‹ Notice sur l'œuvre et la vie d'Auguste ComteChapitre 51 sur 65 · NEUVIÈME CIRCULAIRE · texte numérisé non relu

NEUVIÈME CIRCULAIRE

Adressée à chaque coopéraleur du libre subside institué par Auguste Comte pour le sacerdoce de rflumanité.

Paris, le 23 Déscarles 69 (30 octobre 1857).

Les morts gouvernent les vivants.

Auguste Comte.

Quand il y a dix mois à peine , notre vénéré maître indiquait d'une main si ferme, dans sa circulaire annuelle, l'opportunité du nouveau pouvoir spirituel, qui de nous eût prévu que cette grande existence, la plus parfaite de toutes celles qu'il a été donné jusqu'ici à l'humanité de produire , allait sitôt finir?

Il nous est ravi au moment où, mettant la dernière main à son œuvre immense de constructeur, il commençait a installer le nouveau sacerdoce, réalisant enfin le noble vœu de sa jeunesse.

La fonction sacerdotale succédait ainsi paisiblement a la fondation philosophique , pendant que croissaient le nombre et la vénération dévouée de ses disciples.

Il a donc disparu sans avoir pu exercer suffisamment cette prépondérance paisible et continue du maître sur les disciples, dernière fonction sociale des hommes de génie, et qui constitue, comme il l'a dit lui-même, leur principale récompense après la digne exécution de leur œuvre.

Certes, jamais n'éclata d'une manière plus frappante la profonde imperfection de l'ordre naturel , et jamais sujet plus grand ne fut oft'ert , à la résignation pour supporter, au courage humain pour réagir et modifier.

Mais il ne nous appartient pas d'oser ébaucher un jugement quelconque sur ce puissant génie , et comme l'a si bien écrit un de nos plus dignes confrères :

« Notre profonde douleur comme notre incompétence ne nous « permettent que de pleurer la perte prématurée de ce grand réno-

« valeur, que lapostèritéseulcpourrajuger, glorifier etbénir, ainsi « que la sainte compagne a jamais associée à son immortalité. »

.Te veux donc seulement, avant do dire à quel titre je parle et quelles sont les mesures prises pour conserver au milieu de ce grand désastre l'union de la famille positiviste, indiquer d'une manière rapide quelle fut cette vie, et comment il a constitué la tradition au nom de laquelle nous devons agir.

En 1822, a l'âge de vingt-quatre ans, Auguste Comte traça le plan de son existence ; ce plan , en trente-cinq années d'un labeur continu , il l'a accompli. Il a donc pu s'appliquer avec justice cette parole d'un poète :

« Qu'est-ce qu'une grande vie? Une pensée de la jeunesse réa- « lisée par l'âge mûr. »

Voyons maintenant quel fut ce plan et comment il l'a réalisé.

Constituer un nouveau pouvoir spirituel qui dans sa graduelle ascension mette fin a la révolution occidentale, en établissant la réorganisation intellectuelle et morale sur des bases positives, seules aptes à remédier au complet épuisement des doctrines théologiques et métaphysiques, tel fut le but qu'Auguste Comte traça à sa vie, et à la réalisation duquel il se voua.

Il voulut procéder dès lors ti l'installation de ce nouveau pouvoir. Mais la noble ardeur qu'animait son civique courage dut s'arrêter devant l'inéludable nécessité d'un préambule philosophique.

Et c'est ici qu'apparaît peut-être avec le plus de force combien la grandeur de son caractère était à la hauteur de son génie.

En 1825, il sentit en effet qu'une longue élaboration jjliilosophique était nécessaire pour constituer le dogme positif, base indispensable du nouveau sacerdoce. C'est alors que surgit le plan définitif de la philosophie positive. Son courage ne recula pas devant l'étendue de l'œuvre , et il entreprit d'instituer cette base inébranlable et solide de son action sacerdotale.

Mais dès lors l'éclat qui avait accueilli son début cessa graduellement , et il voua ainsi sou existence à la solitude et au dé-

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laissement. Pendant dix-sept ans que dura, au milieu des plus tristes obstacles, cette longue construction, il fut constamment seul. Il continua néanmoins sans découragement, soutenu par son énergique courage et par le profond sentiment de la nécessité sociale de son œuvre , au milieu de l'éclat de ces célébrités éphémères, descendues maintenant dans l'oubli. La vie même d'Auguste Comte est donc ainsi une énergique protestation contre l'anarchiquo égalité, et l'immorale domination du nombre.

Et, celui même à qui il était donné de reconstruire en Occident la vénération , et d'établir les bases de la nouvelle hiérarchie, prouvait par la grandeur d'une telle vie méconnue, que les faibles ne peuvent jamais instituer les forts. A ceux-là appartient de prendre directement la direction , sous la nécessaire condition d'un dévouement continu.

