ARMÉE
L^armée de la Chine mandchoue, qui comprend des Mandchous, des Chinois descendants de ceux qui ont aidé les conquérants actuels et des Mongols, est désignée sous le nom des huit bannières, Pa-ki, dont trois supérieures et cinq inférieures, qui se distinguent par leurs couleurs : jaune avec bordure, jaune, blanc, blanc avec bordure, rouge, rouge avec bordure, bleue, bleue avec bordure. Chacune de ces bannières est représentée par les trois nationalités Kou-chan désignées ci-dessus, ce qui fait ^n réalité vingt-quatre bannières ou huit Ki divisées en trois Kovr-chan. Chaque Kou-chan a à sa tète un lieutenant général, tou-tong. On peut considérer les huit bannières comme Tannée de la capitale ; Tarmée provinciale chinoise est désignée sous le nom de Tétendard vert LoU'Viny ; il se divise en forces de terre : Lou-lou, et forces de mer : Choui-che; les généraux en chef de provinces portent le titre de ti-tou, de ti-taî, puis viennent le général de brigade tsong-ping, le colonel fou-tsiang, le lieutenant-colonel tsan-tsiangy les commandants yo-kû les capitaines en premier tousse, en second cheoU'pei^ les lieutenants tsien-tsoung, les sergents patsoufig, etc. L'armée régulière est d^ailleurs mal organisée, mal armée, et n'atteint pas pour un empire aussi considérable le chiifre de 500,000 soldats. En cas de besoin, on fait des engagements temjioraires irréguliers, Yong,
Sue les Européens appellent généralement les braves, race aux arsenaux de Fou-tcheou et de Kao-tchangmiao et de la flotte du Nord, la défense des côtes, quoique impossible contre une force européenne, est un peu mieux assurée, particulièrement par la série alphabétique des canonnières construites en Angleterre ; malheureusement pour eux^ les Chinois n'ont pas Tesprit de suite et ne savent pas retenir leurs serviteurs ; leur principal instructeur, le capitaine de vaisseau anglais, Lang, qui faisait fonction d'amiral, qui aurait pu être pour la Chine ce que Hobart-pachaa été pour la Turquie, vient de donner sa démission à Li Hongtchang, à cause de la difficulté insurmontable qu'il rencontrait à l'endroit de la discipline dans son escadre (1890).