‹ Notice sur la ville de PloërmelChapitre 17 sur 28 · II · texte numérisé non relu

II

Quittance des maîtres d'œuvre de l'église des Carmes de Ploërmel.

1307, 16 avril. — Sachent toirô que nous Deryan Le Maçon, Hervé Le Compaignon et Nicholas Le Grant, maçons, avons eu et repeeu des exequtors dou testament ou de la darrère (sic) volenté à très-noble prince Jehan, jadis duc de Bretaigne, conte de Richemond, par la men Rolland Le Lumbart, diz libres de bone monaie corante, pour le plusage (1) que nous feismes es evres de l'iglese de Karme de Ploërmel en outre la convanance (sic) que nous feismes o Jouhan Le Ray de Ploërmel et mestre Guillaume Piron. Douquel plusage nous pardonons et quitons ledit Duc, ses exequtors, ses hers et ses successeurs. Doné tesmoign le propre sael de mey Derian pour mey, et à nous Hervé et Nicholas davant diz preste à noz prières, pour ce que nous n'ait) Le plusage, c'est-à-dire le surplus. La suite du texte explique d'ailleurs très-bien qu'il s'agit de travaux faits par lesdits maîtres maçons aux Carmes de Ploërmel en outre de ce qui avait été d'abord stipulé dans la convention (la convenance) passée entre eux et les représentants du duc Jean ïï, savoir, Jean Le Ray et Guillaume Piron,

vions propres seiaux. Le jour de dymeine auquel l'an chante Jubilate (4), l'an de graice mill trois eentz et sept ans.

(Pris sur V original en parchemin, aux Arch. de la Loire-lnf™, Trésor des chartes de Bret.y O. E. 20. — Scellé sur simple queue du sceau de Derien Le Maçon, en cire vert foncé, forme ovale-pointue, autour cette légende en partie brisée : S. MAGRI SONI DE VEN., qui doit, je

pense, se lire : Sigillum magistri Deriani Mawni de Venetis, sceau de maître Derien Le Maçon de Vannes. Dans le champ du sceau qui est entier, une façade d'église surmontée d'une flèche fort élevée ; à droite de cette flèche, un soleil; à gauche, un croissant; sous le croissant, une équerre; et sous la façade d'église, dans la pointe inférieure du sceau, un marteau» Ce sceau est très-curieux.)

(1) C'est le troisième dimanche après Pâques, dont l'introït commence par ce mot; en 1307, Pâques étant le 26 mars, le troisième dimanche après cette fête était le 16 avril.

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