‹ Notice sur la ChineChapitre 25 sur 26 · LITTÉRATURE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE

province actuelle du Chan-toung), de 722 à 48i av. J.-€. Le Yo-king, livre de la musique, a été perdu, sauf quelques passages du Icheou-li et du Li-kL — B. Livres canoniques du second ordre ou petits Kings, comprenant : 1° les Se-chou, les quatre livres, c.-à-d. le la-hio, on Grande Science, le Tchoung-young ou le Juste Milieu (ces deux livres formaient deux chapitres du Li-ki), le Luen-yu. dialogues entre Confucius et ses disciples, 14,705 caractères, avec la paraphrase 76,736 caractères, et Meng-tseu, 34,685 caractères, avec le commentaire 209,749 caractères, le plus considérable des quatre livres, donne les conversations entre Mencius et les seigneurs de son temps; 2^ les deux rituels I-li, étudié récemment par M. de Harlez, et Icheou-li, traduit par Biot; 3° le Hiao-king, livre de la piété filiale, 4,903 caractères, dont nous parlons ailleurs; 4° les trois anciens commentateurs du Ichoun-^tsieou : Iso-chU disciple de Confucius, Kong-yang, de la dynastie des Han, et Keoulang qui vivait au i^^ siècle avant notre ère ; 5° le diotionnauv Eul-ya^ qui comprend les termes employés à Tépoque, répartis en dix-neuf divisions.

2° Livres d'histoire. Cette classe che se subdivise en quinze groupes: 4° histoire des différentes dynasties; 2° anna^s, Pien-men; 3° histoires générales; 4° histoires particulières; 5° histoires diverses; 6° documents officiels; 7^ bio^aphies; 8^ extraits historiques; 9° histoires d'Etats particuliers; 40° chronologie; 44° géographie; 42° administration et gouvernement; 43° constitution, lois, édits, etc.; 44° bibliographie; 45° critiques d'histoires. Les histoires des différentes dynasties qui forment la plus importante subdivision, Tching-che^ sont généralement faites sur le même modèle et comprennent trois sections : Ti-ki^ chronique des différents empereurs de la dynastie ; Tchi, mémoires sur les mathématiques, les rites, la musique, la jurisprudence, l'économie politique, les sacrifices, Tastronomie, Tinfluence des éléments, la géographie et la littérature ; Li-tchueîi, biographies des personnes célèbres et notes sur les peuples étrangers. Les histoires dynastiques sont au nombre de vingt-quatre; nous en donnons la liste dans le tableau de la page qui suit.

Je ne puis passer en revue tous les ouvrages historiques, mais je ne peux pas passer sous silence le long-' kien-kang-mou. Cet ouvrage, tiré et abrégé sous la direction du célèbre philosophe Tchou-hi du Tonç-kien de Sse-ma Kouang, puis continué et corrigé à diverses reprises par des savants, comprend Thistoire des dynasties impériales jusqu'à celle des Youen. Il a été traduit en français par le P. de Mailla et publié (4777 à 4780) à Paris par Grosier et Leroux Deshauterayes. Le Ichoa-^ chxyurkimeny ou Annales des livres écrits sur*bamhou^

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chroniqne trouvée, dit-oo, 284 ans ap. J.-G. dans un tombeau des princes de Wei, comprend un abrégé de rbi^oire chinoise depuis Houang-ti jusqn*à Tan 299 av. J.-€. — Les histoires locales sont extrêmement nombreuses; il n*y a pas de province, de prélecture, de viUe même qui n'ait son histoire ; ces documents sont souvent considérables, le Kouang^toung toutig-tche, a 120 vol., le Se-tchouan toung^tche^ 110, le Tche-kiang tounatche, 100; Thistoire de Chang-haï, Chang-hai hienr-tme a 16 vol., le Loyang-hien-tche^ 23, etc. ; les rivières et les lacs, comme celui de Hang-lcheou, Sir-hou-tche^ les montagnes par exemple les Liou-chan (Kiou-kiang), etc., ont leur monographie. — Les grands ouvrages que nous avons rhabitude de pUcer dans les encyclopédies rentrent dans la classe histoire ; le plus célèbre est le Wen-hien touna-kaouée Ma Touan-lin, en 348 livres, qui a pour h9seleToung'tien;i\ a eu deux suppléments, Tun au XVI', l'autre au xviii* siècle. — Cette classe comprend également la bibliographie, et il nous suffira pour montrer

Îuelle importance les Chinois accordent à cette science le iiûU'tinase'kau tsUmeti-chau isoung-mou^ catalogue de la bibliothèque impériale publié par ordre de Kienloung de 1772 à 1790, divisé en quatre parties, Se-kou^ que nous avons énumérées plus haut, et formant deux cents livres ; il a été publié en abrégé sous le titre de Kiririing se-kou Uvouerirchou kien-ming niau-lo.

