‹ Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries du Musée du LouvreChapitre 19 sur 35 · ESCALIER. H · texte numérisé non relu

ESCALIER. H

ESCALIER (1)

Sur le premier repos de l'escalier se trouve un des lions du Sérapéum; il a été sculpté vers l’époque de Nectanébo. C’est le même roi qui est représenté dans la stèle du piédestal avec une série de divinités égyptiennes.

S 1176, 1177,1178, 1179. — Ces quatre grands canopcs d’albâtre ont été dédiés à Apis par le fils aîné de Ramsès Méiamoun, nommé Scha-em-tam.

S 962. — Cette figure, trouvée également au Sérapéum, représente une divinité qu’on appelle ordinairement Typhon. Son vrai nom égyptien parait avoir été Bes. C’est un nain trapu et guerrier, portant, comme Hercule, la peau de lion; il a des yeux de taureau, et ses figures le mettent en rapport constant avec Apis.

Dans le socle est incrustée une bonne figure d’Apis sculptée en creux, S 995, qui porte le titre ordinaire : Apis, seconde vie de Ptah.

(1) Les tableaux qui sont suspendus dans l’escalier n’appartiennent pas au Louvre. Ce sont des calques faits par MM. Bertrand et Joret, à Biban et Molouk, sur le tombeau de Ramsès I er . Dans la paroi de gauche, en montant, on voit : 1° le roi Ramsès I er adorant le scarabée, symbole du créateur; 2« Osiris sur son siège de juge infernal; le roi lui est amené par les dieux Horus et Toum, et par la déesse Neit. Dans la paroi de droite, le soleil, figuré par un homme à tête de bélier, vogue dans sa barque ; le serpent exprime, par ses ondulations, la route de l’astre qui traverse la région de* âmes. Le second tableau contient la suite du même sujet. La scène suivante nous montre le roi Ramsès eutre les dieux protecteurs de l’âme, Horus et Anubis.

Dans les deux petits tableaux, le roi est représenté adorant les dieux PtaK et Notcre Atmou; les déesses Ma, ou Justice, se tenaient à droite et à gauche de la porte qu’accompagnaient ces deux tableaux , pour y recevoir le roi défunt.

Les auteurs de ces beaux calques ont obtenu la permission de les exposer au Louvre, dans le Musée Égyptien. Ils donnent l’idée la plus exacte de la décoration d’un tombeau royal de la dix-neuvième dynastie.

A ESCALIER. 55

Sur le palier en face de l’escalier, sont placées trois statues :

À 73. — Statue de Siésis, grammate royal, intendant des greniers, dix-neuvième dynastie.

A 67. — Statue naophore en granit rose.

louiou, fils d’Ownnoiore, et comme lui grand prêtre d'Osiris à Abydos, sous le règne de Ramsès II. Les cartouches de ce roi sont gravées sur la statue en plusieurs endroits, touiou tient devant lui un naos dans lequel se trouve la figure d’Osiris.

A 90. — Au milieu se trouve une statue en granit noir, repolie et retouchée par une main moderne: une belle inscription gravée derrière cette figure nous apprend qu’elle représentait un commandant des provinces du Midi nommé Ensa-hor. Il vivait sous le roi Ouaphrès (vers 585 av. J. C.); il tenait sur ses genoux une triade divine, composée de Cnoutn, fabricatcur des dieux et des hommes, et des déesses Sati et Anouke; ce sont les déesses d’ÉIéphantine, où sans doute Ensa-hor résidait pour exercer son commandement.

Derrière cette figure, dans la niche, est une Isis romaine en marbre. Elle n’a d’égyptien que certains attributs et l’intention d’imiter le style hiératique des prêtres de Memphis.

Les deux sarcophages en basalte qui sont auprès de ces statues proviennent de la belle collection de Clot-Bey; ils appartiennent au dernier style des Saïtes.

