‹ Notice historique sur l'hôpital de FeursChapitre 3 sur 11 · DE PEURS · texte numérisé non relu

DE PEURS

C'est à partir de cette époque que date Texistence réelle de l'hôpital, existence sanctionnée par décret de monseigneur Camille de Neuville, archevêque de Lyon, le 16 noTembre 1690; ce décret approuye» dans tout , son contenu , le règlement administratif et religieux dressé , en 1688, {)ar les recteurs : MM. Duguet, du Rozier, de la Varenne et Martinièrc du Solcillant, deyant M' de Laforge, notaire. On lit dans l'exposé qui précède ce règlement : c Uhâtel-Dieu , qui eanstait à € Fetirs depuis de longues années , ne servait à rien c moins qu'à la fin pour laquelle on doit les établir, c parce que le revenu était si médiocre qu'il ne pouvait c servir à entretenir que deux malades milcment^ avec € une personne pour les servir. Mais ce revenu étant c tout d^m coup augmenté de 800 livres par le legs que c lui a fait ledit sieur du Soleillant, les sieurs recteurs « d^icelui, nommés au mois de décembre 1680^ ont fait c bâtir ladite maison ^ qui n était auparavant rien f moins que ce qu'il fallait qu'elle fût, et iceUe fait € mettre dans le meillettr état qu on pouvait V avoir, eu € égard à la place et à son revenu, et y ont établi trois € so^rs depuis l'année 1687» »

Dans ce long règlement plein de sagesse et de prudence, on remarque l'arlicle 12% sur le vêtement des religieuses : < L'habit des sœurs sera de couleur brune . « ou noire, ^ant les manches fort longues et presque c au bout du bras, et sera clos par le haut, de manière € que la gorge ne puisse point paraître, et que la mo- , € destie en leurs habits comme en leurs mœurs inspi^ « rmt F honnêteté et édifient les séculiers, ayant une • ^

« €oeffe de taffetoi noir à la tête H se tenant proprei c Mans affectation. »

L'article 14' porte : • Les sœurs saigmroni et feront c ^ies-mémes les sirops, confitures, décoctions, infu^ € sions, médecines et généralement tous les remèdes € qui peuvent être utiles ddus la maison, »

Nous venons de voir qu'à la création de l'hôpital de FeuTs se rattachent spécialement trois noms connus dans ce pays : les seigneurs du Solelîlant, du Rozier et du Verne) de Lavarenne; nous verrons plus tard les descendants de ces trois familles suivre les traditions de charité de leurs ancêtres et agrandir par de nouveaux bienfaits ToRUvre qui vient de naitre.

Déjà , le 4 juin 1681 , Jacques du llozier avait fait une donation à Thétel-Dieu d'une rente annuelle et perpétuelle de 14 livres 5 sous 9 deniers, au principal de 227 livres ; cette foiulalioii fut faîte en échange de l'obligation à laquelle était tenu le seigneur du Rozier, pour son domaine Nachard, de délivrer chaque année un barail de vin (50 litres) et vingt sous de pain aux fidèles assistants à la procession du lundi des Rogations. La distribution de ce pain et de ce vin avait lieu au retour de la procession , lorsqu'on revenant du ciiomin de Donzy, elle traversait un pré appelé du BaraiL Celte fondation d'une rente» en échange d'une servitude 9 n était pas, il est vrai , une donation gra* tuite par M. du Rozier , mais elle augmentait néan-meins les revenus de l'hôpital ; elle supprimait de plus une occasion à de graves abus; car cette distributien de pain et de vin , au milieu d'une procession , devait au moins en troubler l'ordre et l'harmonie» «i

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eUe n'offrait pas d'autres inconTénients* Cet ancien i^s** usage, qui témoigne de la naïveté de nos pères, avait peut-être trouvé sa cause dans la longueur d*unp procession faite à jeûn jusqu'auprès de Donzy, (car le château de PeDussieux dépendait alors de la paroisse de Feurs), vi dans la sollicitude du seigneur du Rozier pour la santé de ses vassaux. Quoi qu'il en soit, cet usage ne fut supprimé qu'avec l'approbation des habitants de Feurs , convoqués en assemblée générale sous les halles, leur Forum ordinaire.

M*"' Gujot, supérieure du nouvel hôpital, mourut i«9a»

en juillet 1695, après avoir, par son testament du 13 Juillet même année, reçu Sylvestre, notaire a iSéronde, institué l'hôpital pour son héritier universel ; sa succession, assez importante, parait avoir été uniquement

mobilière.

Par ce môme testament. M"' Guyot avait légué aux religieux Minimes de Feurs une somme de 600 livres, pour faire célébrer la messe à perpétuité dans la chapelle dudit iiôtel-Dieu, tous les dimanches de Tannée et aux huit fêtes de la Sainte-Vierge. Ce legs leur fut payé le ^ octobre'1694, mais en 1711 les recteurs en réclamèrent le remboursement, sous le prétexte que les religieux n'avaient pas fait ratifier cette fondation par le Conseil provincial de, l'ordre, quoiqu'ils aient toujours exactement fait célébrer les messes promises. Le supérieur général de l'ordre des Minimes avait refusé, en effet, d'autoriser la fondation des messes, à cause de la modicité du prix, et la somme de 600 livres fut restituée à l'hôtel-Dieu par les Pères Minimes.

i6»a. M*"" Guyot Tenait à peine d'être remplacée pftVi? M"* Antoinette Berger, religieuse, d'Epercieux-Sahit-

Paul , lorsque cette petite communauté fut encore frappée dans la mort de cette dernière, arrivée à la fin de la même année. Malgré le court séjour de quelques mois qu elle fit dans cet hôpital , elle avait, par son testament, du 1" novembre 1695, institué Thètel- Dieu pour son héritier universel. Cette succession était importante et consistait en immeubles situés à Epercieux; aussi , ses héritiers naturels s'en émurent, elle lendemain, )l novembre, un codicile annula le testa- :,ment fait la veille et convertit Tinstitution universelle en un legs de 300 livres. Sceur Geneviève Blein suc» céda à sœur Antoinette Berger.

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