‹ Notice sur la GuyaneChapitre 17 sur 35 · II. — Voies «le transport el «le <*oiiiinuiii«*al ion · texte numérisé non relu

II. — Voies «le transport el «le <*oiiiinuiii«*al ion

Nous ne savons plus quel auteur a dit que l’étude des moyens de transport doit précéder celle du commerce, comme l’étude du sol celle de l’agriculture. Nous avons voulu nous conformer à ce précepte, en commençant cet exposé par la description du port de Cayenne.

Le port de Cayenne. — Le port de Cayenne est vaste et sûr, d’un abord relativement facile, mais peu profond. 11 ne peut recevoir, en effet, que des navires tirant 4® 50 à 5 mètres au maximum. Encore ceux-ci ne peuvent-ils franchir la barre qu’aux fortes marées des syzygies, qu'ils sont quelquefois obligés d’attendre au large pendant huit ou dix jours. Ceux d’un plus fort tirant d’eau doivent mouiller aux îles du Salut, seul port profond et position maritime unique dans les trois Guyanes.

Quant aux nombreux estuaires formés le long de la côte par les fleuves, aucun ne présente, sous le rapport de la profondeur, les conditions nécessaires pour servir de mouillage aux navires de fortes dimensions. Ils sont tous plus ou moins encombrés par des dépôts alluviens, vaseux ou sableux. Cependant l’estuaire de la rivière de Cayenne présente en temps ordinaire des fonds de 4” 50, et 5 mètres et sert ainsi de port à la ville de Cayenne. Cet estuaire n’a pas moins de 2kilom. 500 de largeur moyenne, sur une longueur de 4 kilomètres environ.

Malheureusement, la rivière de Cayenne, comme tous les cours d’eau de cette région, charrie des quantités énormes

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