Le plus grand fut destiné à un nommé Teskerles , nom qui parait étranger à l’Égypte (1). Sur la poitrine, un disque solaire déverse ses rayons sur l’épervier à tête humaine qui représente l’âme. A droite et à gauche, les déesses Isis et Nephthys lui tendent les voiles enflées, symbole du souffle de la vie. Audessous, le scarabée; à droite et à gauche, sur les flancs, les quatre génies funéraires, protecteurs des entrailles. La décoration est complétée par une série des dieux célestes adorés par le défunt. Aux pieds, les chacals, guides des chemins célestes.

A l’intérieur du sarcophage sont figurées les deux déesses du ciel et de l’enfer.

Le second sarcophage était destiné à une dame nommée (!) Sans doute un grec nommé Tisicratis.

ESCALIER

Tent-hapi. La gravure en est encore plus fine, et les légendes extrêmement soignées témoignent de la patience des artistes égyptiens. Le disque rayonnant, qui réchauffe l’âme humaine, occupe comme d’ordinaire la place de la poitrine. Au-dessous, le scarabée, symbole mystérieux de la renaissance divine, semble compléter le sens de cette promesse d’immortalité. Les déesses Isis et Nephlhys, sœurs d’Osiris, tendent à droite et à gauche les voiles enflées, symbole de l’halciue vitale. La légendegravée auprès d’isis explique clairementlc sens de l’action do ces déesses : Je viens à toi, je suis près de toi, dit la déesse, pour donner l'haleine à tes narines, pour que tu respires les souffles sortis du dieu Atmou (le soleil couchant), pour réjouir ta poitrine, pour que tu sois déifié; que tes ennemis soient sous tes sandales , et que tu sois justifié dans la demeure céleste. Sous celte scène, on voit la défunte devant le juge infernal ; les chacals, guides des chemins du nord et du midi, reposent à ses pieds, comme pour diriger ses pas dans le séjour des âmes. Sur les flancs, la défunte est placée devant deux longues rangées de dieux célestes. Derrière elle, on voit son âme sous la forme de l'épcrvicr à tête humaine; elle porte â son cou la croix anséc, symbole de la vie éternelle. Les serpents qui ornent les bords du sarcophage figurent, par leurs longs replis, les pérégrinations que l’âme doit subir dans la région infernale.

Le dessous du couvercle est orné de la figure ordinaire de la déesse du ciel. Le fond de la cuye porte au contraire la déesse de l'Amen fi, séjour des morts, et le dessous de cette cuve ellemême porte une inscription admirablement gravée : c’est une prière de la défunte.

Sur le palier, entre les colonnes, on voit la statue en albâtre de Ramsès Méiamoun; la partie supérieure est une restauration moderne. Autour de cette statue sont des pyramides votives.

Les grandes pyramides étaient les tombeaui des rois; mais leur exacte orientation avait fait supposer qu’on les avait mises en relation avec le culte du Soleil. Nos pyramides votives confirment e s caractères. Le principal personnage est ordinairement figuré en adoration, la face tournée vers le midi : à sa gauche sont les formules d’invocation au soleil levant, et à sa droite des formules analogues adressées au soleil couchant.

ESCALIER

Ces dispositions varient de diverses manières, mais toujours en rappelant l’orientation des monuments. On peut étudier comme exemples les pyramides suivantes :

D 14. — Pyramide en granit rose, sculptée sur deux faces.

Un scribe royal, Anaoua de Memphis, et sa sœur Aoui, sont en adoration devant le Soleil : une des faces sculptées est orientée au midi, l’autre au nord.

D 21. — Pyramide en pierre calcaire, sculptée sur les quatre faces.

Face principale : le dieu JRo ou soleil, forme humaine à tête d’épervier, est sur son trône. Il tient le signe de la vie et le sceptre divin. Sa légende lui donne le nom de dieu des deux horizons, seigneur du ciel. C’était la face méridionale.

La seconde face montre le dédicateur nommé Piaï adressant son hommage au soleil levant, comme l’explique la légende.

La face suivante fait voir le même personnage dans un naos. Sou âme se trouve à gauche, sous la forme d’un épervier à tête humaine, les bras élevés en signe d’adoration. Le ciel nocturne était censé la demeure des âmes.

La quatrième face, ou celle de l’ouest, est occupée par le dieu funéraire, Anubis, sous la forme d’un chacal; il est surmonté par les symboles de l’espace et du temps.

