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EXAMEN DE QUELQUES ÉTUDES OU APPAREILS IMPORTANTS

l"" Appareils à hydrogène à « circulation continue ».

Premier projet du i4 aoiU 187:), prêsenlé à la Commission d'Aéroslalion militaire, |);ir le capitaine Cii. Rknard, le premier appareil en grand fonctionna avec succès en décembre 1877^ à ChalaiSf et gonfla un ballon de 5/|0™*.

La préparation en grand de l'hydrogène se faisait, avant Tinvention des appareils à circulation j d'une manière si défectueuse (méthode des tonneaux) qu'elle constituait le principal obstacle à la création de parcs niohiles de ballons captifs.

Les tonneaux étaient en somme un simple agrandissement de l'appareil discontinu en usage dans les laboratoires. Dans ces appareils on place d'avance une petite quantité de fer ou de zinc, et autant d'eau acidulée qu'on le peut. La réaction d'abord violente s'atténue bientôt et s'épuise progressivement. La rapidité du dégagement est faible :

1° Parce que la surface d'attaque du métal est faible (il ne remplit qu'une partie du volume du récipient) ;

2P Parce que les couches inférieures de ce métal sont bientôt entourées . de liquide saturé stagnant.

J'ai pensé qu'en remplissant complètement ou à peu près le récipient de la masse métallique divisée à attaquer et en renouvelant, par une circulation continue^ le liquide acidulé destiné à attaquer cette masse, on pourrait augmenter, pour un même volume de récipient, la rapidité du dégagement dans des proportions considérables.

Les raisons qui me le faisaient croire étaient les suivantes :

i" La rapidité du dégagement, toutes choses égales d'ailleurs, est proportionnelle à la surface d'attaque présentée par le métal et ne dépend nullement de la masse liquide, plus ou moins grande, dans laquelle il est plongé;

2*^ Pour une même nature de métal divisé (tournure de fer ou grenaille de zinc), cette surface d'attaque peut être considérée comme proportionnelle à la masse placée dans le récipient;

> Avec la circulation, il n'y aura plus de couches entourées de liquide saturé, et toutes participeront successivement à la réaction.

J'avais pensé que mon procédé arriverait à multiplier la puissance d'un même volume de récipient par 7 ou 8, l'expérience est venue prouver que ces prévisions étaient encore au-dessous de la réalité.

A volume égal, les appareils à circulation peuvent produire de 12 a i5 fois plus de gaz à l'heure que les appareils discontinus.

La méthode nouvelle présente en outre de multiples avantages : facilité de réglage de la vitesse de dégagement, par un simple robinet sur le trajet de l'eau acidulée, possibilité d'arrêter ce dégagement presque instantanément en fermant ce robinet, suppression des nettoyages pénibles des récipients, réduction énorme de personnel, possibilité d'installer des appareils mobiles sur voitures ou wagons de chemins de fer, etc.

Aujourd'hui, en dehors de la méthode électrolytique, on n'emploie plu» en aérostation que mes appareils de production à circulation continue.

Dans notre Service de l'Aérostation militaire, j'ai construit deux sortes d'appareils ; les appareils fixes marchant au fer et les appareils mobiles (voitures à hydrogène) qui marchent au zinc. Ces voitures, pour un poids total de 2600**^, produisent 3oo™* de gaz à l'heure.

Comme on peut dire que c'est de Va^ènement des appareils à circulation que date l'époque où les gonflements à l'hydrogène sont devenus pratiques, nous croyons devoir reproduire ici le travail qu'un ancien officier d'acrostiers, le lieutenant-colonel Espitallier, a fait paraître à ce sujet dans le journal La Reçue de V Aéronautique (i885).

(]et article traite à fond une question délicate de priorité.

J'y joins une vue schématique d'un de mes appareils fixes et une vue photographique d'un appareil mobile (188G-1888) {fig- 4 ^^ S)-

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