NOTICE ETUH LA, VIE
lologie comparée, a su eo tirer des conséquences neuves touchant le degré de civilisation auquel «taîent arrivés nos ancêtres dans des temps préhisto- Tiques. Les lecteurs de M. Max Mùller qui connaissent son Essai Je Mythologie comiiarée et ses leçons sur la science du langage savent combiei) il excelle à jeter une lumière inattendue sur ces premiers âges, et comment f à l'aide des mots communs à toutes les langues aryennes^ il a su tracer d'une main sûre le tableau des mœurs simples et des nobles pensées de nos pères, à l'époque où ils n'avaient pas encore quitté leur patrie primitive au centre de l'Asie,
Dans ces études, les travaux de M. Max' Millier ont marqué une ère nouvelle, et il s'y était fait de bonne heure un nom si honoré, qu'en 18^9 il fut invité par les autorités de l'Université à donner un cours de philologie comparée à Oxford, oiJ il s'était fixé définitivement dès l'année précédente, pour surveiller l'impression du Rig-Véda(i). Le résumé de ce cours parut dans un essai que M. Millier publia dans la Reçue d Edimbourg, au mois d'octobre 1 85 1 , à l'occasion de l'achèvement d'une traduction anglaise de la Grammaire comparée de Bopp (a). Nulle part on ne saurait trouver un exposé plus net de l'objet et des principaux résultats de la philologie comparée,
(1) Le Rig-Véda a été imprimé par les presses de l'université d'Oiford.
. (2) Cette traduction fut faite par H. Eastwick, qui a été professear d'urdu au collège de Haileybury, avec la coUaboratioD du comte d'Ellesmere, président de la Société asiatique de Londres. Les épreuves en étaient revues par Wilson.
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ET LES OUVRAGES DE U. MAX hUlLER. 21^
ainsi que de la méthode sévère qui doit présider à des études d'où sont nécessairement déduites d'aussi graves conclusions. Jusqu'à nos jours,' les langues répandues sur la surface du glofae avaient été classées, soitd'après leur distribution géographique (el l'on avait ainsi les langues de l'Europe^ de l'Asie, de rAfrique,,de l'Amérique', et de l'Australie), soit d'après les races physiques des hommes qui les parlaient (et alors on avait les langues caucasiennes, mongoles, nègres et malaises). Ou bien encore, on divisait les langues en langue sacrée et en langues profanes, en langues classiqueseten langues orientales, en langues vivantes et en langues mortes. Mats toutes ces classifications étaient manifestement mauvaises, puisqu'elles étaient fondées sur des accidenis extérieurs et non pas sur les langues elles-mêmes. M. Max Millier nous montre que la philologie comparée pourra seule fournir la vraie classiBcalion des langues. A l'aide d'exemptes heureusement choisis, il nous fait voir par quelles études comparatives on est arrivé à démontrer, avec la dernière évidence, l'étroite parenté qui unit des idiomes aussi disséminés que les langues indo-européennes, et parlés par des peuples aussi divers. Puis, se bornant à cette branche des études philologiques, la plus importante de toutes, et. la seule qui ait été pleinement explorée par la science, il met en une vive lumière les services rendus par Bopp et par son école, et il iînit son Essai en exposant les principaux bienfaits de la philologie comparée. Elle donne aux humanistes des explications qu'ils ne peuvent trouver ailleurs sur la-formation
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