OUEST
le Bastan.
août 1794.
LeBoulou 24 juillet 1791.
Bnrgos .
10 novembre 1$0«.
Kepinoaa , If novembre 1 SCS.
ludela,
23 novembre 180S.
Uclez ,
13 janvier 4809.
La Corogne, 16 jauvier 1890.
Sarra gosse, 21 février 1809.
Wals , 21 fétrieilM».
Médclin,
Dès Tannée 1793, l'armée des Pyrénées, commandée d'abord par le général Servan , fut divisée pour agir en deux corps , l'un des Pyrénées-Occidentales, l'autre des Pyrénées-Orientales. Le doyen de nos généraux en chef, aujourd'hui maréchal Moncey , par une série de combats et de manœvures pénétra en Biscaye et en Navarre, et s'empara de la vallée de Bastan, versant des eaux qui coulent vers la France , du côté de Perpignan. Le général Dugommier, par la bataille du Bouton , délivra le sol français de l'armée espagnole, et, entrant en Catalogne, alla mourir d*un éclat d'obus dans la redoute de la Montagne-Noire. Une longue paix suivit entre l'Espagne et la France.
En 4808, les armées françaises rentrèrent en Espagne à la suite d'une révolution qui devint guerre nationale , et dans laquelle lés Anglais furent auxiliaires contre nous. Après de premiers revers , l'empereur envoya du renfort de la grande armée , les 4", 4», 5 e et 6 e corps; les maréchaux SouK, Ney, Victor, Lefebvre, Mortier, son frère Joseph, proclamé r«i d'Espagne, et il vint toimême avec une partie de la garde impériale
Les armées espagnoles forent battues et dispersées dans toutes les provinces , à Burgos, à Espitiosa, à Ttufeb», à Uclt*, à ta Gorogne où te général anglais John Moore fut tué, et son mnoée obligée de se rembarquer, après avoir fût couper les jarrets A Uns les chevaux.
Le siège de Sarragosse offrit l'exemple d'une lutte mémorable entre l'enthousiasme d'une population énergique et la persévérance habile d'une armée aguerrie.
Le général Gouvion-Saint-Cyr à trois, le maréchal Victor à Mèdelin, le général Suchet à Maria et à Belchite, défirent les armées de la Catalogne, de l'Eslramadure et de P Aragon.
Ces armées renaissaient sans cesse après leur défaite, et Tinrent de nouveau se faire battre à Almonacid, par le général H. Sébastian i; à Ocana, par le maréchal Soult; à Alba de formés, par le général Kellermann ; à Vique, par le général Soubam.
Alors commença une guerre de sièges, qui seule pouvait achever la. soumission de ce pays cnuvert de places fortes , et pour laquelle l'habileté et la sagesse n'étaient pas moins nécessaires que la valeur des soldais. Le maréchal Suchet ouvrit cette série 'le sièges par celui de Lerida, autrefois recueil du grand Condé. Masséna, à la tête de Tannée de Portugal, prit Ciudad-Rodrigo et Âlmiîda, qui, repris plus tard par les Anglais, donna lieu au brillant fait d'armes du général Brénier, entouré, assiégé, sommé de capituler, ets'ouvrantun passage la nuit avec sa garnison, à travers toute Tannée anglaise, après avoir (ait sauter la place.
La prise de Tortose par l'armée d'Aragon, et la levée du siège de Badajoz, défendu vaillamment par le général Philippon, coïncidèrent avec la bataille de Gébora, que gagna le 5 e corps, sous les ordres du maréchal Mortier.
Le maréchal Suchet, ayant vaincu et pacifié Y Aragon, se trouva en mesure et reçut la mission de se porter avec son armée en Catalogne et à Valence. Le siège de Tarragone rot l'action de guerre la plus difficile et la plus glorieuse de ses campagnes, par la défense obstinée des Espagnols, qui furent forcés dans cinq assauts; et par l'énergie des assiégeants, qui escaladèrent neuf brèches. Les Italiens, les Polonais, qui combattaient dans nos rangs, se montrèrent dignes compagnons des Français.
Four compléter ces succès, il restait à combattre Biake , que le maréchal Suchet avait déjà vaincu en Aragon , et qui venait défendre le royaume de Valence avec la dernière armée espagnole. Le siège fut mis devant Sagonte , autrefois prise par Annitat au commencement de la deuxième guerre Punique. Les Espagnols en avaient relevé les vieilles murailles; ils y opposèrent une vive résistance : deux assauts écliouèrent ; Biake s'avança avec son armée pour délivrer la place ; il perdit la bataille, et Sagonte capitula.