En 1842 fut terminée enfin l'œuvre philosophique qui instituait le dogme positif, en coordonnant les sciences en une hiérarchie naturelle, sous l'universelle prépondérance de la science sociale.

A la philosophie devait nécessairement succéder la fondation de la Religion. La Religion , par l'institution du culte et du régime, pouvait seule établir l'unité en nous, et le ralliement de chacun aux autres. Sans la Religion, qui subordonne les idées et les actes au sentiment, un nouveau sacerdoce était impossible, car le cœur, source même de la vie humaine , ne se trouvait pas alors directement atteint.

Mais ici une impulsion nouvelle était nécessaire pour faire sentir d'une manière plus familière, à l'âme vraiment romaine du philosophe , la prépondérance du sentiment.

Un attachement pur et profond pour une noble femme surgit en 184o. A peine un an après , en 1846 , le cœur d'Auguste Comte fut douloureusement ébranlé par la mort de cette digne amie , et ce fut dès lors sous l'invocation continue de cette imnmablc compagne que s'accomplit la fondation de la Religion de l'Humanité.

A cet égard, comme à tant d'autres, Auguste Comte nous offre dans sa vie même le type de l'état normal: l'homme pensant et agissant sous l'impulsion morale de la femme.

Et c'est ainsi que la femme, dignement honorée dans le sanctuaire même de la vie domestique , s'agrégera enfin à la société moderne.

I^a Religion était fondée.

Auguste Comte pouvait dès lors constituer le sacerdoce ; et c'est a quoi il avait voué le reste de son existence, pendant qu'il accomplirait, sous le nom de Synthèse subjective, la systématisa-

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tion des notions propres a l'état normal, en logique (mathématique), en morale, en industrie.

Et c'est au moment où il installait enfin le nouveau pouvoir spirituel , but définitif de toute son œuvre , que la mort est venue le frapper.

Mais en mourant il nous lègue , outre son incomparable construction , sa vie même comme un premier type de l'existence normale.

Auguste Comte nous transmet donc ce noble héritage: continuer la constitution commencée d'un nouveau pouvoir spirituel qui , au nom de la Religion démontrée , vienne graduellement rétablir en Occident l'ordre intellectuel et moral.

Condensant en lui l'ensemble des traditions humaines, il les transmet a tous ceux qu'anime le sincère désir de terminer la révolution occidentale , et du fond de la tombe c'est lui qui présidera encore à nos sentiments, a nos pensées et à nos actes.

Dans sa dernière circulaire, il nous indique aussi quelles sont actuellement les conditions de paix extérieure et de tranquillité intérieure, indispensables à l'accomplissement d'une telle œuvre.

« Les vrais progressistes reconnaissent l'incompatibilité des aspirations rénovatrices avec les perturbations extérieures. Une équivalente appréciation doit davantage prévaloir envers l'ordre intérieur dont toute altération suspend les dispositions régénératrices en ranimant des sollicitudes aveuglément conservatrices. Le positivisme consolide ces tendances spontanées en les systématisant , puisque le régime de l'activité pacifique repousse tout avènement violent. 11 dispose les gouvernés à regarder les commotions politiques comme directement contraires à l'élaboration des questions sociales dont la solution est principalement religieuse. Il montre aux gouvernants que la prépondérance normale des aspirations régénératrices constitue la meilleure garantie de l'ordre matériel , en écartant l'agitation métaphysique , d'après l'ascendant graduel des devoirs sur les droits. »

Telles sont donc les dispositions générales qui doivent nous guider dans la propagation graduelle du Po.'iitivisme.

Il me reste maintenant à expliquer succinctement la direction provisoire établie conformément aux prescriptions et aux désirs d'Auguste Comte.

Auguste Comte ne nomme pas de successeur. 11 y a par suile interrègne dans le sacerdoce de l'Humanité. Les disciples qu'il a le plus spécialement désignés ii cet égard, dans son testament, devaient donc pourvoir ii organiser un tel interrègne. C'est ce

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qu'ils ont fait, en s'inspirant des idées du maître et en suivant l'esprit de ses dernières prescriptions.

Auguste Comte, ainsi qu'il résulte de ses lettres, de ses communications A^erbales a la société positiviste, et enfin de son testament, a désigné un certain nombre de personnes comme pouvant former le premier noyau du nouveau pouvoir spirituel. Ce sont : MM. Audiffrent , Bazalgette , Congreve , Fisher, Folley, Edger, Laffitte, Papot, Robinet et Sabatier.

