VANILLE
iction de la vanille à la Réunion (i due à M. Perrotet, botaniste voys liants importés furent partagés entn M. Joseph Hubert, qui créa la pren ette orchidée industrielle sur sa pr ird, à Saint-Benoit. De là, des houti répandues dans toute l'Ile, et la sup ird'hni en vanille est de 4,000 hecta ind sans cesse à augmenter. La Itîvée dans la partie du Vent, et production sont les communes de Se it, Saint-Joseph et Saint-Philippe.
[liante une atmosphère humide et c) [>pement Tous les sols des vallées ci i de la vanille, sauf ceux où l'eau séj 4on sèche. Les terres riches en hun l'on rencontre dans les forêts, oi s les éléments nécessaires à sa végé EMENT d'une Vanillebie. — La vanitl npante, elle a besoin pour souter euilles épaisses et larges, de tuteur c peuvent servir de tuteurs pour
sauf bien entendu ceux qui sont, comme le goyavier (genre Psidium), susceptibles de changer d'écorce. Parmi les arbres susceptibles de supporter les vanilliers, on peut citer :
Le Manguier (Mangifera indica).
Le Jacquier (^rfocarpws integrifolia).
Le Bois noir (Acacia Lebbeck), Le Bibassier (Eriobotrys japonica).
Les végétaux dont on se sert le plus souvent à la Réunion sont les filaos du pays [Casuarina tenuissima) et une euphorbiacée, le pignon d'Inde [Jatropka curcas). Lorsque Ton plante de la vanille en forêt ou dans un verger, rien n'est plus simple; les tuteurs se trouvant déjà en place, il suffit simplement de procéder à un élagage plus ou moins important pour permettre à la lumière et au soleil d'arriver jusqu'aux lianes. Le sol lui-même, dans ce cas, plus ou moins recouvert de débris végétaux, fournira aux racines la fraîcheur et la nourriture qui leur sont nécessaires.
Mais, la plupart du temps, l'on n'a pas toujours à sa disposition un sol recouvert d'arbres, et souvent les vanilleries nouvelles sont créées sur des terrains nus.
Voici, dans ce cas, comment l'on procède : Des tranchées de 0™40 sur une largeur de 0™30 sont ouvertes, la terre est complètement extraite de la fosse et remplacée par des débris végétaux de toute sorte, feuilles, brindilles, etc. D'autres fois, ces fosses sont exclusivement comblées au moyen d'aiguilles de filaos [Casuarina tenuissima)^ plante très abondante et répandue dans toute l'île. Ce premier travail fait, des boutures de figuier d'Inde de 1 mètre à 1™25 sont placées environ à 0"75 ou 1 mètre de distance les unes des autres. Immédiatement après, la bou-
S de 1 mètre de long est placée contre le sur lui au moyen d'une ligature générale- : des feuilles desséchées de vacoa [Pandaracines du vanillier ne tardent pas, dans ce le, à s'allonger en tous sens, et peu de l'aisselle des feuilles apparaissent des bourîveloppent généralement très vite, le deux ans, les premières fleurs apparalement elles sont sacrifiées, à moins que anille ne soient assez vigoureux pbur pouir; mais, niéme dans ce cas, on ne laisse illier qu'un très petit nombre de fruits, e trois ans, le vanillier est en plein rapdation artificielle des fleurs est confiée i des femmes et à des enfants, par mesure
îs vanilleries demandent à être abritées [ids vents. Une haïe formée par des mancocotiers remplit très bien ce rôle. Entre i peut, si l'on veut, planter quelques banaroncs, après la récolte des régimes, peuvent placés aux alentours des vanilliers comme
FRUITS. — La vanille est mûre sept mois ation de la fleur. On réconnait que la vamûre, par les signes suivants : la base du
teinte ambrée sans que la gousse soit pour out le péricarpe est parsemé de petites enfin, de loin en loin, et surtout à l'endroit e la déhiscencej on aperçoit de chaque côté ignés bleuâtres qui le sillonnent d'un bout
Préparation de la Vanille, — Diverses m.
ployées à Bourbon. — L'un des procédés les et le plus simple d'ailleurs pour la préparation est dit: procédé à l'eau bouillante : Lorsque l't une température de 55 à 65°, on y place les g dant 4 à 5 minutes. Avant cette opération, It doivent être séparés des belles vanilles et part. 11 faut, en effet, une température plus él de temps pour échauder les belles gousses. < vanille, retirée de l'eau, est placée immédiat des caissons en bois doublés de fer-blanc, tonnés, et d'une capacité de l mètre cube env
Les couvercles des caissons, qui sont eux-im d'une chemise (couverture de laine très épais pouvoir se fermer hermétiquement, de façon à n'arrive pas, ou très peu du moins au contact ( de vanille, de manière à ne pas les refroidir i On remarque, en effet, très souvent que certain celles qui sont à la partie supérieure du c exemple, et celles également qui se trouver angles, sont bien moins réussies que celles d est même indispensable très souvent de pasi veau ces dernières vanilles à l'eau chaude. I séjournent pendant 24 heures dans le caisson ration terminée, on les çnlève du caisson et ( ensuite au soleil sur des cadres, en ayant envelopper dans une couverture de laine très
La durée de l'exposition au soleil est de jours. Lorsque ces vanilles sont suflisamment i elles sont mises dans des magasins bien aérés claies en rotin. Une fois sur les claies, on proc jour à une opération que l'on nomme triage, siste à enlever au fur et à mesure les gous
avancées et à les mettre de côté. Il y a en efîet certaines gousses qui arrivent à point avant les autres. Il est une chose à laquelle on doit attacher une grande importance, c'est le dessèchement des crosses (pédoncules). Si le dessèchement se produit après que la vanille a séjourné axi soleil, c'est que le fruit a été échaudé à un degré trop élevé. Avant d'être empaquetées, les vanilles séjournent sur des claies pendant deux mois et demi et même trois mois. Elles sont ensuite placées dans des malles en ferblanc, pour qu'elles puissent se refaire (terme employé par les préparateurs). Cela veut tout simplement dire que les gousses prennent une certaine souplesse.
Une fois les gousses bien refaites, il est bon de procéder à un examen sérieux, pour s'assurer qu'il n'existe pas à la partie externe une moisissure jaune ou noire. Celle qui apparaît sous la couleur noire est surtout dangereuse et détériore immédiatement les vanilles si l'on n'y porte le plus tôt possible remède.
Glassage. — Le classage des vanilles se fait suivant la longueur et suivant la teinte des gousses. La couleur noire ébène est la plus recherchée. Celles au contraire qui présentent à leur surface des taches rousses, et qui sont dites boisées, doivent être mises de côté. Les vanillons, c'est-à-dire les fruits qui ont au-dessous de 14 centimètres, sont séparés des autres et forment des lots à part, ayant naturellement moins de valeur.
Empaquetage. — Il y a, ou plutôt on procède à la Réunion de deux façons pour l'empaquetage des vanilles. L'une est dite empaquetage ordinaire, l'autre a reçu le nom d'empaquetage à la mexicaine. La différence réside tout simplement dans la disposition que l'on donne à la crosse: dans le premier procédé, la crosse est maintenue droite ;
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dans le second, on la recourbe. On tend bi d'hui à mettre de côté le second procéd d'un centimètre au moins la dimension par suite celle du paquet. Le paquet, ur tient environ 70 à 110 gousses. Cela dépe la consistance des vanilles, de leur gro localité où la récolte a eu lieu. Il fai 3 kilog. 600 à 3 kilog. 700 de vanille y 1 kilog. de vanille sèche.
PROCÉnÊ DE MM. Leffray et Leroux pi TioN DE LA Vanille au Bois-Blakc (Sainte-R roux et Leffray, grands producteurs de v Blanc, commune de Sainte-Rose, ont tei la vanille au four. Comme pour la préparât lante, il est indispensable que les fruit parfaitement mûrs. Le four employé a exac de celui employé pour la fabrication du p chauffé à blanc entre 150° et 200°. Après ; tendres et les résidus quelconques qui s'; place un thermomètre, et il faut alors at s'en servir que la chaleur soit tombée d ou 65 degrés. Ce procédé peut donner de tats, surtout lorsque l'on a à préparer un de gousses, car il y a forcément une pert suite du refroidissement du four qui se i qu'il est impossible de hâter. Lorsque la.
