‹ Notice sur l'œuvre et la vie d'Auguste Comte (volume 2)Chapitre 68 sur 103 · GUIZOT · texte numérisé non relu

GUIZOT

» Jeudi, 11 décembre 18â6. »

€ A Monsieur Aiig. Comte, rue Saint-Jacques , 4o9, à Parts.

« J*ai beaucoup regretté. Monsieur, de ne pouvoir aller mercredi à la séance d'ouverture de votre cours. J'avais du monde chez moi ce soir-là. J'ai donné déjà et je donnerai les programmes que vous m'avez envoyés. J'espère qu'un mercredi ou un samedi soir je trouverai assez de liberté pour aller vous entendre.

« Agréez, je vous prie, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.

« GuiZOT.

« Samedi, 12 (date illisible}. »

Lettre remise directement à M. Aug, Comte,

« Voici, Monsieur, le tome !•' de mon Histoire de la Révolution d'Angleterre. Je serais charmé que quelqu'un de vos amis, et bien plus encore vousmême, si vous en aviez le temps, en parlât dans Le Producteur; mais je tiens surtout à savoir si vous l'aurez lu avec quelque intérêt. « Mille compliments.

« GuizoT.

« Lundi^ 10 (pas de date). »

« A Monsieur Aug, Comte, rue Saint-Jacques, ioB, Paris.

« Il me survient pour demain, à une heure, une affaire qui ne me laissera probablement pas libre assez tôt pour que je puisse assister à l'ouverture du cours de M. Comte. Je le prie de recevoir l'expression de tous mes regrets. J'espère être plus heureux un autre jour.

<( Ma femme reste chez elle tous les mercredis soir; M. Comte serait bien aimable de venir nous voir quelquefois ce jour-là,

a GuizoT.

« Samedi soir, 24 janvier 1829. »

Voici encore, d'après la même source, une apostille donnée à Auguste Comte par M» Guizot en 1828, ipsa manu, sur une demande adressée par le premier à M. de Saint-Gricq, ministre du commerce, pour une place d'inspecteur dépendant de sa direction.

« Je me joins avec un grand plaisir à tant d'honorables témoignages.

M. Comte, avec qui je me suis souvent entretenu^ jrCa toujours paru un homme (Tun esprit très élevé et en même temps très applicable ; il est au niveau de la science et au courant de la pratique.

« Je ne doute pas qu'il no rendît à Tadministration qui se l'attacherait les plus utiles services.

« GuizoT (1) ».

Si tous les souvenirs de M. Guizot sont aussi précis que celui qu'il a gardé d'Auguste Comte, ses mémoires doivent être d'une exactitude précieuse! Nous ne sachons rien, en tout cas, de plus méprisable que ces gens surfaits qui, après avoir, par l'intrigue encore plus que le mérite, monté trop haut pour leur nature, arrangent sur le tard les remous d'une vie si embrouillée, pour se draper en irréprochables devant la postérité.

Ceux qui tiennent pour absolument véridique l'illustre doctrinaire feront bien de méditer cette aventure.

No ÔO AFFAIRE DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE

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