3^ Livres de Philosophie. Cette série d*ouvraees comprend non seulement les philosophes, mais aussi les écrivains sur Tart militaire, la jurisprudence, Tagriculture, la médecine, l'astronomie et les -mathématiqnes, l'astrologie, les arts, les répertoires scientifiquea^ les polygraphes, les encyclopédies, les critiques, et les ouvrages sur le bouddhisme et le taoïsme, le tout réparti en 14 subdivisions. Nous ne parlerons pas naturellement des ouvrages rehitiis au Jou-Kiao, au Tao-Kiao, au Fo-Kiao, qui trouvent place ailleurs (V. le § consacré aux religions nationales). Les plus anciens livres qui nous soient parvenus sur Tart militaire des Chinois, sont le Sun-tse fnng^fa, écrit en 82 chapitres dont il reste 13, puis le Ou tse^ qui sont du vi* et du n^ siècles avant l'ère chrétienne. Les examens militaires portent sur six ouvrages qui sont classiques : King, qui sont outre le Sun-tse et le Ou-tse, Sse-ma-fa, Lou-tao, Leao-tse et Tai-tsoung (V. ci-dessus le § Armée), On trouvera des renseignements sur ces livres, particulièrement sur les premiers, par le P. Amiot dans le t. YII des Mémoires concernant les Chinois. Comme il est d'usage d'attribuer aux Chinois beaucoup des inventifs occidentales, rappelons qu'à la suite des travaux de W. F. Mayers, on sait oue la poudre à canon n'a guère été connue, et d'après oes sources étran-

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gères, avant le vi* siècle de notre ère, que rien ne prouve qu'elle ait été employée dans la guerre avant le xii* siècle et que sa puissance de projection n*a été connue qu*aa commencement du xv* siècle, sous le règne de Yong-lo. Parmi les ouvrases de droit, nous rappelleroçs Touvrage si curieux, appelé Si-yuen'lùu^ écrit en 1247 par Tsoungsse, qui sert de guide aux médecins légistes dans les enquêtes au criminel. Parmi les ouvrages sur Tagriculture, nous citerons le Noun-tchina tsauen-chou du célèbre Siu Kouang-ki (xvii® siècle) et le Cheour-chi-tonakao^ rédigé par ordre de Kien-loung en 4742. La médecine ofire, par ses doctrines et sa pharmacopée, un intérêt très grand; Tétnde de la langue et du pouls, l'emploi du ginseng, du thé, du sang de cerf, ae la dent de tigre, etc., Topération de Tacuponcture (tching-kieou)^ ont attiré l'attention des savants occidentaux sur un art médical dans lequel les méthodes empiriques et la superstition jouent un grand rôle et qu*une ignorance à peu près complète de Tanatomie et de la physiolo^e humaine rend à peu près nul. Parmi les hvres médicaux (l-kiao), il faut placer le célèbre herbier Pen-tsao kangmou, rédigé sous les Ming, par Li Che-tchin ; cet ouvrage est composé de cinquante-deux livres dont le dernier traite du corps humain. L'astronomie et les mathématiques sont en grand honneur en Chine : le calcul des éclipses, l'arrangement du calendrier, etc., demandaient des connaissances dans les mathématiques, qui, augmentées par les astronomes musulmans de l'époque mongole, l'ont été plus encore par les jésuites des xvn° et xvni* siècles : Ricci (Li Mateou qui a traduit Euclide); Terenz, Schall von Bell, Yerbiest, François Noël, Ignace Koegler, Hallerstein. Nous parlerons ailleurs de l'histoire de Part qui rentre dans cette classe de philosophie et nous ne rappellerons que quelques grandes encyclopédies, loui-choUj comme le San tsai tou houei écrit par Wang-ki, le lang loui kan écrit sous les Ming et revisé et augmenté en 4740 sous le titre de ^ouen kien loui han,

