‹ Notice sur la rivière Rouge dans le territoire de la Baie-d'Hudson [microforme]Chapitre 3 sur 6 · NOTICR SUR LA RIVIÈRE ROUGE · texte numérisé non relu

NOTICR SUR LA RIVIÈRE ROUGE

dés rivières. Le feu qui court vrdinairement dans le foin, le printems et l’a tümne,;contribue grandement à le diminuer.Ün ne peut pourtant pas dire qu le bois manque. Beaucoup d’espèces de bois qui se trouvent en Canada ne à trouvent pas là, tel que le pin, l’érable,la plaine,le merisier, le hêtre, la pru che, eic. On y fait du sucre, avec l’eau qui découle d’un arbre qu’on appell daus le pays érable giguére;-eile ne ressemble en rien à celle du Canada Ce sucre, qui ne vaut pas celui de notre érable pour le thé, le remplace tré bien partout ailleurs, Le bois le plus commuün est le chêne blanc. Ces avec ce buis que toutes les bâtisses du pays sont construites. Il n’y a poin

de ce qu’on appelle, en Canada,chêne rouge ; le bois blanc dont on fait gè. »

néralement les planchers et les madriers,qui entrent dans la construction de: édifice ;, le tremble dont on tire le mêine parti,l’orme, le lierre qui est l’arbre le plus gros du pays : c’est ordinairement avec le tronc de cet arbre que l’on fait les plus grands cauots; on trouve de lPépinette blanche et rouge à une dixaine ds: ligues de la Rivière Rouge, en partant de sa rive druite. C’est ds cette épiuétte que l’on tire de grands bois de charpente et beaucoup de madriers et de planches. Tous les arbres fruitiers étrangers paraissent condamnés à ne jamais réussir dans ce pays-ià : des érabes et des'nogers du Cana: da, dont on avait semé la graine, ont paru d’abord devoir vivre longtens sur celle terre étrangère pour eux j mais bientôt les gelées tardives du printems les ont tués. Les beaux jours commencent quelquefvis avec le mois d’a. viil, a végétation avance rapidement, mais les fortes gelées qui viennent en. suite, font périr les bourgeons et même les feuilles des arbres qui ne sont pas indigènes, et l’arbre lui-même meurt. Les arbres du pays suullrent eux-mé. mes beaucoup de ces gelées tardives ; 11 west pas rare de voir les tremble: couverts de fouilles, à la fin d'avril une année, et l’année suivante, en avoir à peine autant à la fin de mai. Le printeims tardif est ordinairement plus favorable pour tous les grains : en 1841 et 43, on n’a pu semer que vers le six ou huit de mai, et il y eut récolte abondante, On a été longtemps sans voir de bled noir vu coulé ; ve désespoir du cultivateur s’est fait sentir quelquefois. On n'a pas encore vu les mouches, qui empêchent souvent les cultivateurs de semer du bled, en piusieurs parties du Canada. La neige disparaît entre le Ier. et le 10 avril, vu a vu la glace partir le 6 d'avril et aussi le 8 de mai ; le froid monte,presque ious les hivers, jusqu'à 35 degrés de Réaumur. Les chaleurs de L'été sont quelqries fois accablantes,mais de courte durée ; assez souvent il ÿ a du bled d'epié ala St. Pierre : on en a coupé une fois le 28 ou 29 juillet,/mûr, de bulle qualité. Ordinairement la récolte de bled commence vers ie 15 aôut.

L'égise de St. Bouiface est bâtie vis-à-vis le confluent de la rivière Assiniboine avec la Rivière Roug?. La Rivière Rouge sort du lac Rouge dans les Etats-Unis ; elle reçoit dans son cours un grand nombre de rivières qui parcourent les plaines 1ninenses qui la bordent de chaque côté ; elle coule du midi au nord et va se jeter dans le lac Winipick, à environ dix-huit lieues plus bas que l'église de St.-Bonitace. Cette église est bâtie en pierre, elle a cent pieds «ue quarante-quaire en dedans ; les murs ont vingt-huit pieds de hauteur ; le portail et les clochers ont 75 pieds ; elle possède une jolie sonabrie composée de trois petites cloches qui pésnt seize cents et quelques livres ; elles ont êté fundues à Londres par M. T. Mears, et rendent très-bien les trois notes : fa,sol, La ; ellea ont coûté £101 15. Cet achat est le don de

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plusieurs personnes bienveillantes du Cansda et amies de V’ér êque de Julio. * polis. L'église de St. Boniface est,sans contredit,le plus bel édifice du pays elle a été bâtie par les dons du clergé et du peuple canadiens qui répondirent énéreusement à une‘demande faite dans ce but par feu Mgr.Panet,en 1831. D'hon. Coinpagaie donna deux cents livres sterlings en C2"1x fois, pour aidér la constructhva de cette église ; plusieurs membres de la même compafgnie dontièrent a issi,les uns £10,les autres £5 pour la même fin.Cette géné- | rosité de leur part ne fut provoquée par aucune demande faite par le clergé catholique ia Propagation de la Foi de Lyon a pourvu au reste de la dépense. : A cinq heues de St Bomiace et sur la rivière Assiniboine,'est l'église de ISt. François-Xavier, construite en bois ; elle a SÛ sur 34 pieds. Cette place s'appelle vulgäirement la Prairie du cheval blanc. Sa population est de :850 ames; un prêtre réside dans cette petite paroisse. Trois lieues rlus * haut, sur la même rivière,est une autre chapelle en bois,de 60 pieds sur 28, sous l’invocation de la Conversion de Si. Paul. Ce lieu s’appelle la Prairie de Fournier. Autour de cette chapelle,est un village qui renferme une partie des Sauvages convertis à la foi catholique ; les autres s’y rendent de tems en tems pour ieurs devoirs religieux et vivent,le reste du tems, dans les lieux de chasse. Un prètre réside aussi à ce ‘poste.

Outre cestrois résidences, un prêtre fait, depuis 1£38, une mission de ‘plusieurs mois au lac Lapluie, sur la rivière et le ac Winipick. On a commencé, l’an passé, à bâtir une chapelle à Wabassimong,sur la rivière Winipick, (cette rivière est la décharge du lac Lapluie et du lac des Bois ; elle tombe dans le lac Winipick). Cette chapelle sera un centre de réunion pour les Sauvages des environs; ils y recevront l’instruction,à certains tems de l’année. Al y'a dejà dans cette mission naissante quelques adultes de baptisés et un plus grand nombre d’enfans. |

Un autre prêtre visite, depuis trois ans, les différentes places du lac Manitoba, dans le Nord duquel il à bâti une maison qui sert de logement et de : chapelle, sous l'invocation de St. Norbert. Les Sauvages qui demeurent sur les bords du lac ne forment guère que 30 ou 40 familles ; elles sont chré-

tiennes en grande partie.

Ua troisième prêtre a fait, l’année dernière, un voyage de six mois vers “la Montagne de Roches ; il a baptisé 365 enfans. Les Métis et les Sauvages de ces parag's l'ont reçu a vec joie et ont exprimé le désir de le voir revenir au milieu d'eux. L’evêque de Juliopolis, qui cherchait depuis longtems à lenvoyer des missionnaires dans cette partie éloignée de sa jurisdiction,a pris, au mois de juin deraier,des arrangemens avec le gouverneur de l’hon. Compagnie ; et le mèins prêtre, qui parie bien la langue des Sauteux et celle dos Gris, vers lesquels il est envoyé, est parti le 3 juillet pour aller visiter, tpendantl’hiver,les pastes de traite de l’hon, Compagnie vers le nord,instruiro les serviteurs et les femmes,oncore infidèles pour la plupart, et baptiser les …nfans. IL doit aussi choisir une place où les Sauvages aimeront à se réuir, afin d'y établir une inissioa permanente ; il reviendra, l’été prochain,rencontrer l’évêque de Juliopolis à la Rivière Rouge, et repartira avec un autre

prêtre et des honmss p ur Coinmencer son établissement. Une lettre de ce sprêtre courageux, du 17 juillet,annonce que les Sauvages s9 réjouissaient de

sat Le don de Ajson arrivée au miliou d'eux, auriout pour y demeurer. Li y a lieu d'espérer