Le maréchal Suchet investit ensuite Valence par une manœuvre qui y renferma Blake avec toute son armée; Il pressa les opérations du siège , bombarda la ville, et la somma immédiatement. Le 9 janvier 4813 elle ouvrit ses portes : le général Blake fut tait prison-
Almonacid .
1 1 août 1809. •
Oc.ina,
18 novembre flfti.9
AibatleTom <S,
28 uovrnibre W*J.
Vique.
20 févr.er f XI ),
Lcrida .
'HtuIfld-UoriiiK'J,,
10 juillet 4810.
AlmHfla.
27 août 1810.
Tortos« .
2 janvier mi*
Badajoz , 10 mars 1811.
Gébora .
19 février 1811.
TariaRon*», 28 juin 1811
Sagonte, 25 octobre lëll.
Valence, Ohnvicr 1812.
nier avec dix-huit mille hommes. Toute l'Espagne, à l'exception d Cadix, fut soumise aux armes françaises : cette époque fut celle où l'empereur fit les préparatifs de l'expédition de Russie.
Après nos victoires , Û fallait aussi rappeler les noms de ceux qui ont contribué à les remporter. Retracer le plus grand nombre possible d'ennemis vaincus et de généraux français vainqueurs , c'est entretenir notre population guerrière dans cette idée , que quand la guerre éclatera, il sortira de tous les rangs de l'année des hommes capables de la conduire à la victoire. Ce travail , soumis aux mêmes divisions et subdivisions que le précédent, présente trois cent quatre-vingt-quatre noms de généraux en chef et maréchaux, de lieutenants-généraux commandants d'aile ou de corps d'armée, de généraux de division, etc., qui se sont fait distinguer depuis nos premières campagnes. Dans le nombre se trouvent inscrits à la fin quelques généraux de brigade ou colonels, pris en général parmi ceux qui ont péri sur le champ de bataille (I). On ne pouvait malheureusement descendre à des grades inférieurs sans risquer de se perdre dans un champ où Ton ne trouverait plus de borne*. Il faut remarquer d'ailleurs que la plupart de nos chefs ont commencé par être sous-officiers et soldats.
Peut-être citera- l-on quelques noms honorables qui manquent à ces listes ; le défaut d'espace a obligé d'en omettre plusieurs; mais tous ceux qui y figurent ont mérité d'être admis : lors même qu'ils n'ont pas jeté un grand éclat» ils ont un titre incontestable, celui d'avoir exercé un commandement, d'avoir conduit au combat les défenseurs de la patrie, comme on les appelait alors, dans ces temps où le dévouement était aussi difficile que nécessaire. Quand , pour récapituler nos victoires , nous en considérons l'origine, c'est justice d'honorer ia mémoire de ceux qui guidaient nos armées lorsque nous étions encore des conscrits ou des enfants.
A côté des souvenirs de l'aimée de terre, si longtemps seule combattante et victorieuse, on a entremêlé le nom de plusieurs marins qui , depuis l'origine de la guerre , ont commandé avec honneur nos vaisseaux et nos escadres.
(4) Pour désigner ceux-ci par uo signe particulier qui loti fit reconnaître, oo avait le projet d'accompagner leur nom d'une étoile; niais, faute de place, on les a distingués en les souliguant. Dana celle Notice on a adopté pour sijjue une étoile.
Parmi les généraux français, se lisent quelques noms polonais, allemands, italiens, espagnols, etc, ; les étrangers qui ont paru dans nos rangs, et dans les premiers grades, ont semblé avoir droit à ce souvenir. On Fa consacré, soit comme un nommage à la vérité, soit comme une preuve delà sympathie européenne que la France a trouvée dans les grandes crises.
Ces trois cent quatre-vingt-quatre noms sont partagés en quatre groupes, de six colonnes chacun, inscrits suivant la division générale, savoir i
Quatre-vingt-seize à la face intérieure du massif Nord , sous la petite voûte;
Quatre-vingt-seize à la face intérieure du massif Est, sous la petite voûte ;
Quatre-vingt-seize à la fitce intérieure du massif Sud, sous la petite voûte;
Et quatre-vingt-seize à la face intérieure du massif Ouest sous petite voûte.
Au-dessous de ces noms de généraux sont écrits les noms des armées que la France a entretenues sur tous les théâtres de guerre.
( Voir loi ubleaui ci-contre.)
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