INSPECTION PRIMAIRE
Nos colonies au commencement du siècle ne pouvaient pas être plus favorisées que la métropole au point de vue de
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l'instruction primaire. L'ordonnance de 1816, qui affectait 50,000 fr. sur la cassette du roi à cet ordre d'enseignement, n'était pas de nature à en favoriser l'extension. Cette maigre subvention allait d'ailleurs aux écoles congréganistes.
Si alors il ne s'agissait guère d'écoles populaires, il s'agissait encore bien moins d'inspection pour ces écoles. Il fallait attendre la loi de 1833, dite loi Guizot sur l'instruction primaire, pour que l'on comprit qu'il importait d'organiser une surveillance «fficace et active des écoles primaires. Les grandes commissions que l'on avait instituées à cet effet, les comités locaux que l'on avait créés ne constituaient point ce qu'on peut appeler une inspection. Nos délégations cantonales actuelles ont succédé à ces comités; pourrait-on en attendre une directîoïi et une surveillance suflisantes pour nos écoles? Tout le monde sait bien que non. La création des Inspecleurs primaires, due à la loi de 1833, ne donna pas en France le nombre d'inspecteurs suflisant. Dans les colonies, notamment à la Réunion, on devait attendre bien longtemps les effets de la loi, puisque le premier inspecteur n'exerça ses fonctions qu'en 1849 dans l'île. De 1848 à 1869, on peut dire qu'il n'y eut presque pas d'interruption dans l'inspection . Mais en 1869 on supprima le poste.
De là, des réclamations fort justifiées de la part de la colonie.
Un inspecteur mobile, M. Viant, se fitl'écho de ces réclamations qui ne reçurent satisfaction qu'en 1887, après avoir été renouvelées par le Conseil général au cours de ses différentes sessions, le budget de l'ile supportant le traitement de ce fonctionnaire.
Le premier titulaire fut M. Bossard. C'est encore lui qui exerce ces fonctions actuellement, après avoir pendant
10 ans dirigé l'école normale annexée s Jycée.
Il eut six successeurs. Durant sa dir MM. Hoarau et de Morel, moururent dans 1 M. Deschamp, est inspecteur à Madagascar.
J.-lï. B