‹ Notice sur la RéunionChapitre 39 sur 82 · SEUVICE DE L INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

SEUVICE DE L INSTRUCTION PUBLIQUE

ÉCOLE PRIHAIR£ CENTRALE

'ons vu que les écoles primaires sont nombreuses lion. Nous ne pouvons faire l'historique de châles, mais nous extrayons de l'intéressante mo- ) faite par M. Henri Laffon, directeur de l'École les passages suivants' ;

primaire centrale, ouverte à Saint-Denis le ! 1894, est l'ancienne école des Frères, laïcisée i du gouverneur, en date du 10 septembre de la lée.

la plus grande et la plus importante de toutes les ngréganîstes de la colonie; elle comptait vingt très. C'était aussi le siège du noviciat, le lieu de

du Supérieur de la congrégation^ ou Visiteur. laïcisation, l'établissement prend le nom d'école centrale, à cause de sa situation au centre de la j l'existence de trois autres écoles laïques créées us de vingt ans : Tune il l'est, l'école de Sainte-

au quartier Sainle-Glotilde; l'autre à l'ouest, ; la Rivière, au quartier la Rivière ; enlin, la troi-

sud-ouest, l'école du Camp-Ozoux, au quartier oux.

lour plua dedùtails la monographie complète exposée au à laolasse 1 (Ëducatîoii de l'enfant), vitrine 1 de l'exposi- :éunii)n.

LA. REUNIOÎÇ

L'école centrale occupe une superficie de 1 hectare 23^ enclavée entre 4 rues formant un trapèze : les rues Saint- Denis, Sainte-Anne, la Boucherie et Saint-Joseph.

Le local, valant environ 200^000 fr., est la propriété de la commune. Tous les bâtiments qui s'y trouvent ont été construits à différentes époques. L'un d'eux date de plus de deux siècles, et avait servi de lieu de réunion à ht Commission d'administration de la Compagnie des Indes.

Période congrégaiiiste

Les Frères, demandés en France, s'embarquèi^nt à Rochefort sur le navire de l'Etat le Golo, capitaine Dauglard; ils arrivèrent dans la colonie le 17 mai 1817.

Ils étaient six, dont deux prirent la direction de l'école de Saint-Denis, qui, organisée contrairement aux statuts de la congrégation obligeant les maîtres à être trois au moins, disparut en 1824. Elle s'ouvrit de nouveau en 1826^ par suite de l'arrivée de nouveaux Frères.

Il y avait ajors quatre classes : deux pour les Blancs^ deux pour les Libres^ ; mais le 20 décembre 1848, eut lieu, par le commissaire général de la République, Sarda Garriga, la proclamation de l'affranchissement des esclaves qui entraîna la liberté et la fusion complète dans la fréquentation scolaire. L'école subsista jusqu'au 10 septembre 1894, époque de sa laïcisation. A ce moment, la dépense annuelle était de 39,055 fr.

Les Frères ont rendu des services dans la colonie. Ils furent les premiers à donner de l'instruction au peuple^ à ouvrir son intelligence inculte et grossière.

1. On entendait par « libres » les esclaves libérés ainsi que leurs, descendants.

ICE DE l'instruction plbliqle 181

ince Jes solides institutions de nos jours, ans les différentes classes laboi'ieuses de îujets qui occupent eneoro aujourd'hui des

■ables.

'École depuis sa laïcisation

aie ouvrit ses portes le 8 octobre 1894 Tout d'abord, il y eut 136 élèves; le lenlit jours après, 250; et le mois suivant, :Î13. eur nombre s'accrut graduellement, pour de 652.

;nt a les sympathies de tous, et l'admînisise vrvement à son bon fonctionnement, lation, ses succès, le nombre de ses élèves, mier rang parmi les institutions de même

i\ l'heure présente, il existe quinze classes ;ent ainsi :

2 classes parallèles (sect. enfantine). 92élèves

2 — — (1« année} 105 —

2 — (2' année) 125 —

2 classes parallèles (1™ année). 109 —

1 classe (2« année) 62 —

1 classe (1" année) 46 —

2 classes parallèles (2' année) 49 —

1 classe 27 —

1 classe ( 1" ann*«) 16 —

1 — (2« année) 21 —

15 classes 652 élèves

u cours complémentaire, jugée nécessaire n de l'école, est définitivement reconnue icision ministérielle du 17 septembre 1898.

182 LA RÉLNION

Programmes. — Tous les cours suivent les programmes officiels, augmentés toutefois des notions indispensables sur riiistoire, la géographie et Tagriculture du pays.

