‹ Notice sur le DahómeyChapitre 4 sur 61 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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LES ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DU GOLFE DE BÉNIN. — TRAITÉS ET CONVENTIONS

Les Etablissements français du golfe de Bénin. — En 1856, sur le [rapport de l’amiral Bouet-Wuillaumez, les comptoirs de la Côte d'ivoire et du Gabon qui avaient été complètement délaissés, furent de nouveau occupés et divers traités de paix et d’amitié furent conclus entre le Gouvernement français et les chefs indigènes. Cet état de choses subsista, avec des alternatives diverses, jusqu’en 1883, époque à laquelle nos établissements de la Côte d'ivoire et de la Cote •les Esclaves furent placés sous la direction politique et administrative du Gabon. Dans l’intervalle (en 1861), le protectorat nominal avait élé établi sur le royaume de Porlo-Novo, et, en 1863, par une convention que confirma depuis le traité du 19 avril 1878, le territoire de Cotonou fut cédé à la France par le roi du Dahomey.

Les relations officielles de la France avec le royaume de Porto-Xovo et ses dépendances remontent au 23 février 1861, date à laquelle fut signé le premier traité de protectorat et d'alliance entre l'Empire français et le roi Meppon, successeur de Sodji. Avant cette époque, nous n’avions dans ces contrées

que des factoreries sur lesquelles flotta®, il est vrai, noire pavillon. Le Gouvernement britannique essayait, à force de cadeaux, de se faire céder le protectorat de la région pour étendre la zone commerciale de son établissement de Lagos. Le 23 avril 181)1, Porto-Xovo avait même été bombardé par une canonnière anglaise : le roi Sodji craignant de se voir déposséder de ses domaines, comme l'avait été Kosoko, son collègue de Lagos, trancha le différend en arborant le pavillon français.

Malheureusement, des événements fâcheux se produisirent entre Meppon et les représentants de l'autorité française; le 23 décembre 1808. l'amiral Laffont de La, débat lit amener le pavillon tricolore à Porto-Xovo. Depuis cette époque le royaume demeura livré aux intrigues des Anglais et aux incursions des Dahoméens. En 1878, Tofa, qui avait remplacé Meppon, lit des démarches auprès de notre gouvernement, par l’intermédiaire des maisons françaises. A cette époque, la politique coloniale était à l'ordre du jour ; le Département de la Marine s'intéressa à la question de Porto-Xovo. Plusieurs de nos officiers de marine, parmi lesquels les lieutenants de vaisseau Brossard de Corbigny, Vallon et Guillevin, avaient relevé, en 1863, l'hydrographie de divers cours d’eau, en particulier celle de l’Addo et de l’Ouémé.

Les relations entre les souverains de Porto-Xovo et d’Abomey et le Gouvernement français se firent tout d'abord par l’intermédiaire du représentant, à Porto-Xovo, d'une des deux grandes maisons de commerce de Marseille (Régis et Eabre), investi à cet effet du titre d’ Agent vice-consul de France. Les deux premiers vice-consuls furent MM. Daumas, de 1861 à 1864, et Médard-Béraud, de 1864 à 1866.

Ce système dura jusqu’en 1882. A cette date, sur la demande même du roi Tofa et des principaux habitants du pays, le protectorat devint effectif. Un décret du 14 avril 1882 institua

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