‹ Notice sur le professeur KüssChapitre 10 sur 13 · Salluste, Catilina, XX · texte numérisé non relu

Salluste, Catilina, XX

était de lui faire un journal approprié à ses goûts et à son instruction. Il fonda avec quelques amis une édition hebdomadaire, en langue allemande, du journal intitulé: le Démocrate du Rhin, dont il accepta la gérance responsable. Le premier numéro, qui porte la date du 3 janvier 1849, contient, sous le titre : Qu'est-ce qu'un démocrate^? une exposition sommaire de principes, écrite par Küss, dans laquelle il dit : « que le bien du peuple ne peut résulter que de Y égalité.... non de celle qui conduit au communisme , qui est le néant, mais de l’égalité qui assure à chacun les mêmes droits politiques; le démocrate ne demande pas de droits plus étendus que le plus humble des citoyens, etc.»

Nous faisons cette citation, puisque le journal a été accusé

de socialisme; il paraît que ce n’était pas sans motif, puisque,

le 20 juin 1851, Küss se sépara du journal en en publiant un autre, intitulé : République populaire du Ras-Rhin^. Dans le premier numéro Küss publie, sous le pseudonyme d’Albert Decker, un manifeste intitulé : Qui nous sommes ! dans lequel il dit qu’il s’est séparé du Démocrate , « puisqu’il se meurt de socialisme».

Quand on s’aventure sur le terrain mouvant de la politique, qu’on est engagé dans les luttes ardentes et passionnées qu’on y trouve, il est fort difficile de poser des limites exactes à son intervention; le combat entraîne et on est fort étonné, quand on fait un retour sur soi-même , de voir où l’on a été conduit par la mêlée.

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