait voir que l’une des colonnes engageas des piliers ; et au-dessHs de cette muraille,, deux grand» tableaux enchâssés dans des boiseries couvraient les premières arcades. On s’occupe en ce moment de travaux qui permettront de mieux saisir l’ensemble de ces anciennes constructions.
Les huit verrières qui éclairent les bas-côtés du chœur dans les quatre premières travées, présentaient de grandes ogives divisées en deux ogives secondaires , avec une rosace à six lobes an tympan; et chaque ogive secondaire était à son tour subdivisée en deux trilobés avec un trèfle dans chaque tympan. Celte gracieuse disposition existe encore pour les quatre fenêtres de la façade méridionale, avec cette exception que trois rosaces ont perdu leurs lobes; mais du côté du nord , trois fenêtres ont été refaites par le Chapitre dans le cours du XVIII e siècle, et ne présentent plus que les deux ogives secondaires avec une rose sans compartimens.
Les deux premières chapelles sont éclairées par quatre fenêtres, et les trois chapelles du fond de l’Eglise par cinq fenêtres: Ces fenêtres des chapelles sont composées de deux lancettes trilobées, avec des trèfles au tympan dans la chapelle du chevet et les deux premières, et des rosaces à six lobes dans les deux chapelles intermédiaires; mais plusieurs de ces rosaces ont perdu leurs lobes.
§ VII. — Chapelles du pourtour du chœur.
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Les quatorze piliers qui soutiennent le chœur formant treize travées, on aurait pu établir treize chapelles correspondantes; mais il paraît que de tout temps on a laissé libres les trois travées les plus voisines du transept du côté septentrional pour le service de la sacristie, et celui de la petite porte Maugarni , qui donnait dans le cloître des Chanoines.
Cette petite porte située en face de la grille latérale du chœur est une charmante composition du XV e ou du XVI e siècle; elle a été long-temps dérobée à la vue par un ignoble tambour, cl
vient d’être récemment restaurée avec beaucoup de goût. A l’extérieur, cette porte est décorée d’un petit bas-relief fort médiocre ; représentant l’Annonciation (i).
Près de la porte Maugarni, à gauche en entrant, on voit une
(1) Le nom de cette porte vient d’un malfaiteur nommé Guillot Maugarni r que le Bailly de Meaux, Gace ou Gacé, avait fait arrêter et pendre en cet endroit , en 1372. Cet acte de justice fut l’occasion d’un grand procès entre le Chapitre et le Bailly. Voici comment le fait est raconté par M. Thomé le jeune, Chanoine de Meaux, dans une lettre adressée à Toussaint Duplessis.
Le Chapitre indigné de ce que le Bailly avait agi contre ses franchises , le poursuivit vivement en justice réglée. Le procès ayant duré pendant plus de 7 ans, on obtint enfin , au mois de juillet 1379 , un Arrêt du Parlement qui condamna ce Bailly à 300 livres d’amende envers le Chapitre, et aux dépens; et outre ce , lui présent , à faire conduire dans une charrette , au marché de Meanx, une bâche sur laquelle serait représentée la figure d’un homme ; là , la faire pendre , puis dépendre , et ensuite la faire ramener à l’endroit où il avait fait pendre et justicier Maugarni , et là enfin la restituer , et demander pardon, tête découverte, à l’Evêque et au Chapitre. Ce Magistrat sentant bien tout ce qu’il y avait de flétrissant pour lui à subir la peine portée par un tel Arrêt , eut recours au Roi Chnrles V ; et ce Prince, qui le considérait beaucoup, modéra l’Arrêt par des Lettres Royaux données à Montargis, le 17 septembre 1379. Ces Lettres ordonnaient seulement à Gace de faire porter une bûche en forme d’homme à l’endroit où il avait fait arrêter Maugarni , et que venant lui même en personne , il rendrait à l’Evêque et au Chapitre ledit Maugarni représenté par cette figure. Gace , muni de ces Lettres , se transporta au Chapitre, le mardi 4 octobre de la même année. Les Lettres du Roi ayant été lues , il refusa d’en donner copie. Ensuite il déclara qu’il était prêt à y satisfaire pleinement le jeudi G du même mois, et que les Chanoines pourraient s’y trouver s’ils le jugeaient à propos. Le jour marqué , Gace n’oublia pas de faire porter la bûche en figure d’homme entre les deux portes où il avait fait pendre Maugarni ; il s’y rendit à l’heure de Prime, embrassa même la figure , comme porte l’acte , et la laissa par manière de restitution. Cela fait, il fit ensuite lire les Lettres du Roi. Mais le Syndic du Chapitre protesta contre tout ce que Gace avait fait, voulant qu’il exécutât de point en point ce qui était porté dans l’Arrêt du Parlement. Enfin , protestations furent faites de part et d’autre, et on se retira.