four s'est abaissée au degré voulu, on y pi que l'on a eu soin d'enrouler dans une c et placer dans une boîte de fer-blanc, aya rante centimètres de haut sur cinquante long. Chaque boite renferme dix kilos eni elle est hermétiquement fermée et plac
pendant quinze à vingt heures. Au bout de quinze heures^ on peut ouvrir les boîtes, de façon à se rendre compté du travail; et si Ton aperçoit à ce moment que la vanille a pris une teinte brune ou plutôt qu'elle a une couleur ambrée, c'est qu'elle doit encore séjourner dans le four pendant une heure ou deux au plus. Il importe à ce moment de surveiller les gousses avec le plus grand soin. Deux heures après, on enlève avec soip les boîtes que Ton doit placer dans un magasin muni d'un parquet bien sec, de façon à éviter un brusque refroidissement. Chaque boîte sera enveloppée d'une couverture très épaisse, de façon à maintenir le plus de chaleur possible pendant douze à quinze heures, et à ce que la vanille soit parfaitement étuvée.
Au moment où les gousses sont retirées des boîtes, cea dernières doivent contenir le plus d'eau de végétation possible. Si, au contraire, on remarque qu'il n'y a qu'une faible proportion d'eau, c'est que la vanille a été brûléç et que la chaleur a été, par conséquent, trop intense.
Pour la préparation à l'eau bouillante, comme pour celle au four, le degré de chaleur voulu est généralement obtenu par tâtonnements et au moyen d'essais répétés. Il est en effet impossible de fixer un degré de chaleur invariable.. Tout cela dépend de la consistance de la gousse,. et cela est si vrai que, pour la préparation des différentes vanilles de la colonie, il y a des degrés de chaleur différents à observer. La gousse peut être, en effet, plus oa moins aqueuse, c'est-à-dire contenir plus ou moins d'eau de végétation, suivant que cette orchidée s'est développée dans iin climat humide ou sec. Les autres opérations sont les mêmes que pour la préparation à l'eau bouillante. Chez MM. Leroux et Leffray, les journaliers sont payés à raison de trois francs par jour. Ils fournissent journelle-
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ment trente-cinq p^iqiiets de vanille, si l'empaquetage se fait à la mexicaine, et de quarante à cinquante paquets, si l'empaquetage est ordinaire.
Procédé François Bouquet. — Le procédé de M. François Bouquet a un grand avantage sur les deux premiers ; c'est que la vanille peut être préparée par n'importe quel temps, puisque Faction du soleil devient absolument inutile. Voici d'ailleurs en quoi consiste ce procédé, pour lequel M. Bouquet s'est fait breveter : Tout près du magasin de vanille, dans une dépendance y attenant, se trouve une petite chaudière à vapeur destinée à produire la chaleur nécessaire dans des armoires que nous décrirons plus tard. Le magasin à vanille est une pièce qui peut avoir 27 mètres de long environ sur 7 mètres de large. C'est, du moins, la dimension du laboratoire de M. Bouquet. Le rez-de-chaussée est réservé à l'échaudage et à Tétuvage des vanilles vertes; car, quel que soit le mode de dessiccation employé, les gousses doivent toujours être soumises à l'échaudage, ou, si vous le voulez, à l'ébouillantage entre 50"* à 60**. L'étage du bâtiment est spécialement réservé au travail de dessiccation des gousses à Tair libre. Dans la sialle du rez-de-chaussée, se trouvent également quatre grandes caisses en bois de dimension variable, mais doublées en zinc à l'intérieur. Deux d'entre ces caisses sont spécialement réservées à l'échaudage de la vanille, les deux autres servent au contraire d'étouffoirs aux vanilles ébouillantées. Sur le fond des caisses à échauder sont placés des serpentins en plomb dans lesquels circule de la vapeur.
Cette vapeur sert tout simplement à ramener au degré voulu l'eau qui s'y trouve et qui a été préalablement introduite dans les caisses. L'eau ne tarde pas à atteindre
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VANILLE, TitÉ, CULTURES DIVERSES 111
bientôt soixante degrés, température que l'on élève et que Ton abaisse à volonté en ouvrant ou fermant le robinet qui conduit la vapeur dans le serpentin.