MM. Audiffrent, Bazalgette, Congreve, Robinet, Laffitte, présents à Paris, se sont constitués en comité , sous le nom de Comité positiviste, de manière a former le noyau central autour duquel se rallieront les membres épars de la famille positiviste. M. Sabatier a déjà consenti a faire partie de ce comité, et nous ne doutons pas de la prochaine adhésion de nos autres confrères.

Comme , d'un autre côté , Auguste Comte avait choisi M. Laffitte pour président perpétuel de ses exécuteurs testamentaires , et l'avait investi par suite de la direction des diverses opérations matérielles prescrites par son testament, les membres du Comité positiviste ont pensé qu'à ce titre la présidence devait être accordée à M. Laffitte.

M. Latfitte a donc été nommé président du Comité positiviste. D'un autre côté , la conduite des opérations matérielles lui appartenant comme président de la Société des exécuteurs testamentaires , il centralise ainsi la direction des affaires positivistes pendant tout le temps que durera l'interrègne.

Voyons quelles sont les fonctions du président du Comité positiviste.

Le parlementarisme , ou le gouvernement par les assemblées, étant contraire aux profondes convictions de la nouvelle école , nous n'avons pu songer à confier la direction à un comité.

Pour nous . tout pouvoir quelconque suppose confiance dans ceux qui l'acceptent, responsabilité dans celui qui l'exerce. Tous les positivistes savent qu'une force sociale , quelque limité que soit le cercle de son action , n'est installée qu'autant qu'elle a acquis un organe unique.

D'après cela , le président prend toutes mesures quelconques sous sa propre responsabilité : le Comité positiviste constitue donc au fond un conseil que le président consulte suivant qu'il le juge convenable ; par suite aussi, le président assume la responsabilité personnelle inhérente à toutes les décisions qu'il prendra.

Les fonctions du président consistent à centraliser autant i^ue

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possil)le tous les efforts de propagation et d'installation delà nouvelle école.

En.'^oignor, conseiller, consacrer et juger, telles sont, dans l'ordre naturel de développement, les fonctions de tout pouvoir spirituel quelconque.

L'enseignement et le conseil , auxquels doivent participer ii un certain degré tous les positivistes, seront coordonnés dans la mesure de notre pouvoir par des cours, des publications, des correspondances.

Quant à la consécration et au jugement, au successeur seul d'Auguste Comte ils peuvent appartenir.

Cependant le président du Comité recevra , devant nos frères assemblés au siège de la nouvelle foi , les engagements moraux qu'inspirent les actes principaux de la vie privée, et les inscrivant sur les registres positivistes, il leur donnera ainsi la seule consécration que comporte la situation actuelle,

Quoique je sois bien loin de satisfaire aux conditions propres à un tel emploi, néanmoins, surmontant toutes les répugnances personnelles qu'inspire nécessairement la disproportion entre la fonction et l'aptitude a la remplir, j'ai dû l'accepter. .le l'ai accepté comme un devoir sacré, légué par le maître, et que me facilitera le dévoiu'îmont des disciples.

Et en voyant la presque complète unanimité des adhésions, j'ai compris que tous sentaient la nécessité de maintenir l'unité de direction. — Nous continuerons donc la tradition de notre maître vénéré , pour transmettre a notre tour à nos successeurs le dépôt sacré de la foi nouvelle.

Il faut maintenant faire connaître les opérations matérielles que devra diriger le président du Comité positiviste.

Auguste Comte avait fondé deux institutions matérielles qui constituent un élément nécessaire à l'établissement du nouveau sacerdoce. Ces deux institutions sont : le subside sacerdotal et le fonds typographique.

Nous les maintenons toutes les deux.

Nous allons d'abord expliquer quelles sont les charges dont actuellement est grevé le subside.

Auguste Comte a fornmlé , dans son testament , trois prescriptions essentielles qui , du reste , ont été publiées a la fin du quatrième volume de la Foliiique iwsilive .

« r L'ensemble de nu\s adhérents continuera l'annuité viagère de 2,000 francs indiquée dans ma quatrième circulaire , alîn i[w

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j'accomplisse, jusqu'à son terme naturel, l'obligation résultée dès ma jeunesse , de ma seule faute vraiment grave.

r Une annuité viagère, de 1,500 francs, sera consacrée, par la reconnaissance des vrais croyants, à la fille adoptive qui m'a voué, depuis treize ans, son incomparable assistance.

3" Cette éminente prolétaire gardera, pour mon successeur, dans son état actuel, aux frais de l'Église universelle , le saint domicile où surgit et s'accomplit l'évolution religieuse du Positivisme, dont les rites sacrés continueront de s'y célébrer jusqu'à l'avènement d'un temple spécial. »

Nous avons offert à madame Comte les 2,000 francs de pension qu'Auguste Comte charge ses adhérents de payer, à condition conformément aux prescriptions du testament, que cette dame renonçât a revendiquer aucun de ses droits quelconques sur les objets mobiliers de son mari, et sur la propriété littéraire de ses œuvres. Treize positivistes offraient de s'engager solidairement comme cautions d'un tel payement. De plus, nous déclarions devoir payer toutes les dettes privées et publiques de notre maître venere.