11 parait que pour conserver à la postérité la mémoire d’un événement si extraordinaire , on attacha l’effigie de Maugarni entre les deux fermetures de la petite porte de l’Eglise, cl la tradition rapporte qu’on la voyait encore lorsque les Huguenots brisèrent , en 15G2, toutes les statues et toutes les images de l’Eglise.
très belle statue de marbre blanc représentant un jeune chevalier à genoux, les mains jointes, Un casque à ses côtés. C’est la statue de Philippe de Castille, fils d’un seigneur de Chenoise, mort en 1627. Elle avait été érigée dans l’Eglise du couvent de la Merci, près Provins , fondé en r 6 o 3 par le père de ce chevalier, Philippe de Castille, qui mourut en i 65 o en odeur de sainteté. A la suppression des couvens , cette statue devint la propriété d’un sculpteur de Melun nommé Rosty, qui la céda au Musée des monumens français, d’où elle a été renvoyée à la Cathédrale de Meaux vers 1817. On trouvera la longue épitaphe de ce chevalier dans la description du Musée des monumens français par M. Lenoir.
On voit dans Toussaint Duplessis (I, p. 3 o 4 ), qu’il y avait d’abord dix chapelles autour du chœur.
La première , près de la porte Maugarni , est consacrée à saint Eloi , et fut décorée en 1649, par le chantre Claude Frémin. Le tableau est de Senelle, peintre natif de Meaux. On y voit plusieurs tombes anciennes dont les dessins sont presque totalement effacés.
La deuxième, saint Jacques, avait été décorée par le Chanoine Charles Pastel , qui mourut en 1690. Elle a été restaurée dans le style gothique en 1854, par Romagnesi, aux frais de M. Dassy Desmarchais, fabricien laïc de la Cathédrale. Tous les ornemens sont en carton-pierre j mais une partie a été modelée sur les sculptures en pierre qui existaient auparavant. Le joli tableau représentant une apparition de la sainte Vierge à saint Jacques et à saint Philippe , vient d’être exécuté par M. Guet, peintre né à Meaux. Le parquet recouvre une très belle tombe en pierre de liais d’un travail fort remarquable : c’est celle de Jean de Pierrepont , Evêque de Meaux , mort en i 5 io, qui avait été inhumé dans le Sanctuaire.
La troisième chapelle, saint Jean l’Evangéliste, a été bâtie sur un fond donné en i 522 , par le Roi Charles IV dit le Bel. Le Chanoine Jacques de Polangis la fit décorer en 1646. On a restauré les arcades ogivales en i 833 , et leur couronnement, exécuté en plâtre , a été copié sur des sculptures en pierre qui existent encore derrière le retable de l’autel.
On remarque aujourd’hui dans cette chapelle deux tombes d’Evêques : celle de Dominique Séguier, mort en i 65 g, et celle de Dominique de Ligny, son neveu , mort en 1681 j l’un et l’autre avaient été enterrés dans le Sanctuaire. Leurs tombes, placées dans la chapelle de la sainte Vierge en 1725, furent reportées dans cette chapelle en it 55 . Entre ces deux tombes, on voit celle de Claude Coquelet , Evêque de Digne , Doyen dn Chapitre de Meaux et Abbé deChaâge, qui mourut en i 6 t 5 > et fut inhumé à l’entrée du chœur, devant la stalle du Doyen.
La quatrième chapelle, dédiée à la sainte Vierge, et appelée Notre-Dame-du-Chevet, occupe le fond de l’Eglise. Elle n’est pas plus grande que les autres, contre l’usage qui s’introduisit au XIV e siècle, de donner à cette chapelle beaucoup plus de profondeur. M. de Ligny, prédécesseur de Bossuet, l’avait fait décorer en 1661 ; mais elle l’a été de nouveau par M. de Fontenille en 1755. Le tableau de l’Annonciation qui s’y .trouvait alors a été transporté dans la petite chapelle de la nef la plus voisine de la tour du nord, et remplacé par un beau retable orné de quatre colonnes cannelées et d’une statue de la sainte Vierge. On regrette de voir encore dans cette chapelle une boiserie de salon, au lieu des gracieuses ogives qui en décoraient les murs. ,% .
