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Claude Agnoz ! se déclare, lui-même, fribourgeois. Celui-ci, à proprement parler, n’a pu écrire que la seconde partie (Roman des Sept Sages) du ms., tandis que la première (Vengeance de la mort de N.-S.) est due à la main d’un copiste (Cy finis! la vengence de la mort de nostre seigneur Jhesu Christ laquelle men de devocion a fait transcripre Glaudez Agnoz borgeis de Fribour l'an nostre S. corem mil quartre cent let IX). La copie renferme plusieurs formes du français dialectal de Fribourg au XVe siècle, par ex., -au- devenu, ainsi que o large de lat. vulg., ou. chousse 07", 159; bouff 164", pout 164 \, nouf (neuf) 159° ; -i pour -e remontant à un -a précédé d’un son palatal, branchy 158", 162', clochi 169", etc. ?.
On a beau comparer l'écriture de tous ces textes avec celle du correcteur de À et B, on ne relève pas un nombre de concordances suffisant à nous faire croire qu’un de ces copistes a pu être le collationneur des deux manuscrits de Renaut. Il y a ressemblance, mais pas identité.
Un autre copiste fribourgeois, François Gruyère, travaillait en 1447 dans le Couvent des Cordeliers, à Fribourg #; mais son écriture, comme on peut le voir d’après le spécimen !, qui vasuivre, n’a rien à faireavec celle de nos mss.
1 Claude était un Asinari, famille d’origine piémontaise. Il est donc plus ‘que probable que le nom Agnoz est tiré, par voie de dérivation, du mot latin : asinus.
? Voir ma notice sur ce ms., dans la Zeitschr. f. roman. Philologie, NXXI (1907). pe 714. Cp. aussi mon travail sur la Bibl. de Hauterire aux XIIe et XIIIme siècles, extr. de la Revue des Bibliothèques, Paris, 1908, p. 15.
8 BerNarD FLeury, Catalogue des religieux du Couvent des Cordeliers d2 Fribourg, 1256-1905, n° 46.
1 C'est l’explicit du Doctrinal de Sapience, le célèbre traité de morale de Roye, archevêque de Sens. Le même couvent des Cordeliers possède un autre manuscrit (NV"* siècle) du Doctrinal. Voici la teneur de son «explicit »: Ille deus benedictus qui regnat trinus et unus nobis concedat gaudium in secula seculorum. Amen. — Anno Domini millesimo quatercentesimo quadragesimo octaro quarta die mensis aprilis. — Explicit liber de
Nous arrivons aussi aux mêmes résultats négatifs
si, sortant de Fribourg, nous examinons un autre texte françaïs, écrit à Romont, par un certain Chabordat. Il s’agit d’une traduction de la Règle de saint Benoît !, copiée en 1455, sur des parchemins donnés par Catherine de Billens.