‹ Notice sur la Société royale d'harmonie d'AnversChapitre 7 sur 49 · AAN DE D1RECTIE DER GROOTE HARMONIE · texte numérisé non relu

AAN DE D1RECTIE DER GROOTE HARMONIE

“ Mync Hccren,

“Ikvoldoc aan ccncu pligt die mij zeer aangenaam is, met ter uwer kennis te brengen, dut Z. M. onze gcëcrbiedigde Koning, zich vcnvnardigd hccft mij tegelasten T'Ed. te doen wcten, dat lioogstdezclve zeer te vredcu is geweest, Voowcl nver

het fecst dat de Kouing iu uw lokaal heeft bijgcwoond, als ovcr de wijzc waaroj) Z. M. door het genootschap is ontvnngcn gcwordcn.

“ Ik boude mij verzekerd, dat UEd. en aide leden der Harmonie zich over die blijk van ’s Konings wclwillendbeid zullen verblijdcn, te meer daar Z. M. nict alleen in uwe vermaken heeft gelieven te deelen, maar ook nog gewild heeft dat lloogstdcrzclver tevredenbeid aau UEd. zon worden kenbaar gemaakt. „

Quelques mois plus tard, parut une lithographie reproduisant la vue du jardin de l’Harmonie, au moment de la visite royale; la plupart des Sociétaires souscrivirent pour cette estampe, qu’ils conservèrent comme un bon souvenir de la solennité \

L’organisation de cette fête avait prouvé aux membres la nécessité d’avoir un Chef de musique définitif. Le 22 Juin, la Direction nomma un Jury composé de MM. Janssens, Sureraont, Simon-Van Delen, Drion, Torramorell et Jos. Hcrry, pour examiner les titres des artistes qui s’étaient présentés pour l’obtention de cette place. Le concours fut fixé au lundi 27 Juillet; le résultat en parut insuffisant. Toutefois comme la Société ne pouvait être privée plus longtemps d’un Chef d’orchestre, elle nomma à ces fonctions le sieur Neumann, qui, au concours, avait obtenu le plus de suffrages.

M. Neumann montra beaucoup de zèle dans l’exécution de la tâche qui lui avait été confiée; le 13 Octobre 1829, le 3 leçons de musique recommencèrent sous sa direction, et, le l' Novembre suivant, la Direction organisa un grand concert pour lequel Janssens avait composé une fantaisie pour grande et petite clarinette, cor et trombonne. On y exécuta l’Ouverture des deux Nuits, de Boiëldieu, et M ,l ° Dorus et M. Campenhout chantèrent les duos de Moïse et Cf Annule de Itossini ; M. Neumann fit entendre un solo pour clarinette.

" Les concerts trops rares de la Société d’Harmonie, dit un chroniqueur de l’époque, viennent de temps en temps rompre cette inertie musicale que l’absence d’un opéra rend intolérable dans une grande ville

" Au concert de dimanche dernier, on a remarqué, dans la partie consacrée à l’harmonie, un morceau de M. Janssens dans lequel les motifs sont dialogues entre trois instruments et que les concertants ont exécuté avec un bonheur d’autant plus remarquable, qu’il s’y trouvait de ces difficultés que la mode recherche plutôt que le goût. Cette symphonie très-variée de forme et de style a été vivement applaudie. „

1 Comme pendant de cette lithographie, ou fit paraître également une estampe représentant la remise de la lyre d’argent.

Lu direction s’occupait de l’organisation de nouvelles fêtes lorsque, le 15 Novembre, elle reçut l’annonce officieuse que, le 7 du même mois, il avait plu a S. M. d’accorder à la Société la faveur de porter le titre de Société Royale; le 24 suivant, le Gouverneur de la province informa la Régence d’Anvers de cet acte de bienveillance du Souverain.

Voici en quels termes une feuille de l’époque félicite la Société de la marque de distinction qui lui était octroyée par S. M.

15 Novembre 1829.

** Un arreté du roi du 7 de ce moi* accorde à la Société d’Harinouic de cette ville la faveur déporter le titre Royale.

" Celte faveur est à la fois une récompense et un objet d’émulation. Le Monarque n vu dans la Société d’IIariuonic une sorte d’institution qui, sous le but apparent d’une réunion de plaisir, est à la fois utile aux mœurs, aux arts et A la prospérité de la ville. Nous nous complaisons, en effet, A faire remarquer, que, par scs efforts, scs sacrifices et son exemple, la Société à donné une impulsion favorable A l’art musical, que ses (êtes magiques, tout en favorisant l’industrie et la consommation, ont fait l’admiration des étrangers et rehaussé l’éclat de cette ville, et que, dans toutes les circonstances, elle n tendu la main au malheur et A l’indigence, en se plaçant A la tête de toutes les souscriptions créées par le zèle et l’amour de l’humanité.

