‹ Notice historique sur Henri GrégoireChapitre 5 sur 7 · VA · texte numérisé non relu

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(c Je viens, monsieur rarcheTêqae, de vous exposer les motifs qai m'interdisent one rétractation que je regarderais comme un parjure , quand je considère surtout que, dans l'affaire de Tarianisme , ce fut d'abord le très petit nombre qui resta fidèle à la foi de Micée , et finit par faire triompher la cause de la retigi<m.

« Soyez sûr^ qu'ainsi que vous ^ je suis loin d'obéir à des considérations humaines , pas plus- aujourd'hui qu'au temps où je défendais , à la tribune nationale, la religion attaquée avec fureur , où j'obtenais la liberté des prêtres réfractaires , entassés sur les pontons de Rochefort , et où, malgré les menaces et les hurlemens de l'incrédulité , le premier je réclamai Touverture de ces mêmes temples dont on repoussera , peut-être, ma dépouille mortelle !....

« Jo voudrais m'arrêter ici, mais j'éprouve le besoin de TOUS dire un mot de mes opinions politiques , qui servent de préteiKte aux persécutions auxquelles je suis en butte depuis quarante* ans. Une circonstance de ma vie a été odieusement dénaturée : je n'ai jamais voté la mort de

personne Un des premiers, j'ai demandé Tabolitionde

celte peine , reste de barbarie et honte de la civilisation. Plus encore j ma voix et ma plume n'ont cessé de revendiquer les droits imprescriptibles de l'humanité souffraplc, sans distinction de croyance, de climat, de couleur et de races ^ et si, au moment de descendre dans la tombe, quelque chose me fait éprouver un sentiment pénible y

c*6tt de Yoir lo père des fidèles ordoaner » dan» te» éUto , des exécoUoDs qui S4mt kûo de f^UMokn k la religion d*oa Dieu de miséricorde tant de peuples déjà chancebai dans leor foi.

« J'ai toujours crv » et je Ta^ isoJMn profissiA» que li reUgion de J.-G. étaU J^aoue dé la liberlé et 4e kMtes ki idées g<nér9uaes.TeUe était anMir<4Bmott4e^ ww wKw éfèque d'Imola. Étrangère air la terre» là religÎM ne demandeque la liberté da passage. Si tontes les formeadegooyemement ne lui sont pas iAdiSérentes , elle ae aouaMt i toutes \ mais , sansdonto, il m'a été peraîa de préférée U république. Us sont bien coupables les ecclésiastiques qsi ne mêlent la polilique à la religion qM peur mrttlre Tuae dans la dépendance de Tauirei Pendant quinae «nnées on a fait ce déplorable amalgame jusque datis la ihièke de mérité. Dans nos églises, tout tendait iireprésenter la leligisa comme étant essentieUement liée à 4a djnaatîe déchue, st on ne vit plus , dès lors , dans la majorité du clergé , que des instructeurs de despotisme et des ennemis de nos institutions. C'est aux imprudences de ce clergé , opposé as mouvement de la société , qu'il £AUt attribuer cette bsioe implacable qui poursuit des prêtres d'ailleurs dignes 4t respect ] ce sont les mêmes causes qui Tiennent de pousser quelques hommes égarés à ces profiiuations , à ces des^ tructioDs dont nous sTons tant à gémir.

«Permettes-moi de vous le dire, monsieur Tarcbevêqucv

la religion so perd eo France par la faute dn clergé*, tel diy isioDS depuis la restauration , riptroduGtiott clandestine d'un ordre dangereux pour toutes nos libertés , la prétention de faire rétrograder la civilisation au lieu de favoriser ses pj^ogrès, le fiinàtisme et Tignorance du jeune clergé, Toiià les véritfldiles plaies de la religion.

« Monsieur rareheveque, deux criminels furent cmcifiés aux cOtés de Notre-âeigneur, Votre modèle et le' mien:

L'un d*eux se tournant Ters le Christ mourant ^ouft

cômuiissez le reste. . . ^ mais Vous paraissez oublier tjîde lésos- Cftriflt ne lui demanda ni amende boiorable , ni ipétractsb^ tiott. L'humilité que Vous m» reeommaAdikt m'a tondufl à cexappcophement.

« If» joéclame de l'on 4e ses diaei^ples la intam iàiàb^ genee* Si elle jn'était refiisâe , je n'en reslaitt^ ped moim fkm de fspnfiffwte 4an8' rinfi<ii» piséricond* d^ Difsny M j*en serais fiché pour «oî^.. et four yi^* ^ .... «

« Agréez j monsieur l'archevêque , mes salutations respectueuses.

c< f H. GRÉGOIRE ,

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