JUSQU'A NOS JOURS
L’ÉCOLE MASSILLON
aspard de Fieubet laissait son hôtel à son frère, Anne de Fieubet, qui en prit possession, le 19 juillet 1701. Anne était entré aussi dans la magistrature; conseiller au parlement de Paris, en 1 663, il était nommé maître des requêtes, le 2 mars 1 665 . Une de ses nièces, fille d’Élisabeth de Fieubet et de Nicolas de Nicolaï, fut mariée à Louis de Rochechouart , duc de Mortemart.
Anne mourut en 1705. L’hôtel passa à son fils Paul de Fieubet, seigneur de Cendrey, Néveillon, Launac et Beauregard; qui devint successivement conseiller au parlement en [689, maître des requêtes en 1690, et conseiller du conseil du dedans du royaume. Il avait épousé Angélique-Marie de Fourcy, fille de Henri de Fourcy, conseiller d’État. 11 mou-
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rut subitement le icrmars 1718, à l’âge de 54 ans. Son fils aîné reçut l’hôtel en héritage. Il s’appelait Louis-Gaspard de Fieubet, seigneur de Beauregard, de Vineuil et de Castanet, conseiller au parlement de Paris. Sa femme était Marie- Anne du Molin, qui mourut, en 1713, de la petite vérole, et fut inhumée à Saint-Paul. L’unique fils né de ce mariage fut aussi emporté par la petite vérole, à l’age de dix-sept ans, le 5 avril 1731. Le foyer de Gaspard de Fieubet était vide. Resté seul dans cet hôtel où de si douloureux événements l’avaient atteint au cœur, il le prit en dégoût. Le 12 février 1752, il le louait au marquis de Crillon, et, le 7 juillet 1752, il le vendait pour cent cinquante mille livres à Marie-Elisabeth de Clèves, veuve de Pierre Nolasque Couvay, secrétaire honoraire du roi, chevalier de l’ordre du roi de Portugal, et gouverneur de Rosoy-en-Brie.
La famille Fieubet n’était cependant point éteinte. Arnaud- Paul, le frère puîné de Louis-Gaspard, avait embrassé la carrière militaire. D’abord officier dans le régiment du roi, puis guidon de la compagnie des gendarmes de la garde du roi, il obtint le grade de maître de camp de cavalerie. De son mariage avec Catherine-Henriette Feydeau, il eut un fils, Gaspard-Louis, né en ^32 et mort en 1700, et une fille, Catherine-Henriette, qui épousa aussi un officier, Mathias Raoul, marquis de Gaucourt, capitaine de dragons et maréchal de camp.
Élisabeth de Clèves ne garda point longtemps sa nouvelle acquisition. Le 19 février r 7 5 5 , par-devant Mc Renart, elle vendit l’hôtel à Élisabeth Roussel, veuve de Pierre Dedelay de la Gardel, secrétaire et fermier général du roi. Le prix monta à cent trente mille livres, dont vingt mille pour les tableaux et les glaces, et cent dix mille pour l’immeuble.