REC
1 « Item nota quod messgrs. de Fribor ont schengkie «a messgrs. les Bernex tot les despens que lour et leur « chevaulx firont in la villa ». La notice se rapporte à l’a. 1443. V. Bücni. Hans Greierz und seine Annalen, ex des Æreiburger Geschichtsblätter, X (1903), p. 21. A remarquer, surtout, le verbe schengkier (all. schenken) et l’-a de villa conservé, comme en franco-provençal.
2? À. Bücni, Die Chroniken und Chronisten von Freiburg im Ue. dans le Jahrbuch für Schweiserische Geschichte, XXX (1905), p. 213.
8 Celui-ci fut un des amis de la littérature française au commencement du XV" siècle. Il mourut en 1443 et ne peut donc pas être notre correcteur, le ms. B étant daté de 1448. Nous trouvons sa signature (Petermann Cudrefin}) à la fin du ms. À. 37 de Berne, renfermant le Miroir de Souabe et nous lisons dans un ms. du Roman du yraye amour (Arch. et Mém. de la Soc. d'hist. du canton de Fribourg 56, 1 9): Cy finist ly romans de vraye amour. Et l'a fait escripre Petremann Cudrifin par la main de religious monssire Pierre de Paris et ce a moi de juing l'an mil IIXXVI et dedit sibi pro pena 10 s.s.
(Livre de Bonne Vice)
un ms. des « Distiques » de Caton (trad. de Jean Lefèvre) écrit par Pierre Arsent, dont nous avons parlé plus haut;
(Auas1Y 211014)
CCE —
un autre ms. renfermant la Vengeance de la mort de Notre-Seigneur et le Roman des Sepl Sages de Rome, en prose, écrit de la main de Claude Agnoz (Glaudez Agnox) :
et finalement un texte français de la Passion du Christ,dansun ms.
de la Bibl. Cantonale.
Tous ces textes, sauf, peut-être, le dernier, pour lequel je n’ai pas assez de renseignements, ont été écritsà Fribourg, ainsi qu’on peut le voir à des signes externes ou internes : p. ex., le Livre de bonne vie est sur un papier dont le filigrane représente cette tête de bœuf avec étoile dont j'ai eu l’occasion de parler; P. Arsent appartient à une famille bien connue à Fribourg aux XVme et XVIme siècles 1, et
1 Le texte, écrit par P. Arsent, se trouve à la suite d’une version française de la « Handfeste » (Arch.
d'Etat. Législation et yariétés 1?). Cette version présente nombre d'infinitifs en -ar, quand la terminaison
n'est pas précédée d'une consonne palatale /alar 14°, menar 15", ostar 15, gardar 16", esmendar 25' etc.). Inutile de diré que nous sommes ici en présence d'une caractéristique des parlers franco-provençaux. Arc. gl, I, 21: