M. BOUIN
Gabriel Bouiiij curé de St-Palavy. — Ayant refusé le serment, il s'enfuit en Limousin. Sa paroisse était limitrophe de cette province. Il fut bientôt arrêté avec un autre prêtre nommé Labrue^ conduit à Tulle et guillotiné en 1794.
2° Religieuses
Le diocèse de Cahors compte trois religieuses martyrisées pour la foi, deux sœurs, Jacquette et Marianne Lauzières, de Thémines, guillotinées à Reims, et Antoinette Pelras, de Cajarc, une des religieuses prises à Compiègne et guillotinées à Paris, dont la notice est trop intéressante pour l'omettre.
SŒUR PELRAS
Antoinette Pelras était née à Cajarc. Docile à son goût pour la vie religieuse, mais surtout dominée par une grande compassion pour les pauvres, elle avait, très jeune encore, embrassé l'état de sœur de la Charité. Sa beauté peu commune lui ayant fait courir des dangers qui avaient alarmé sa pudeur, elle crut devoir se séparer tout à fait du monde pour la mettre en sûreté ; elle choisit l'ordre austère de Ste Thérèse, où elle entra comme postulante à l'âge de 25 ans, sous le nom de Sœur Marie-Henriette Sa vocation première ne l'ayant pas abandonnée, elle demanda et obtint d'être l'infirmière de la Communauté.
A la suppression des couvents, la Sœur Pelras continua de vivre avec plusieurs de ses compagnes (au nombre de seize) suivant la même règle, jusqu'à ce qu'enfin elles furent traînées devant le tribunal révolutionnaire de Paris, qui les condamna à mort.
Elles périrent le 17 juillet 1794. Toutes se montrèrent de dignes vierges de l'agneau céleste; mais devant le tribunal la Sœur Pelras se distingua, sans y prétendre, par un trait de la plus héroïque fermeté. Quand elle entendit que c'était comme fanatiques et contre-révolutionnaires qu'on les condamnait toutes à la peine de mort, elle demanda à l'accusateur public,
Fouquier-Thinville, ce que ces mots signifiaient. Celui-ci ne lui répondit qae par des injures dépourvues de sens et de raison. Elle insista pour avoir une explication précise. Fouquier- Thinville, forcé de s'expliquer, lui dit qu'elles étaient condamnées à cause de leur attachement à la religion et au roi. « Eh bien! reprit alors d'une voix élevée la Sœur Marie-Henriette en se tournant vers ses compagnes, félicitons-nous, mes sœurs, nous allons mourir pour notre Dieu et pour notre Roi ! »
3° Laïques