4® Belles-lettres. (letfce classe tsi se subdivise en cinq groupes : 4° les élégies de Isou, dues en majeure partie à Kiu youen, ministre du royaume de Tsou, dont une des principales pièces est le Lisao, qui a été traduit par Pfizmaier et Je marquis d'Mervey de Samt-Denvs (Kiu-youen, IV* siècle avant notre ère, s 'étant suicidé dans la rivière Mi lo, l'anniversaire de sa mort est encore célébré aujourd'hui en Chine le 5* jour de hi 5* lune par la fête des bateaux-dragons) ; 2° les collections particulières; 3^ les collections générales ; 4*^ les critiques sur la poésie et ki littérature et 5*^ les poèmes et les chants. Cette 4* classe de la littérature chinoise, qui comprend le théâtre et la poésie , a été très étudiée par les Européens. Quelques

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recueils, mmme le Kin kou ki kouan (quarante contes : le Luth brisé, la Matrone du pa^s de Soung), le Che eul leou, douze étages (les Sœnrs jumelles, le San yu Uon, l'Enfant ptiin, elc.), le Liao tchai tche y i, hffoung leou mang sont connus pur les Iraductioos d'Abel Rénmsat, du P. Denlrecolles , de Stanislas Julien, d'Hervey de Sainl-Denys, de Davis, de Samuel Birch, de Robert Bioin, de C.-F.-R. Allen, de Schlegel, de Giles, du eénéral Tcheng Ki-long. La collection do pièces de Ihéïtre la plus connue est celle de Youe» jin pe tchon^ fc«i,. répertoire de cent pièces de thédtre de la dynastie mongole dont quelques-unes sont célèbres, particulièrement la qualrevingNK^inquième, Tchao chi kmi etil-, Torphelio de la Chine, traduite en français parle P. de Prèmare et mise à la scène par Voltaire. Ajoutons enfin une littérature proverbiale extrêmement riche.

Dans celte immensité de la littérature, les Chinois ont fait un choix d'ouvragesd'écrivains de génie qu'ils désignent BOUE le nom de Tmi Iseu chou; les anciens Tsai-tseu sont sous la dynastie des Tcheou : Tso chi ou Tso Kieou-Hing, Tchouang-tseu ; sous les Han : Sse-ma Tsîen; sous tes Tang : Tou-fou, Li Tai-pe, Han-yu, Lieou Tsong-youen ; sous les Soung : Sse-ma Kouaog, Wang Ngan-chi, Ngheon Yang-Siou, Sou-che; sous les Youen : Riu-Heng, Ou- T'ching. Les Tsai-tseu modernes sont au nombre de dix : 1" San kouo tchi (Histoire des trois royaumes, traduite en partie par Théodore Pavie) ; 2" Hao kieou tchouan (l'Union bien assortie, traduite en anglais par Da^is et en français par Guillard d'Arcy) ; 3° hi-kiao-U (Deux Couines, trad. par Abel Rémusat et Stanislas Julien) ; 4° Ping ckan ling yen (Deux Jeunes Filles lettrées. Irad. par Stanislas Julien) ; S" Choui hou tckoutin (Histoire des rivages, analysée par Bazm, dans le Siècle des Youen) ; 6° Si >Stan^4i (Histoire du pavillon d'Occident, trad. par Si. Julien); 7° Pi pa kt (Histoire du luth. trad. par Bazin) ; 8" Hoa tsien ki (le Rouleau fleuri, trad. par P. P. Thoms, H. Kurz et G. Schlegel); 9' Ping kouei tchouan et 10° San Ho-Uien.

Les grandes époaues de la litléralure chinoise sont celle des Tcheou et des Tsin, avec les philosophes Cont'ucius, Mencius, Lao-tseu, Li-lseu, Yang-tseu, Tchouan g- tseu; celle des Han avec ses liistoriens et ses liommes d'Etat, Sse-ma Tsien, l'Hérodote de la Chine; poètes Li Tai-pe et Tou-fou et le ph koung, surtout celle des Soung avec le poète Sou Tong-po, avec Sse-ma Kouang, avec Wang Ngan-chi; encore brillante sous les Youen mongols, la littérature chinoise périclite sous les deux dynasties suivantes, et ce qu'elle gagne quelquefois en caractère scientifique, elle le perd complètement dans le domaine de l'imagmation,

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