Les autres pyramides sont toutes décorées de sujets analogues à ceux que nous venons de décrire.

Auprès des pyramides sont rangées des tables à libation, sortes de bassins en pierre de diverses formes. On y a sculpté ordinairement des objets d’offrande et quelques prières adressées aux dieux par le dédicateur.

Les deux beaux bassins de granit noir, de forme circulaire, proviennent des fouilles du Sérapéum; l’un d'eux porte les cartouches de Ptolémée Philadelphc.

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Champollion avait classé les monuments égyptiens réunis dans le Musée CharlesX, sous les litres de : 1° Salle des dieui ; 2° Salle civile ; 3° Salles funéraires. Tout en respectant cet ordre excellent, nous avons subdivisé les monuments civils, en faisant une section spéciale pour les monuments historiques, c’est-à-dire pour les objets dont le principal intérêt se rapporte à la série des événements publics. Les progrès de la science ont rendu ces objets plus nombreux aujourd’hui qu’à l’époque de Champollion. Mais la dimension des salles n’a pas permis de suivre toujours exactement ces principes; des inscriptions placées dans chaque armoire indiquent la division à laquelle se rapportent les objets qu’elle contient. La salle historique est la première qui se présente en sortant de l’escalier.

Sur la cheminée est placée une statuette d’un travail très-fin; la matière est une sorte de stéatite jaune qui prend un beau poli. Elle représente Aménophis IV, un des derniers rois de la dixhuitième dynastie. Ses traits étaient loin d’être beaux. On a cherché ici sa ressemblance avec soin, car on reconnaît facilement le même profil sur les grands bas-reliefs sculptés par ses ordres en divers endroits. C’est ce roi qui voulut détruire le culte d’Ammon et fit effacer le nom de ce dieu sur les monuments de Thèbes.

Les deux sphinx de bronze qui sont à droite et à gauche de celte figure paraissent représenter le roi saïte Ouaphrès.

Les colonnes tronquées qui ornent la salle portent : l’une, la statuette du roi Psammélik II, en basalte vert; l’autre, un vase d’albàtrc qui a servi d’urne funéraire à un membre de la famille Clodia. C’était originairement un vase égyptien du dixième siècle avant notre ère. Un prêtre du dieu Ammon l’avait fait décorer des cartouches royaux d’Osorkon I er , de la vingt-deuxième dynastie.

Une troisième colonne porte un canope de la tombe d’Apis, marqué aux cartouches de Ramsès-Méiamoun.

armoire: a.

Les principaux objets de cette armoire sont, dans le bas, plusieurs stèles provenant du Sérapéum.

S 1907. — Cette stèle est entièrement peinte à l’encre rouge.

Le roi Pichaï y est figuré adorant un Apis de formehumainc, à tète de taureau, la deuxième année de son règne. Ce roi, que les stèles du Sérapéum ont fait connaître pour la première fois, fut le successeur de Scheschonk III (vingt-deuxième dyna.-tie), vers le milieu du neuvième siècle

S 1959. — Cette stèle consacre la mémoire d’un Apis, né l’un il et mort l’an 37 de Scheschonk IV, fils du roi Pichaï. Ce dernier Scheschonk n’est également connu que par les stèles du Sérapéum.

S 2252. — Nous fait connaître un prince, Psammétik, fils d’Amasis et d’une reine nommée Tentchéta, dont le nom était également inconnu avant la découverte de cette stèle. C’est probablement ce même prince qui ne régna que quelques mois avant l’invasion des Perses, et fut le troisième roi du nom de Psammétik.

Les autres inscriptions de cette armoire portent toutes desdalcs ou des noms royaux intéressants à étudier pour l’archéologue.

6a SALLE HISTORIQUE.

Dans le corps de l’armoire, sur la première tablette, le milieu est occupé par une figure fruste en basalte vert. C’est évidemment un portrait de roi; mais les cartouches qui étaient sans doute sur le socle ont disparu avec la partie inférieure de cette belle statuette, qui parait être du meilleur style saïte.

