AVIS DE L'ÉDITEUR
Au moment de mettre sous presse In préface de ce volume, je me buÎs aperçu que Tauteur y injurie M. Arago* Ceux qui savent combien je dois de reconnaii^sance au secrétaire de l'Académie des t^ciences et du Bureau des longitudes comprendront que j'ai demandé cuiégimi/uevttnt la suppression d*un passsage qui blessait tous mes sentiments. M, Comte s'y est refusé , Dès ce moment je n'avais qu*un parti à prendre, celui de ne pas prêter mon concoure à la publication do ce sixième volume. M* Arago, à qui j*ai comnitini^ que cette résolution, m'a forcé d^y renoncer.
« Ne vous inquiétez pas, mVt-il dit, des attaques de M* Comte. Siclîeseo valent la peine, j'y répondrai. La portion du public que ces discussions intéressent sait d'ailleurs très bien quo la mauvaise humeur du philosophe dafe tout juste dr l'époque oii M. Sturin fut nommé professeur d'analyse ù l'Hcoïe polytechnique. Or, avoir conseillé, dans le cercle restreint de mon influence, de préférer un illustre géomètre au concurrent chez lequel je ne voyais de titres mathématiques d'aucune sorte» ni grands ni petits, c'est un acte de roa vie dont je ne saurais me re[ïentir;
(t) Voir en outre la Corruapondiince «vec MM. Valat et Stuurl MJIL-* H*
« Malgré les incitations si libérales de M. Arago, j'ai cru no devoir publier cet ouvrage qu'en y joignant une note explicative du débat qui s'est élevé entre M. Comte et moi.
« Bachelier, libraire-éditeur.
0 Paris, IG août 18^2. »