‹ Notice sur le clergé de Cahors pendant la RévolutionChapitre 19 sur 25 · JOURNAL DES ECCLESIASTIQUES CONVENTIONNELS · texte numérisé non relu

JOURNAL DES ECCLESIASTIQUES CONVENTIONNELS

< Contenant des instructions contre le fanatisme. — Dédié aux habitants e campagnes ».

Mon royaume /l'est pas de ce monde.

(S. Jean. Chap. 18. Verset 36).

Abel VÈZES.

M. JACQUES PERBOYRE

Prêtre de la Congrégation de la Mission Vicaire et Curé dans le diocèse de Gatiors pendant la Révolution

De toutes parts, aujourd'hui, on se retourne vers le passé religieux des villes et des campagnes; on l'interroge avec respect^ et on y recueille avec une sainte activité de grandes et fortifiantes leçons.

Ce n'est pas seulement l'intérêt qui nous pousse ainsi à jeter nos regards en arrière, c'est encore le sentiment de la reconnaissance.

Que de saints et intrépides ouvriers de l'Evangile étaient restés dans un oubli immérité; ils avaient semé, et nous avions récolté; ils avaient, au prix de sacrifices inouïs, défendu, agrandi, ou tout au moins maintenu intact ce patrimoine de vertus chrétiennes, qui sont encore aujourd'hui notre plus précieux trésor, et^ jusqu'à ces derniers temps, la postérité était restée muette et silencieuse à leur endroit. Mais, Dieu merci, le silence est rompu, l'oubli cesse et partout on évoque le souvenir^ on retrace l'histoire de ces hommes obscurs et grands tout à la fois^ pour payer à leur mémoire vénérée un juste tribut de louanges et de reconnaissance.

Parmi ces nobles figures apparaît, souriante et énergique, la grande physionomie de M. Jacques Perboyre, oncle du Bienheureux Martyr, successivement directeur de grand Séminaire, vicaire, curé, éducateur de la jeunesse, et toujours et partout zélé, charitable, courageux et, —je puis bien l'ajouter, — durant d'assez longues années, martyr lui aussi de sa foi religieuse et de son devoir sacerdotal.

Nous nous proposons de retracer ici les principaux traits de cette vie, au moins dans ce qu'elle a de particulièrement intéressant pour le diocèse de Cahors. Suivons-le donc et étudionsle sur le triple théâtre de son zèle à Catus, à St-Cirq-Lapopie etàVaraire.

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