12 Nôriés'sÛR LA RIVIÈRE ROUGE |

velques succés de cette mission, parce qu’elle ira instruire les Sauvages dans leurs terres et loin des habitations, où ils n’ont à recevoir que de mauvais exemples de la part de chrétiens qui ne le sont que de nom, |

. M. Joseph Norbert Provencher, né à Nicolet le 12 février 1787, un des Premiers élèves du Séminaire de Nicolet qu'il vit commencer comme éeole élémentaire le 12 mars 1801, fut ordonné prêtre le 21 décembre 1811. M.

Provencher, quin’avait pu supporter le séjour du séminaire de Québec à le

cause de sa faible santé, fut néanmoins nommé vicaire de Québec ‘au sortir | de son ordination. L’épuiserient dans lequel il tomba,l’été suivant, le forga d'abandonner la ville : il alla passer anelques mois à Nicolet, où il reprit un

peu de forces. Dans l’antomne de 1819, il fut envoyé vicaire à Vaudreuil; 4

au mois d’octobre 1813, il fut nommé vicaire de Deschambault et en même tems curé des Grondines. En partant de Québec pour se rendre à Deschambauit, 11 fit une chute vis-à-vis l’hônital-général : c’était avant le jour, par des chemins très mauvais ; la voiture versa dans un fossé et M. Provencher fut fortement pressé par un pesant compagnon de voyage qui tomba sur lui: il en fut quitte pour passer une huitaire de jours à l’hôpital-général,avant de se rendre à Deschambault. M. Provencher a souventidit, en badinant, qne cette chute avait causé le rétablissement de sa santé, qm devint en peu de tems forte et robuste pour durer j:squ’à cette année 1813.-ans aucun méian-

e de maladies graves. En 1814,il fut nommé curé de la Pointe-Claire et de Ste. Anne du Petit-Rapide, isle de Montréal, rt au mois d’octobre 1816; il fut chargé de la cure de Kamouraska, en bas de Québec, qu'il quitta le 16 avril 1818, pour devenir le premier missionnaire de la Rivière Rouge. L'évêque de Québec lui donna d’amples pouvoirs et le nomma son grandvicaire. M. S. J. N. Dumoulin lui fut donné pour compagnon. Ce mousienr était né le 5 décembre 1793,à Ste. Anne, isle de Montréal ; il était élève du Séminaire de Nicolet, avait été ordonné prêire le 23 février 1817, et était alors vicaire à Québec. M. Provencher quitta Québec le 25 avril pour se rendro à Montréal, où les préparatifs du voyage furent faits par les agens de Milord Selkirk. Une souscription avait cireulé en Canada ; le canot qui por: tait les missionnaires fut défrayé aux dépens de cette souscription ÿ Milord Selkirk expédia à ses frais un second canot pour plus grande sûreté. Ils par. tirent de Montréal le 19 maï,et srrivèrent à la Rivière Rouge le 16 juillet. Les missionnaires signérent, avant leur départ, un acte par lequel Milord donnait un terrain de 25 acres pour la place de l'église: c’est sur ce terrain qu'est bâtie l'église de St. Boniface: par un autre acte sa seigneurie donnait un lot de terre de cinq miles de nrofondeur sur quatre miles de largeur, dont le point de départ était fixé à l’entrée de la Seine dans la rivière Rouge. La Seine est une petite rivière dont l'embouchure est à environ quinze arpent plus bas que l’église de St.Bonifacs,et qui core sn serpentant ati sud-est.Ce terrain pourra peut-être par la suite être de irlque secours pour la mission; jusqu'ici elle n’en a tiré que du bois de chauffage qui serait toujours abondant si le feu ne le ruinait pas en courant dans le foin, le printems-et l'automne D'est un spectacle qu'il faut avoir vu pour en avoir une juste idée: on voit alors la flamme qui s'élève à perte de vue, faire de la nul “le jour, et rouler comme un totrent, lorsqu'elle est poussée par uñ fort vent 1 n’est pas facile de se iettre à l'abri do in virtence ; si l’on se trouve pri