Les figures en schiste noir sont des images funéraires du prince Scha-em-tam, fils aîné de Ramsès II. Elles sont accompagnées de quelques figures de personnages de la même époque.

Deux vases d’albàtre finement gravés sont sur la meme rangée : l’un porte les cartouches du roi Nékao (vingt-sixième dynastie); l’autre, le nom de la reine Amen-meri.

Une statuette très-ûnement sculptée en marbre blanc représentait le roi Àménophis II, agenouillé et oITrant des vases à quelque divinité; la tête a disparu.

Sur la seconde tablette, sont des statuettes funéraires en grés rouge, qui appartiennent encore au prince Scha-em-tam. La figurine en faïence, d’un bleu éclatant, est une des figurines funéraires trouvées dans le tombeau de Séti I er , ouvert par Bclzoni. Nous considérons ce roi comme le chef de la dix-neuvième dynastie, vers le commencement du quinzième siècle.

Un vase d’albâtre porte le cartouche de Rameri, de la sixième dynastie.

Un autre vase en faïence bleue est décoré des cartouches d’un roi qui n’est connu que par cet objet provenant du Sérapéum; il se nommait Ramscs-si-Phthah.

Troisième tablette. L’emblème nommé Tat porte le cartouche de Ramsès VIII. Les vases sont marqués aux cartouches des autres rois de la vingtième dynastie.

Parmi les stèles de celte tablette on remarque une inscription cursivedu temps du roi IS'echt-har-hébi et une stèle duroiScheschonk IV, où il est indiqué comme fils de Pichat.

Sur la tablette la plus élevée sont : 1° un vase de la vingtième dynastie ; 2° une figure funéraire de Ramsès IV (même dynastie); 3° une figure fruste en granit rose; elle appartenait au roi Aménophis III (dix-huitième dynastie) et porte son cartouche.

AKXICBRE II.

Dans la partie inférieure, un bas-relief en pierre calcaire nous a conservé les traits du prince Scha-cm-tam, fils aîné et favori de Ramsès Méiamoun. Ce prince, fils de la reine Isinofre et grand prêtre de Ptah à Memphis, fut très-zélé pour le culte d’Apis, et nousluidevonsdenomhreuxmonuinents.ee profil bien caractérisé nous permet de contater qu’on a toujours cherché, avec plus ou moins de succès, a reproduire sa ressemblance dans les figurines qui portent son nom.

Au-dessous de ces bas-reliefs, un sphinx en bronze représentant le roi Ouap/irés (Àpriès d’Hérodote) ; les cartouches de ce roi sont sculptés sur les épaules, mais ils sont difficiles à distinguer, car ils sont cachés sous une inscription fausse gravée plus tard sur les flancs du sphinx.

Le bas de celte armoire contient encore un vase en pierre dure décoré des deux cartouches d’Arnénophis I er et une chatte en bronze dédiée par Psammélik I er .

Sur la première tablette on voit une statuette en bronze autrefois ornée d’une riche damasquinure en or qui relevait la gravure des vêtements et du collier. L’inscription du socle nous apprend que cette figure représente la reine Keramama, épouse de Takelothis 1 er (vingt-deuxième dynastie). Le galbe de ce corps juvénile est extrêmement gracieux.

Diverses figurines de bronze représentent des rois qu’on n'a pas encore identifiés.

Sur cette même tablette on voit un petit vase d’albâtre qui porte le nom d’une princesse dont l’époque n’est pas connue. Elle s’appelait Nuuv-em-techou. Le sens de ce nom est exactement notre locution : Valant son pesant d'or.

Une sorte de bouteille plate en faïence verte, de la forme des eulogies, porte les cartouches de Psammélik I«r (vingt-sixième dynastie).

Plus haut, un petit volet provenant d’une chapelle portative, en bois doré et émaillé, montre le roi Amasis en adoration devant Ilorus. L’autre fragment de bois, de forme analogue, est un sou-

venir, presque unique dans la science, du roi Pétusbastes (vingttroisième dynastie) vers la fin du neuvième siècle.

Le haut de i’armoire est occupé par des figures royales peintes sur des éclats de pierre.