Maîtres. — Pour le plus grand bien de Tinstilution, des sentiments de bonne confraternité régnent chez tous les maîtres. Ils font preuve de zélé et de dévouement, et subissent dans Taccomplissement de Içur tâche une sorte d'entraînement des plus favorables. Mais quelques-uns ne semblent pas'avoir le feu sacré. Pe\it-être leur manque-t-il un encouragement, si Ton compare le traitement d'un instituteur à celui d'un grand nombre d'autçes fonctionnaires qui, pour un travail moins pénible, sont souvent mieux rétribués. Et, pourtant, à quelles obligations l'instituteur n*est-il pas soumis! Il lui faut un brevet pour rentrer dans la carrière, d'autres brevets encore pour obtenir les avantages d'un modeste avancement.

Depuis quelques années, le Pouvoir a relevé la condition d'infériorité où se trouvait jadis l'instituteur laïque. Il serait à désirer qu'il pût faire davantage!

Combien les instituteurs de la Réunion seraientheureux d'être traités sur le même pied que leurs collègues des Antilles!

La dépense annuelle est de 36.755 fr.

Elèves. — Comme la ville de Saint-Denis compte trois écoles maternelles, les enfants ne sont admis à l'établissement qu'à l'âge de 6 ans, et ne sont pas tenus d'en sortir à 13, à cause de l'existence du cours complémentaire.

Ils aiment l'étude, mais s'absentent fréquemment. Ce manque d'assiduité est dû aux fièvres endémiques ou aux services domestiques que les enfants rendent à leurs parents malheureux.

jpr^-

SERVICE DE l'instruction- l'UHLIQUE , 183"

Sans compter le Blanc, ces enfants appartiennent à différentes races: ie Gafre, le Madécasse, l'Hindou, le Chinois et le Métis.

Le Caire et le Madécasse sont en général d'une naturedouce; le Cafre est peu intelligent, moins que le Madécasse, mais plus opiniâtre et plus robuste.

L'Hindou, plus intelligent que les précédents, deconstitution faible, est indolent, efféminé, enclin aux. vices.

Le Chinois a l'esprit plus éveillé que l'Hindou; il est renfermé, vindicatif.

Quant aux Métis de toutes sortes, leur intelligence et leur nature sont variées et ne sauraient être bien: définies.

Parmi ces derniers, il convient cependant de distinguer le Mulâtre doué d'une vive intelligence et ambitieux.

A part ces types, existe encore celui qui, dans le pays, est désigné sous le nom spécifique de créole. Il tient à: honneur de passer pour autochtone, malgré l'histoire qui atteste que notre population est d'une origine pleine demélanges. L'autochtone, puisqu'il faut l'appeler ainsi, est un peu moins intelligent, aussi fort, aussi musclé que le Mulâtre, avec plus de malléabilité dans le tempérament.

Le frottement des enfants entre eux amène une amélioration sensible dans leur nature. Les instituteurs s'appliquent au développement de cette amélioration, en faisant pénétrer dans ces jeunes cœurs des sentiments d'humanité, d'amour-propre, d'honnêteté et d'attachement à la France,

La bonne organisation de l'école attire principalement dans les hautes classes, des élèves de tous les points <le l'île, placés par leurs familles, quelque peu aisées, chez des correspondants de la ville.

RÉSULTATS. — De 1894 à 1898, i'étabi recevoir 59 élèves au certificat d'études ; brevet élémentaire. De plus, 15 ont été normale; 6 ont eu des bourses pour U -reçu, n" 1 avec félicitations du jury, poui et métiers de Dellys, d'où il est sorti avec la première médaille d'argent et le gi major.

On trouve d'anciens élèves de l'école i toutes les administrations, dans le comi rentes industries, les ateliers de toutes s< uns même sont instituteurs; d'autres enfir à Madagascar comme géomètres du t phique.

Ecole manuelle cCapprentiss<

Une école manuelle d'apprentissage est e primaire centrale; elle fut inaugurée le 9

M. le gouverneur Beauchamp, dont li tude est toujours en éveil lorsqu'il s'agit conditions de notre vie économique, av lire dans nos annales les services rendi l'école des arts et métiers, soit par les par les Pères du Saint-Esprit.

L'école des arts et métiers avait été ins colonial du 11 septembre 1840, avec le c lerie, comme chef de l'établissement, des des ouvriers du génie pour guider les trav internes, logeaient et recevaient l'ense rique dans les bâtiments affectés aujour de la Douane; pour l'enseignement prat daient à l'Artillerie. Cette école fut disse 1855, à la suite d'une mutinerie (.VrrtHé d

Page 1