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ént ou estropient et même causent la mort de plusieurs personnes. Ceux qui. g" sans espoir de se sauver, allument ordinairement du feu dans le foin ; le ent poussant ce feu dans la même direction que celui qui vient derrière le fMhalheureux qui a recours à cet expédient, lui livre une place où le feu ne assera plus, mais la chaleur et la cendre le font beaucoup soufirir. Le feu “use souvent d’autres grands dommages en brulant le foin mis en meules ar une partie de la population ; elle est par-là exposée à voir périr ses himaux pendant l’hiver ; les gens n’ont pas toujours le tems de transporter ur foin auprès de leurs habitations, dont il est souvent très éloigné ; deplus, dans les années pluvieuses;il est impossible d’aller en toute direction en charrette dans les prairies. On a, depuis quelques années, la précaution d’entoufer les meules de foin de quelques raies de charrues afin d’empêcher le feu ’y parvenir. Ïl y a une amende contre ceux qui allument du feu dans les fairies à une certaine époque du printems et de l’automne, ; mais il est e qu’on connaisse l’auteur d’un incendie qui aura quelquefois causé des dommages considérables.

À leur arrivée à la Rivière Rouge, les missionnaires furent logés au fort Douglass qui était le siége du gouvernement d'alors. Ce fort était bâti sur la rive gauche de la rivière Rouge,un peu plus bas que l’entrée de la rivière As- #iniboine. La jonction de ces deux rivières a donné son nom à la plage environnante qu’on appelle communément Lafourche. Le peu de population Le: y avait alors dans le pays s’était retirée à la Rivière Pembina, à une ingtaine de lieues plus haut,pour ête à la proximité de la vache, qui se teà à peu de distance de ce poste et d’où le fort Douglass tirait ses provions.

M. 8. J. N. Dumoulin fut envoyé, au mois de Septembre de la même année, à la Rivière Pembina ; il y bâtit une maïson et une chapelle, instruisit les métis du lieu, en forma une chrétienté édifiante, dont il fut le conseiller, Je père et le juge. Ce monsieur s’acquit l’estime et la vénération de tout le monde. Le poste de Pembina, ayant été abandonné en 1823, parce qu’il se trouvait dans le territoire des Etats-Unis, M. Dumoulin quitta, au grand regret de tout le monde, le pays au mois d’août de la même année, pour revenir en Canada ; il avait acquis quelque connaissance de la langue sauteuse.

M. Thomas Ferruce Destroismaisons, élève du séminaire de Québec, né

le 12 janvier 1796, à St. Pierre de la Rivière du Sud, ordonné prêtre le 17 fctobre 1819, fut envoyé à la Rivière Rouge en 1820, pour remplacer M. rovencher qui avait ordre de descendre pour rendre compte de sa mission,

à l'évêque de Québec,qui arrivait de Rome.M.Destroismaison était alors vi- Maire à St, Hyacinthe. M. Jh. Sauvez, ecclésiastique, élève de Nicolet, n6 le 8 décembre 1794,à Vaudreuil, fut son compagnon de voyage ;; il devait remplacer M. William Edge, autre ecclésiastique, monté à la Rivière Rouge € 1818; celui-ci était né à Montréal le 1er.décembre 1792 et avait étudié au wollége de la même ville ; il devait descendre avec M. Provencher. Ces deux unes messieurs n’ont point persévéré dans l’état ecclésiastique. M.Destrois- Maisons parvint à acquérir quelques connaissances de la langue sauteuse pans étre capable d’instruire en cette langue ; il se fit aimer par l'aménité

