‹ Notice sur Jean Vauquelain de Dieppe [microforme]Chapitre 2 sur 7 · ROSE ES ET · texte numérisé non relu

ROSE ES ET

lante, le 17 mai 1760, au terrible combat de la Pointeaux-Trembles. Il commence aussitôt des recherches, et il a le bonheur de reconstituer la vie de l’un des plus brillants officiers de la marine de Louis XV. Laissons-lui la parole :

« Fils d’un de ces armateurs dieppois, moitié corsaires, moitié marchands et les meilleurs marins de l’époque, Jean Vauquelain naquit à Dieppe en 1727. Dès l’âge de douze ans il était à bord du navire de son père et partait pour les Antilles, où, pendant six années, il fit d’heureuses croisières, se rompant, sous l’œil paternel, aux rudes travaux de la mer, apprenant la manœuvre, la théorie, la pratique, et formant sa volonté et son esprit à l’art difficile qui, désormais, avait pris sa vie. Son père se sentait revivre avec orgueil dans ce mousse qui promettait, et une circonstance vint confirmer ses espérances. En 1745, le bâtiment qu’il montait fut attaqué par une frégate anglaise. On était ce jour-là à la hauteur de la Martinique. L’anglais était supérieur au français, en hommes, en canons et en vitesse; mais le père Vauquelain était un vieux loup de mer, car la chronique du temps ajoute, en parlant de lui :

« Ce capitaine marchand savait se battre. Tout occupé » qu'il fut dans ce combat, où il n'avait que trente-six » hommes et douze canons à opposer à une frégate de » vingt canons et de quatre-vingts hommes d'équipage,

» il ne perdit pas pour cela de vue la manière dont son

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