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DANS LES LOCAUX A TEMPÉRATURE ELEVEE

facilitât l’invasion de la fièvre jaune dans nos pays. C’est le contraire qui se produisit, comme le montre le tableau IV.

En effet, sur les vapeurs, les conditions de persistance des moustiques sont moindres que sur les voiliers. Le navire arrive plus vite dans les régions froides; la ventilation est plus forte et le navire se débarrasse mieux de ses moustiques.

Quand le stegomya persiste sur les navires à vapeur, c’est toujours dans les endroits où la température lui est particulièrement propice, surtout dans la machinerie.

Ce tableau démontre que dans les navires suspects ou infectés de fièvre jaune, de tels locaux doivent faire d’objet d’une attention particulière.

En 1908, une nouvelle épidémie éclata à Saint-Nazaire. Elle fut importée de la Martinique. Comme en 1861, elle entra en France réglementairement, c’est-à-dire que le temps fixé par les articles du Règlement de 1896 pour permettre de déclarer indemne, c’est-à-dire de ne prendre aucune précaution contre un navire venant de pays contaminé de fièvre jaune, était manifestement insuffisant. De même que celle de 1861, l’épidémie de 1908 évolua sans laisser reconnaître la moindre contagiosité en ce qui regarde les marchandises, les vêtements, les objets de literie. Seule l’action du moustique put être incriminée, et sur les parois des locaux contaminés du navire je pus reconnaître la présence d’une variété de moustique qui n’existe pas normalement à Saint-Nazaire, le stegomya fasciata.

Ce fait établissait que notre Règlement ancien, encore en vigueur aujourd’hui, était insuffisant à prévenir l’invasion de la fièvre jaune. Il faut d’autres textes et d’autres mesures. Ce n’est pas seulement à l’arrivée d’un navire qu’il faut combattre la fièvre jaune. La défense doit être organisée par les capitaines de navire dans les escales contaminées, dans le voyage de retour, avant l’arrivée en France et surtout avant l’arrivée au Sénégal, en Algérie ou en Tunisie. Pour atteindre ce but, je fus chargé de rédiger un nouveau projet de Règlement sanitaire maritime et des Instructions pour les capitaines de la Marine marchande (5, 6).

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