On conserve dans celte chapelle trois reliquaires. Celui qui est au-dessus de l’autel renferme toutes les anciennes reliques de la Cathédrale, notamment celles de saint Fiacre cl de saint Faron, qui ont pu être sauvées pendant la Révolution de 1 79S. Les deux petits reliquaires contiennent des ossemens de saint Saintin, premier Evêque de ; Meaux, et de sainte Céline, patronne de la ville. La Cathédrale possède encore deux autres reliquaires ©ù sont renfermés une portion du cilicc de saint Louis, et des ossemens de sainte Bathilde, abbesse de Chelles (1).
La cinquième chapelle, dite de sainte Geneviève, a pris ce
(1) Toutes ces reliques ont etc reconnues pour authentiques par Mgr Gallaril , ainsi qu’il résulte des procès-verbaux des 7 novembre 1831 et 28 avril 1832. . '
nom du tableau qu’y fit placer le Chanoine Pierre Hannier. Elle avait auparavant le titre de la sainte Trinité' et de tous les Saints. On y remarque un Ecce homo ou Dieu de pitié, ancienne statue qui était autrefois dans le transept , au-dessus de l’autel de saint Jean-Baptiste. Notre Seigneur est représente' les mains garottées , couvert du manteau de pourpre et de la couronne d’épines, et tenant un roseau. A ses pieds une petite statuette offre la figure d’un chanoine à genoux , l’aumuse sur le bras. Sur le soubassement de la statue on voit un écusson contenant les instrumens de la passion , porté par deux petits anges assez grossièrement et indécemment représentés. Des arabesques remplissent les deux côtés de ce soubassement, et semblent indiquer l’époque du XVI" siècle.
On a réuni dans cette chapelle plusieurs belles tombes , particulièrement celle du Chanoine Jehan Chevalier, mort en 1625, et celle de Guillaume de Saint-Rcmi , qui est représenté enseignant le peuple, un livre à la main. L’inscription est illisible; mais d’après les caractères du dessin , je présume que cette tombe est antérieure au XV* siècle. Il y avait dans l’Eglise de saint Yves à Paris, une tombe semblable, dont le dessin a été conservé dans les antiquités de Millin.
La sixième chapelle, dédiée à saint Pierre, et décorée en 1645 par le Chanoine Caignet, porte aujourd’hui le nom de saint Fiacre , qui était le titre de la huitième chapelle avant la suppression qui en fut faite en 1731. Cette chapelle renferme trois tombes remarquables pour la belle exécution des dessins qui y sont gravés , et qui doivent être du XIV e siècle. L’une est élevée à la mémoire de Jean de Calmera, Chanoine et Chancelier de la Cathédrale, mort en i 554 ; une autre à la mémoire d’Adam de Pressy-sur-Oise , Chanoine, mort en i 355 .
On voit aussi sur le mur de cette chapelle une épitaphe pom- 'peuse du Maréchal Louis de Vitry de l’Hôpital , qui , étant gouverneur de Meaux , se rendit le premier à Henri IV, et mourut à Londres en 1611. Cette épitaphe faisait partie d’un petit monument élevé à la mémoire de ce Maréchal, lequel était anciennement placé entre les piliers du Sanctuaire du côté de l’Epîlrc. Il eu fut retiré par M. de Bissy en 1722.
La septième chapelle, dedie'e à saint Nicolas, prit le nom de saint Michel, lorsqu’on supprima cette dernière. Elle a été décorée par le Chanoine Jean Bordel, et on y voit la tombe du Chanoine Antoine Laurent, mort en >729, l’un des insignes bienfaiteurs de la Cathédrale. Cette chapelle correspond à celle de saint Eloi , et forme maintenant la dernière des chapelles du côté droit.
Outre ces sept chapelles , il y en avait autrefois trois autres en continuant jusqu’au portail aux Lions. La huitième portait alors le titre de saint Fiacre , la neuvième, celui de saint Georges ou de la Nativité , et la dixième , celui de saint Michel. Elles furent démolies en 1731 , pour rendre le bas-côté du midi entièrement semblable à celui du nord. (Rochard, t. îv, p. 526.)
Statue de Bossuet. Au milieu de la troisième travée, qui formait anciennement la chapelle de saint Georges, on voit maintenant un beau monument de marbre blanc , élevé à la mémoire de l’illustre Evêque qui a jeté tant d’éclat sur le siège de Meaux. Bossuet est représenté assis, revêtu des habits pontificaux. Sur les deux côtés du piédestal sont sculptées les armes du Prélat, au champ d’azur, à trois roues d’or, posées deux et une , et sur le devant on lit l’inscription suivante :