“ Du reste, le nombre, le rang et les qualités sociales des membres de la Société d : Harmonie lui imposent cette obligation de l’exemple et de l’initiative dans tout ce qui peut contribuer à ia gloire de notre ville, et s’il est glorieux ponr elle d’avoir fixé les regards du Monarque, sou nouveau titre lui impose un devoir de justifier une si haute bienveillance. „

29 Mai 1830, la Direction informa ses co-sociétaires qn’en séance générale de la veille, il avait été décidé d’augmenter de 50 le nombre des membres honoraires.

An commencement de l’année 1830, la Société d’Harinonie de Bruxelles publia le programme d’un grand, concours qu’elle se proposait d’ouvrir le 19 Juillet suivant, à l’occasion de la grande Kermesse de Bruxelles. Fière de ses succès antérieurs, la Société Royale d’Harmonie d’Anvers résolut d’entrer de nouveau en lice Les répétitions eurent lieu dans le jardin de St- Laurent, et, le 17 Juillet, les membres furent conviés «à l’audition des trois morceaux (pie l’orchestre sc proposait de faire entendre dans la capitale.

Plus heureuse qu’en 1827, la Société anversoise remporta uonseulemcnt le l rr prix d’exécution, mais encore celui de la meilleure tenue bourgeoise. Une troisième médaille lui fut offerte comme souvenir de la grande exposition des produits de l’Industrie.

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A peine la nouvelle de ce triomphe était-elle connue à Anvers, que le Magistrat résolut de faire une ovation aux vainqueurs. Le Collège des Bourgmestre et Echevius décida de recevoir, aux portes de la ville, l’Harmonie à son retour de Bruxelles, et de la conduire triomphalement à l’Hôtel de la Régence. Le 21 Juillet, à 6 heures du soir, la Société victorieuse arriva à Berchem ; la Société d’Harmouie de cette commune l’y attendait, pour la conduire eu ville.

Une scène touchante se passa à la Barrière (de Hand)\ la Société d’Harmonie de Stc-Céciie s’y trouvait. Créée, par des membres dissidents de la Société Royale d’ Harmonie, cette réunion pouvait, en quelque sorte, se considérer comme la rivale de cette dernière; mais devant les succès remportés à Bruxelles, le sentiment national l’emporta sur l’esprit d’opposition, et ses membres vinrent, leur Direction et M. Printz en tète, au devant, des vainqueurs. Les présidents des deux Sociétés s’embrassèrent au milieu des cris enthousiastes du public, et la Ste-Cécile, ouvrant la marche, conduisit elle-même la Société d’Harmonie jusqu’aux portes de la ville.

Après avoir été complimentée par M. le Bourgmestre, la Société d’Hannonic traversa successivement la rue St-Georgcs, la rue de l’Hôpital, la rue des Tanneurs, la Place de Meir, le Marché aux (Eufs, le Marché au Lait, le Canal au Fromage, la Grand’Place. A l’Hôtel de ville, le vin d’honneur fut olîert à la Direction par le Magistrat assemblé, et le cortège retourna au local de St- Laurent, par le vieux Marché au Blé, la rue des Peignes, le Petit Marché, le Champ Ylcinincx, la Plaine de Matines, la rue des Monnayeurs et l’Esplanade.

Une somme de 11. 200, votée par le Conseil de Régence, dédommagea le fermier des droits d’entrée en ville, de la perte de sa recette de la soirée. Cette dépense, fut approuvée par la Députation permanente de la Province, en sa séance du 31 Août 1 830.

Le Cortège dans lequel se confondaient les autorités civiles et militaires, ne pouvait traverser les Ilots de la multitude qu’à l’aide d’une haie de soldats. S. E. le Gouverneur civil et M. le Bourgmestre avaient reçu dans leur voiture M. Verbert, directeur, et M. Janssens, dont le talent, dit un membre de la Société (M. Peseux), avait préparé le triomphe remporté.

Une fête splendide attendait les vainqueurs au local de la Société : tout le cortège y entra, même la Société de Ste-Cécile ; " les deux drapeaux flottaient ensemble, écrivit M. Peseux, et leur réuniou

était le symbole de la concorde qui existe entre les deux Sociétés. On n’a pas vu sans attendrissement, ajoute-t-il, le chef de l’Harmonie de Ste-Cécile dans une place, où il a laissé des souvenirs et des affections. „

Comme en 1 S 2 7 , une Commission de membres honoraires s’était constituée pour organiser une fête en l’honneur des membres effectifs qui s’étaient distingués aux concours de Bruxelles ; elle se réunit pour donner une preuve de son estime aux vainqueurs de la nouvelle lutte; le 4 Août elle adressa à la Régence d’Anvers, la lettre suivante :

I,A COMMISSION DES MEMBRES HONORAIRES DE LA SOCIÉTÉ ROYALE D’HARMONIE D’ANVERS,

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