de son caractère. Ce fut lui qui commença à desservir la Prairie du cheva @; blanc. Il revint en Canada en 1827. " M. Destroismaisons étant arrivé à la Rivière Rouge un dimanche le 7 aoû! 1820, avec M. Sauvez, M. Provencher partit le jeudi suivant avec M. Edge 1 et n’arriva que dans le mois d'octobre. 11 n’était bruit alors que de bulles de nouveaux évêchés, et de ceux qu’on supposait être appelés à les remplir ce qui ne se disait pas ouvertement. Ces arrangemens qui venaient de sources de l’autorité ecclésiastique, revêtus de l’approbation de l’autorité ci ( vile, ne plaisaient pas à tout le clergé êu pays, ce qui le mit dans un état & malaise qui dura longtems. Mais Dieu qui se joue des jugemens des pauvre: & mortels,a fait voir qu’il était l’auteur de ce qu’avaient fait ceux qu’il a établis Ba cons pour gouverner son église : ces jours mauvais ont passé, les plaies profondes heciil re se sont cicatrisées et la ville et le diocèse de Montréal jouissent maintenant 4 des avantages que ce nouvel ordre de choses a amenés. M. Provencher avait été préconisé à Rome le ler. février 1820, avec jkti Mgr. J. J. Lartigue, ler. évêque Montréal. I] était véritablement venu de: { bulles pour le premier. L’évêque de Québec leslui présenta à son arrivée, M. Provencher les lui remit sans les lire 3 il fut nommé curé d’Yamachiche. M. Ce fut là, comme il l’a raconté à quelques amis intimes, que, livré élè à lui-même, surchargé d’ouvrage, il méditait pendant la nuit, qui était son seul tems libre, les motifs qu’il pouvait avoir de refuser ou d’accepter l’épiscopat. Il ne faut pas creuser bien avant dans son propre cœur pour trouver dés raisons de refuser ces hautes dignités de l’Eglise, quand on ne les recherche pas ; mais, d’un autre côté, il fallait aussi examiner les » raisons qu’il y avait d'accepter une dignité qui devait être accompagnée de gi tant de privations en tout genre. Le danger de faire manquer une mesure qui k avait coûté bien des troubles à l’évêque de Québec,les misères que M.Proven:cher venait d’endurer à la RivièreRouge,se présentant souvent au milieu de ses méditations, lui faisaient craindre qu’elles n’eûssent plus de part que tout autre pour la motif à sa déterminatiôn,il se disait à lui-même:Serviteur lâche et paresseux;tu qui se « veux refuser cette dignité de l'Eglise de Jésus-Christ,parcequ’elle est pénible; la Baie tu l’accepterais peut-être aves joie si elle était plus brillante ; du moins il ne 1827, il viendra dans la tête de personne de te trouver ambitieux, en acceptant une 18 avec place qui te relègue, pour ta vie, au bout du monde! Quoiqu'il en soit, ce passé < ne fut que dans l’année suivante qu’il accepta ses bulles par la persuasion =—— des évêques de Telmesse et de Saldes. Le premier plan était qu’il re- + E

tournât àla Rivière Rougè, au printems de 1821. Maïs les deux compa- fieds st gnies rivales de la Baie d'Hudson et du Nord Ouest s’étant réunies me füutr cette année là; il craignît qu’il n’y eût quelques changemens notables dans d'en bà la colonie de la Rivière Rouge et demanda à retarder sa consécration jus deux ét qu’au printems 1822, ce qui fut accepté. Cette consécration devait se faire ent de à Nicolet, mais l’église, à laquelle on avait ajouté des tours, menaçant ruine Mencé au printems 1829, la cérémonie fut faite dans l’église paroissiale des #(?) 1 Trois Rivières par feu Mer. J. O. Plessis, évêque de Québec, le 12 mai be 1822. Par cette date, l’évêque de Juliopolis est maintenant le plus ancien @$ son évêque consacré de l'Amérique du Nord,à l’exeeption du vénérable évêque 84 lettre de Louisville, Mgr. B, J, Flaget, qui a dû avoir 80 ans le S novembre der- gâtion (

