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qui, par quatre fois, résonnait ici (p. 154, 156, 157), et dont l'écho sinistre contrastait vivement avec la belle humeur des apprentis.
Maintenant tous se retirent et laissent le champ libre aux rêveries d'Ascanio, qui soupire une amoureuse cantilène: «A l'ombre des noires tours, » romance délicieuse qui n'emprunte rien aux procédés du leitmotiv, sorte d'intermède vocal, inutile en apparence, et pourtant aussi nécessaire que le lied du Printemps au premier acte de la Walkyrie.
Scène II. — Benvenuto rentre, inquiet et rêveur à son tour. L'empereur Charles-Quint Ta mandé près de lui ; mais il appartient encore au Roi de France ; il veut donc terminer cette statue de Jupiter, objet de son caprice, et du sein de l'orchestre montent tour à tour, pour s'enchevêtrer sur les mots : « Préparez le métal! » (p. 161 [135], m. 6), le iMotif de Jupiter et le Thème du Maître (M. VIII et La), puis (p. 162) [156] les deux Motifs de Y Atelier (M. II. a et h). Or, un autre souci le préoccupe : le Motif rappelé d'He'^é, dit par les harpes successivement en ré mineur et en ré majeur, se joint à celui de la Beauté, dit par le hautbois,
pour en trahir le secret. De là l'ordre que le maître donne à ses élèves, Ascanio et Pagolo, de le laisser seul ip. 162) [156]. Il veut achever sa statuette sans témoins, car c'est l'œuvre de son cœur. Justement Colombe passe sur la terrasse qui domine les jardins du Nesle et qu'on aperçoit par la grande baie du fond; un instant elle s'accoude à la balustrade et chante sans accompagnement une sorte de ballade, pleine de langueur et de charme : « Mon cœur est sous la pierre. » Aussitôt Benvenuto se met à la tâche, et les transformations successives que subit le Motif de la Beauté (M. VI) montrent la fièvre croissante avec laquelle il travaille d'après « le divin modèle que le hasard lui envoie ».
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