DEUXIEME PARTIE
Ceux qui vont ici bas cherchant la vérité, Si leur cœur n'est de bronze, ont d'après destinées. Les fleurs de leur printemps sont bien vite fanées, Leur vie est dans le deuil et dans l'austérité.
Ils marchent constamment sous un ciel irrité, L'infortune poursuit ces têtes condamnées. Toutes les passions contre eux sont déchaînées, La mort seule leur fait une immortalité !
Mais leur âme, domptant les atteintes du sort. S'élève, calme et forte, en un sublime essor, Comme la mer se dresse au vent de la tempête