Scène X. — Rien de plus alerte et de plus vivant, en effet
que le finale de ce tableau. Les élèves de Benvenuto ont envahi la scène; le Motif des Enclumes (M.R.l), le Thème du Maître (M.I.a), exprimé en doubles croches, puis varié deux fois (p. 123 [119], m. I et p. 124 [120], m. 4) pour mieux peindre leur joie,
Ail», mod»"
«Il . 111UU-. 0 ^ T~ '^' 0 0 i"^'~
AU», mod»».
(Quatuor).
3* LmA^
ainsi que le Motif de d' Estourville (M.X), gaiement travesti, lui aussi (p. 125 [121] m. 5),
AU», mod'o (Fl.) (H.) (Cl.) 3
préparent leur entrée et animent toute la scène. Vainement ils hèlent d'Estourville en se faisant de leurs mains un porte-voix ; alors Ascanio se détache du groupe, et seul, avec emphase, il somme le Prévôt de livrer Thôtel sous peine de le voir pris d'assaut (p. 130J [120J. Sa provocati(jn, dont le dernier mot à chaque fin de vers est répété par le chœur en écho, forme un chant écrit sans accompagnement et sans mesure, mais curieusement rythmé,
44 NOTICE SUR ASCAXIO
analogue par l'esprit à ceux que M. Julien Tiersot, dans sa belle Histoire de la chanson fopulaire en France (i), appelle des « Chansons de plein air ».
Pour toute réponse, le Prévôt tire un coup d'arquebuse. Tous aussitôt saisissent leurs outils, lancent des pierres, et finalement montent à l'escalade, en chantant (p. 1 34-140) [130-136] une sorte de refrain demi guerrier, demi plaisant, qui reflète la belle humeur de ces jeunes gens, enchantés de livrer bataille et de répondre à l'insulte par un tour de leur façon.
(i) Paris. E. Pion, Nourrit et C'% éditeurs.