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et par le Thème de la Tendresse (M. \'. Si) qui semble devenir, dans la mesure 6/8, plus impatient, plus haletant.
(Hautb. Bass.^^
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et, revêtant cette torme encore plus concise (p. 3 18 [294]; m. 1 1),
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s'enchaîne à un rappel du Motif de la Détresse (M. R. iX), pour traduire l'anxiété suprême et le supplice d'un cœur désespéré. Dans la première partie du quatuor, Benvenuto et Scozzone
demeurent cachés et ne se mêlent à l'ensemble que sous forme d'à parte. L'intérêt musical se concentre donc sur les deux amoureux, et le Motif de Colombe (M. XI), confié à la flûte seule, exprime ici leur émotion et leur ivresse. Désormais, en effet, les Motifs d'Ascanio ne reparaîtront plus. La figure du jeune homme s'efface devant celle de la jeune fille dont la phrase se présente à quatre temps, d'abord douce et caressante ainsi qu'au quatrième tableau, puis plus serrée, plus chaleureuse avec ces mots : « Non ! ne l'aimez pas au moins comme il vous aime ! » (p. 321 [297], m. 5), et ceux-ci :
Mais, pour rassurer ma faiblesse,
Dites encore que vous m'aimez ! (p. 323 [299], m. 3).
Andaiitino
(IrsVns.)
Quant à la grande phrase du quatuor, elle peut exprimer, suivant le mot de M. Charles Gounod, « un sentiment très noble et très tendre (i) » ; mais elle a le tort, à notre avis du moins, de ne se rattacher par aucun lien mélodique au reste de l'action. Quatre personnages sont en scène, animés de sentiments qui ont déjà trouvé leur expression musicale, les Motifs d'Ascanio, de Colombe, de Scozzone, jalouse et tendre, de Benvenuto, rival et ami de son élève, devaient donc s'unir ici et former par leur
\\, La France, 23 mars 1890.
combinaison une sorte de symphonie vocale dont chaque partie eût conservé son caractère propre et sa signification précise.
C'est au moment où Ascanio hésite encore à faire au maître Taveu de son amour, que Benvenuto s'avance, résolu au sacrifice, et mettant ainsi l'art au-dessus de la passion, comme l'indique (p. 334 [310], m. 5), sous l'archet des altos et des violoncelles, un rappel du Motif de la Beauté (M. VI). Il chante d'une voix brisée par l'émotion, une cantilène dont les troisième et quatrième mesures réalisent en quelque sorte la forme définitive d'un de ses Motifs, le Thème du Dévouement (M. I. c) :
Moderato.
Elles indiquent l'effort généreux de l'homme qui s'efface devant l'artiste, de l'ami qui s'immole pour sauver ceux qu'il aime et protège. Une caractéristique transformation de cette phrase semble marquer la dernière convulsion de ce cœur qui agonise (p. 336 [312], m. 12).
(tr« Vni.)
Eh bien ! dit-il à son élève, quand le Jupiter sera fondu.
Sais-tu ce qu'en échange Je compte demander au Roi ?
C'est toujours la main de cet ange :
Seulement ce sera non pour moi... mais pour toi.
La flûte soupire alors doucement (p. 337 [313], m. 6) le Thème du Déimtementi^X. 1. c), sous la forme qu'il ne quittera plus désormais, et le Motif des Fiançailles {M. R. VI), emprunté au
NOTICE SUR ASGANIO
trio du mendiant (acte II, 2° tableau), forme la coda de cette scène jusque-là touchante et bientôt profondément dramatique. Car il faut prendre un parti. Colombe sortira de l'atelier, cachée dans la châsse ; Scozzone l'accompagnera au couvent et Benvenuto écrit à la prieure pour l'avertir de ses projets. Ici le leitmotiv domine et assigne au récitatif un sens précis : il nous montre quel combat se livre en l'âme de cette Italienne jalouse que hante l'idée d'un crime imminent et qui souffre, et qui songe à se sacrifier, comme vient de le faire celui dont elle admire l'abnégation. De là tous ces Motifs si expressivement rapprochés pour fournir le commentaire psychologique de cette situation : le Motif du Cnme (M. XII) ainsi présenté (p. 340 [316], m.8),
Poco allegro.
(Cor angl.)
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le Thème de la Souffrance (M. V. d) confié au trémolo du quatuor (p. 342 [318], m. 2),
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0 \ 0 % cresc.
enfin le Thème de la Jalousie (M. V, c), varié sous deux formes (p. 340 et 342) [716 et 3i8|,
NOTICE SUR ASCAXIO