‹ Notice sur l'incendie de la Cathédrale de RouenChapitre 9 sur 22 · MM IM · texte numérisé non relu

MM IM

(i) Quelle» que soient les causes de ces événements , on sait combien ils sont souvent terribles. Uncxcmple récent éricore , la chute du portail de S.-André, à Bordeaux, nous en offre la preuve tragique.

îaG Notice sur l'incendie

C'est par cette raison qu'on voit des voûtes verdir , se lézarder , et présenter enfin une vétusté prématurée , tandis que le reste du monument conserve encore la solidité de la jeunesse. Souvent la cause de ce dépérissement reste longtemps cachée , même aux yeux les plus attentifs , parce que les déprédateurs ont su porter leurs mains dans des lieux prcsqu'inaccessibles : alors le mal restant sans remède pendant de longues années , l'humidité , ce puissant agent de destruction , agit en toute liberté , et de là ces chutes épouvantables qui , semblables à la foudre , sont imprévues comme elle ; de là ces inclinaisons , ces déjettements irréparables , dont la continuelle menace , pour durer des siècles , n'en devient pas moins fatale à la fin. Et n'est-ce pas à ces larcins qu'on est forcé d'attribuer en partie le mauvais état dans lequel se trouvaient les pièces inférieures de la flèche de la Cathédrale , lorsqu'en 1 804 un remplacement presque général de la charpente fut jugé nécessaire et exécuté à grand frais , comme nous l'avons dit plus haut (i).

Les événements funestes , résultats de ces rapi-

(i) Quel contraste entre les remarques que nous publions et ce passage d'un écrivain du commencement de ce siècle. « Le « devoir, dit-il , en parlant des agents auxquels étaient confiées . « chea les païens , la surveillance et la conservation des temple* ,

Page 1