Chaque caisse peut échauder par jour environ mille kilos de vanille verte. Le reste du laboratoire est occupé par une vingtaine d'armoires dont voici la description : Elles ne diffèrent des armoires ordinaires que par leurs dimensions plus larges et moins hautes. Sur chaque tablette contenue dans leur intérieur, se déroulent également des serpentins en plomb de petit diamètre. Au-dessus de ces serpentins et suivant exactement leurs contours, les tablettes sont percées de petits trous assez rapprochés les uns des autres et destinés à l'entrée de l'air. Vers le milieu de la hauteur de l'armoire, on place également une tablette munie d'un serpentin et percée de trous. Au centre du plafond, il y a une ouverture de dix centimètres de diamètre surmontée d'un tube en fer-blanc de 1™25 de haut.
Sur les flancs intérieurs se trouvent fixées de petites tringles en bois servant de glissoires aux claies qui supportent les gousses. Chaque armoire peut contenir douze claies, recevant chacune cinq ou six kilos de gousses préalablement échaudées et passées à l'étouff'oir, comme il a été dit plus haut. Les claies contenant des gousses, une fois mises en place, les portes de l'armoire fermées, on ouvre le robinet de vapeur placé sur le conduit principal. Les serpentins s'échauff*ent en échauff*ant à leur tour Tair environnant, qui se raréfie, s'élève en traversant les claies, à la partie supérieure, en attirant au dedans, par les trous qui sont à la base de Tarmoire, une nouvelle quantité d'air. Un courant d'air chaud s'établit donc de bas en haut et s'échappe par le conduit supérieur en entraînant avec lui les vapeurs qui se dégagent des gousses, ou plutôt l'eau de végétation qu'elles contiennent.
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112 LA RÉLHION
L'opération dure de deux à six jours, suivant la provenance des vanilles et leur degré de maturité. Toutes les opérations à faire subir aux gousses vertes sont les mêmes que celles indiquées plus haut pour les deux premiers procédés de préparation.
Procédé au Chlorure de calcium. — Ce mode de préparation de la vanille, tout nouveau dans la colonie, n'est guère employé que parle Crédit Foncier et parM. Laborde, propriétaire d'une grande vanillerie au Grand-Brûlé. Voici en quoi il consiste : La vanille une fois échaudée, sa dessiccation est obtenue en vase clos, et dans une atmosphère dépourvue complètement de vapeur d'eau. Pour cela, il s'agissait de trouver un corps quelconque susceptible d'enlever à l'air les moindres traces de vapeur d'eau, et c'est au chlorure de calcium que l'on a dû avoir recours.
Les gousses sont placées dans des récipients en tôle galvanisée, récipients qui doivent, comme on le pense bien, pouvoir se fermer hermétiquement pour empêcher toute pénétration de l'air extérieur et, par suite, de la vapeur d'eau. Les gousses sont disposées dans des récipients sur des claies, et au-dessous de ces claies sont disposés un certain nombre de vases munis à leur partie supérieure d'une plaque de tôle perforée sur laquelle est placé le chlorure de calcium: Par ce procédé, assurent ceux qui en font usage, on obtient une dessiccation régulière et la vanille n'est jamais boisée. Il faut cependant arriver à doser d'une façon convenable le chlorure de calcium. De certaines observations, il résulte qu'un kilogramme de chlorure de calcium arrive à dessécher un kilogramme de vanille échaudée.
L'opération durerait un mois environ.
D'autre part, la dépense pour l'achat du chlorure de
calcium est faite une fois pour toutes. Quand ce corps est devenu déliquescent par suite de l'absorption de la vapeur d'eau, on peut facilement le régénérer dans une bassine en fer ou en cuivre avec un combustible quelconque.
L'eau s'évapore et le chlorure de calcium redevient solide. La seule précaution à prendre est toutefois de placer le chlorure de calcium revivifié en vase clos jusqu'à ce que l'on ait à s'en servir à nouveau.
L'avantage du nouveau procédé est le suivant : la vanille, se desséchant à l'abri de Tair, doit perdre beau- «ooup moins de vanilline que dans les procédés précédents, où elle est exposée à Tair sur des claies pendant dix à douze semaines au moins.
Georges Neveu,
Directeur du Jardin Botanique de Saint-Denis.