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L'évêque nsécrateur fut assisté des évêques de Saldes, coadjuteur de Québec, et de elmesse suffragant de l’évêque de Québec pour le district de Montréal : ce t la première consécration faite par trois évêques en Canada. Le retour l’évêque ce Juliopolis à la Rivière Rouge devait avoir lieu sur les canots expédiés par les agens de Lord Selkirk. Au moment du départ ce passagé di fut refusé sous prétexte qu’il serait plus à l'aise dans un canot à” lui seul ; dela ne faisait pas l’affaire de sa bourse, mais il fall’t bien en passer par là. | M. Jean Harper, né à Québec le 6 septembre 1801, et élève du séminaide cette ville, fut le compagnon de voyage de l'évêque de Juliopolis après

airie du cheva ier. Ses bulles lui donnèrent le tître dé Juliopolisen Galatie.

8 consécration en 1822. Ce M. fut pris dans la classe de philosophie à Qué-

ecsil reçut la tonsure et tous les ordres à la Rivière Rouge.Ordonné prêtre le der novembre 1824, il demeura dans le pays jusqu’au mois d'août 1831. utre les services qu’il rendit par l’exercice du ministère après sa prêtrise, itint pendant plusieurs années une excellente école où un bon nombre enfans apprirent à lire, à écrire, et l’arithmétique dans laquelle plusieurs aient très avancés. (1)

M. François Boucher, né le 19 mars 1804, à St. François de la Beauce, élève de Nicolet, monta en 1827 ; il n’était que tonsuré, il reçut tous les ordres dans le pays,où il fut ordonné prêtre le 16 août 1829. 11 y exerça son zèle jusqu’en 1833 ; il rendit de bone services,surtout en faisant le catéchisme qu’il aimait à faire et auquel on aimait à assister ; il tint aussi une école dans les premières années de son séjour dans le pays.

1 L’évêque de Juliopolis, chagrin de ne pouvoir faire travailler à la conversion des Sauvages faute de prêtres qui pârlassent leur langue,résolut de faire l@ voyage du Canada en 1830.Le premier but de ce voyage était de trouver up prêtre qui voulûtse consacrer à l’étude de la langue sauvage et s’appliquer ensuite à leur conversion, le second était de collecter quelques secours pour la construction de son église. M. G. A. Belcourt fut le prêtre zélé Qui se dévoua à ce pénible ministère. Ce M. élève de Nicolet, était né à la Baie du Febvre le 23 avril 1803. Il avait été ordonné prêtre le 10 mars 1827, il était alors euré de Ste. Martine,dans le diocèse de Montréal.Ïl monta avec l’évêque de Juliopolis en 1831. (2) Avant son départ, il avait

passé quelques mois au lac des Deux Montagnes pour s’initier dans la me

« (1) En 1829, l’évêque de Juliopolis bâtit une maison, en pierre, de 45 eds sur 36 ; c’était le premier édifice de ce genre érigè dans le pays ; elle le fut pas solidement construite, de sorte que menaçant ruine il a été forcé en bâtir une autre au pignon de l’église neuve ; elle a 70 pieds sur 46 à deux étages,dont le 1er est en pierre et le 2nd en bois: elle renferme le logement de l’évêque,des salles d’écoles et une belle sacristie. L’évêque a commMencé à l’habiter le 1er décembre 1842.

2 (2) L’évêque de Juliopolis avait écrit,en 1829,à M. T., à Paris, pour s’inmer s’il trouverait moyen de collecter quelque argent pour la construction son église, et à son arrivée à Québec,en 1830, il reçut pour réponse que,

#4 letire ayant été présentée au cardinal de Croï,alors à la tête de la propagation de la foi, Son Eminence lui avait fait accorder une petite allouance

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