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(le l’iiiipression de l’ouvrage. Cette demande ayant été accueillie avec empressement, la commission, composée de MM. Danyau, Lenoir, Larrey, Gosselin et Broca, se mit à l’œuvre, et, grâce à son activité, le premier volume si attendu put bientôt être livré au public.
Aujourd’hui le second volume, qui comprend toute l’histoire des anévrysmes, est entièrement terminé, et, si je m’abstiens d’en faire l’analyse, c’est que cet honneur revient de droit à notre collègue M. Broca, qui a déployé dans cette circonstance un zèle dont nous ne saurions lui être trop reconnaissants.
Tel est, messieurs, le résumé bien incomplet des travaux qui ont contribué à placer M. Boux au nombre des chirurgiens les plus célèbres de notre époque. Qu’il me soit permis maintenant d’ajouter quelques mots sur son caractère, et de vous parler de la trop courte période pendant laquelle il voulut bien s’associer aux travaux de la Société de chirurgie.
Nous l’avons vu nommer, en 1807, chirurgien à l’bôpital Beaujon ; en 1810, Boyer, dontil avait toujours suivi les leçons, et qui l’affectionnait à cause de ses qualités et de son talent, le fit entrer à la Charité comme adjoint. Dès lors, jusqu’en 1833, il ne cessa de partager avec lui le service. Ce fut donc à cette grande école , qui représentait si fidèlement les principes de l’Académie royale de chirurgie, que M. Roux se forma.
Bien qu’il y eût entre Boyer et lui une grande différence de caractère, bien que souvent ils n’eussent pas les mêmes idées sur certaines questions, jamais l’harmonie du service ne souffrit de ces petites divisions. D’ailleurs Boyer, <|ui était fier des
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succès de celui qu’il avait choisi pour gendre, avait l’ànie trop grande pour connaître la jalousie.
Singulier exemple des contradictions de l’esprit humain 1 Étant chirurgien en second, M. Roux s’était souvent plaint d’avoir en quelque sorte été privé de sa liberté d’action, et plus tard on l’entendit plusieurs fois répéter qu’il était fâcheux que le titre de chirurgien en chef eût été aboli. Quel motif lui inspirait cette pensée? Le désir d’un nouveau titre? Il ne pouvait alors en envier aucun. Était-ce la conviction qu’à ce prix seul on peut conserver les traditions et former d’excellents chefs? 11 avait alors raison, mais il oubliait que lui, qui avait eu quelque peine à accepter les conseils d’un ami, d’un père, n’aurait jamais pu vivre à côté d’un chef, encore moins d’un rival.
M. Roux arvait dû son entrée dans les hôpitaux à la manière brillante dont il avait concouru en 1802. Plus tard, ses succès dans l’enseignement particulier, la lutte glorieuse qu’il soutint en 1812, marquèrent sa place à l’École de médecine; aussi lorsqu’on 1820 la chaire de pathologie externe devint vacante, il succéda à Percy, et professa en outre la clinique à la Charité jusqu’en 1835, époque où il remplaça Dupuytren à l’Hôtel- Dieu.
Si je n’avais craint de dépasser les bornes dans lesquelles je dois me renfermer, j’aurais saisi cette occasion de faire devant vous le parallèle des deux écoles de l’Hôtel-Dieu et de la Charité. En effet, au moment où M. Roux changea de service, Sanson était encore à l’Ilôtel-Dieu ; s’il ne représentait pas les doctrines trop absolues de Dupuytren, parce (|ue sa noble indé-