DS 3 PAR
Le soleil s'éclipsa dans l’air plein de bitume. Ce jour entier passa dans le feu, dans le bruit; Et lorsque la nuit vint, sous cette ardente brume, On ne vit pas la nuit.
Nous étions enfermés comme dans un orage :
Des deux flottes au loin le canon s'y mélait; On tirait en aveugle à travers le nuage.
Toute la mer brûlait.
Mais quand le jour se fit, chacun connut son œuvre; Tous les vaisseaux flottaient démâtés, et si las
Qu'ils n'avaient plus de force assez pour la manœuvre : Mais ma frégate, hélas!
Elle ne voulait plus obéir à son maître, Mutilée, impuissante, elle allait au hazard,
Sans gouvernail, sans mâts; on n’eût pu reconnaître La merveille de l’art!
Engloutie à demi, son large pont à peine S'affaissant par degrés, se montrait sur les flots ; Et là ne restaient plus, avec moi capitaine
Que douze matelots.
Je les fit mettre en mer, à bord d’une chaloupe, Hors de notre eau tournante et de son tourbillon; Et je reviens tout seul me coucher sur la poupe
Au pied du pavillon.
J’aperçus des Anglais les figures livides Faisant pour s'approcher un inutile effort,
Sur leurs vaisseaux flottant comme des tonneaux vides, Vaincus par notre mort,
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La Sérieuse alors semblait à l’agonie, L'eau dans ses cavités bouillonnait sourdement ; Elle, comme voyant sa carrière finie,
Gémit profondément,
Je me sentis pleurer, et ce fut un prodige,
Un mouvement honteux; mais bientôt l'étouffant;
« — Nous nous sommes conduits comme il fallait, lui dis-je, Adieu donc, mon eufant. »
Elle plongea d'abord sa poupe et puis sa proue,
Mon pavillon noyé se montrait en dessous :
Puis elle s'enfonça, tournant comme une roue Et la mer vint sur nous.
» La mer, cette tombe glorieuse et silencieuse du marin, ne vint pas sur Vauquelain. Le drapeau fleurdelysé continuait toujours àflotter à l’artimon brisé del’Atalante
et le Leostoff et la. Diane tiraient toujours. Enfin, les Anglais se décident à aborder ce mystérieux vaisseau qui brûle par l'avant. Pasun mouvement ne se fait à bord du navire français : on n'entend que les crépitements de la flamme qui fait lentement son œuvre. Les Anglais grimpent à l'abordage. Ils aperçoivent Vauquelain en grande tenue et sans épée; il l'avait jetée dans le Saint-Laurent pour éviter de la rendre. Le commandant de l’Afa/ante était assis au milieu de ses blessés, au pied du pavillon.
» — Pourquoi n’amenez-vous pas votre drapeau, lui demande l'officier anglais?
» — Si j'avais eu plus de poudre, je causerais encore avec vous, Monsieur, lui répondit fièrement Vauquelain. Quant à mon drapeau, si vous voulez le prendre, vous
is-je,
lu madelysé alante fin, les au qui ord du s de la grimrrande aurent alante lon.
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encore elain.