On a rejeté nos offres plusieurs fois répétées. Il y a plus, cette dame nous a fait signifier par huissier, qu'elle s'opposait formellement a la réunion coramémorative qu'Auguste Comte avait prescri a ses disciples d'effectuer dans son appartement , le troisième dmianche après son décès. Et pendant que la pieuse cérémonie s accomplissait dans le domicile d'un de nos frères cette dame en vertu de son droit légal , occupait le domicile sacré où surgit 1 évolution religieuse du Positivisme. Toute âme honnête appréciera comme elle le mérite une telle conduite

Dapres cela nous avons dû signifier: 1° que nous cessions d offrir 1 annuité viagère de 2,000 francs; 2° que nous poursui!

fivenn 'T'"i ' "^-^^ l""ites que nous

fixent es droits de madame Comte. Ma prochaine circulaire indiquera les résultats de nos opérations

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Comte le oyer court à partir du 15 janvier 1858. Nous v inste

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d'obtenir lui ayant a ^a 101^1 n t ^ "^ '^ ''''' y tenir ses paisible^t e «eï^ positiviste continuera à de M. Ma-nin • nrésirlom . «eances, sous la présidence

Comte Sri; El:;;^ ^ conférée par Auguste

En outre, 3,000 francs ont été employés k la construction de la tombe qui renferme les restes sacrés du fondateur de la Religion universelle. Cette tombe a été exécutée d'une manière complètement conforme aux désirs consignés par Auguste Comte dans l'acte de ses dernières volontés.

Quant au fonds typographique , il se trouve détruit momentanément par l'impossibilité où nous nous trouvons placés d'acquérir la propriété des œuvres littéraires d'Auguste Comte. Mais nous le rétablirons bientôt par des publications qui commenceront dès l'année prochaine , au moyen d'avances faites par le subside sacerdotal.

Si, comme tout le fait prévoir, le zèle des vrais croyants se maintient, les dépenses assez considérables de cette année étant une fois soldées , le subside sera surtout employé a faciliter la fondation du nouveau pouvoir spirituel.

Le subside devra pourvoir, de septembre 1857 à janvier 18S9, aux dépenses suivantes :

1° 3,000 fr. pour les frais de la tombe d'Auguste Comte ;

2° 2,000 fr. pour le loyer du logement de notre maître;

3" 1,500 fr. de rente viagère a sa fille adoptive ;

4° 500 fr. pour les quatre mois a courir de la mort d'Auguste Comte a janvier 1858 ;

5° 1 ,500 fr. pour avances nécessaires à la fondation du fonds typographique ;

6° 1,500 fr. pour frais divers d'achats de meubles, etc., etc.

C'est donc dix mille francs que nous venons réclamer pour l'année 1858 et la fin de l'année 1857.

Ceux qui n'auraient pas versé leur subside de 1857 pourraient l'effectuer immédiatement , en renvoyant à plus tard le payement de l'argent qu'ils destinaient au subside de 1858.

Le compte des dépenses sera soumis par le président du Comité positiviste a la Société des exécuteurs testamentaires.

Dans ma circulaire annuelle , je ferai connaître le résultat général des dépenses soldées par le subside , et par le fonds typographique.

Telle est la direction intérimaire que nous avons dû organiser.

Quand aura enfin surgi , sous les conditions convenables d'âge , de capacité et de moralité , le successeur d'Auguste Comte, nous lui transmettrons alors dignement , j'ose l'espérer, un public plus nombreux, sinon plus dévoué, et fortement consolidées, les deux institutions matérielles nécessaires a son indépendance.

Pondant qu'une énergique dictature maintient en France, et par

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suite en Europe, l'ordre matériel indispensable, tous ceux qu'anime un vrai civisme viendront concourir à la paisible installation de la seule synthèse qui puisse mettre fin au désordre intellectuel et moral graduellement développé en Occident depuis le XIV* siècle.

Salut et Fraternité ,

P. Laffitte.

P. S. A partir du 15 janvier 1858, tous les envois quelconques devront être adressés a M. P. Laffitte , rue Monsieur-le-Prince, 10. Quoique nul ne doive occuper le domicile sacré , néanmoins c'est là que tout envoi doit arriver comme au siège normal de la nouvelle foi.

Jusqu'au 15 Janvier, tous les envois relatifs au subside seront provisoirement adressés a M. Joseph Lonchampt , rue Croix-des- Petits-Champs , 33.

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