ARMOIRE C

Parmi les objets très-divers qui sont dans le bas de celte armoire, nous ferons remarquer une stèle où la reine Ahmes-notcreari est adorée. Cette princesse, épouse du roi Ahmosis, qui expulsa les pasteurs à la fin de la dix-septième dynastie, joua sans doute un grand rôle à cette époque si critique pour l'Égypte; en effet, elle fut l’objet d'une vénération dont on trouve les traces pendant plus de cinq cents ans après sa mort.

Le coffret rectangulaire, en faïence verdâtre, est une boite à Jeu ; le dessus est divisé en cases régulières sur lesquelles les pions marchaient d’après certaines règles. Les côtés sont ornés des cartouches de la reine Ua-t-Aiou, fille de Toutmés 1 er et régente après sa mort.

On trouve les noms de cette même princesse sur tous les petits objets en bois, tels que traîneaux et modèles de hoyaux, qui sont sur la même tablette ; il est à présumer que tous ces petits objets proviennent de son tombeau.

Le vase d’albâtre porte le cartouche du roi Népherkérès, de la cinquième dynastie.

Les divers fragments de figurines en faïence bleue proviennent tous de la tombe de Séti I er .

Deux garnitures de porte en bronze sont décorées d’inscriptions où se lisent les noms de la reine Nitocris et de sa mère Schapen-ap.

Dans le corps de l’armoire on a disposé une collection des cartouches des souverains d’Égypte, gravés ou peints sur des objets d’un petit volume qui permit de les ranger en un ordre chronologique non interrompu.

Le premier est le cartouche de Mènes, gravé sur une feuille d’or; mais l’authenticité du monument est fort douteuse. Celte collection s’enrichit chaque jour; la douzième dynastie est presque complète, malgré sa prodigieuse antiquité. Le dernier cartouche est celui d'Antouin, gravé sur un scarabée en marbre.

Une petite stèle, aux noms d’Aménophis III, mérite surtout l’attention pour la beauté de son travail en terre émaillée, bleu sur blanc. Les cartouches en cuir gaufré de la vingtième dynastie montrent l’antiquité de ce genre d’ornements.

Au-dessus de la série des noms royaux est un chevet en ivoire, qui porte le cartouche du roi Népherkérés, cinquième dynastie; deux vases d’albâtre raccompagnent : l’un porte le nom du roi Meïra, sixième dynastie, et l’autre le nom de Népherkérès.

Un vase de cristal de roche porte les cartouches d’un roi Amenret qui est probablement l’Amyrtée des historiens grecs.

Dans le haut de l’armoire on remarque deux bas-reliefs qui représentent l'enfance de Ramsès II. Dans l’un, le roi est déjà adolescent; il est debout prés d'un lion, son arc à la main; il porte encore la tresse de cheveux, signe distinctif que l’on quittait à l’âge viril. Ses monuments nous le dépeignent en effet comme ayant fait la guerre dés son enfance.

Dans l’autre fragment, Ramsès II est un véritable enfant ; il est déjà roi, comme le montrent la vipère qui surmonte sa coiffure et les titres gravés auprès de lui. Il est coiffé de la grosse tresse pendante et porte le doigt à sa bouche en signe d’enfance.

armoire: d.

Celte armoire a reçu des objets de toutes sortes qui n’ont pu trouver place dans leurs séries. On y trouve :

1° Un choix de petites stèles provenant du Sérapéum, quelquesunes sont dessinées aux deux encres, noire et rouge, avec une sûreté de main étonnante ;

2» Les cônes en terre cuite : on ne connaît pas bien la destination de ces objets; la partie la plus large porte ordinairement une empreinte où se lisent le nom, les titres ou la généalogie d’un personnage défunt; quelques-uns sont utiles pour l’histoire par ces inscriptions;

3° Des tessons de vase, des cailloux et des fragments de pierres couverts d’écriture hiératique. Iis ont servi de matériaux pour écrire, sans doute à cause du prix élevé du bon papyrus. On y trouve habituellement des prières funéraires et quelquefois des documents civils.

Le fond de l’armoire est occupé par des boites de momie.

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