‹ Notice sur le vaisseau S. Gabriel, montéChapitre 7 sur 10 · Roteiro cia viagem de Vasco da Gama, pg · texte numérisé non relu

Roteiro cia viagem de Vasco da Gama, pg

de misaine à la hauteur du capelage, et descend le long et par derrière le mât; le bout s’amarre à une boucle fixée au plancher de la dunette.

Les grands porte-haubans sont placés sur la lisse d’accastillage du plat-bord.

Mât de misaine, — L’étai de misaine est à une seule branche, formant collier autour du mât, et faisant amarrage à l’étrave au moyen d’une moque. L’étai de flèche de misaine se rend au bout du mâtereau servant de beaupré, il y passe dans une moque, et vient s’amarrer en dedans de la muraille du vaisseau, après l’avoir longé.

Le gréement de ce mât est en tout semblable à celui du grand mât.

Les porte-haubans de misaine sont placés sur le rebord, les chaînes de porte-haubans étant fixées au bordage, au-dessus de la lisse d’accastillage.

Le mât de misaine traverse les planchers du chapiteu et des gaillards et va s’appuyer sur la carlingue, placée elle-même sur la quille.

Mât d'artimon, — Le mât d’artimon traverse la dunette et s’appuie sur le plancher du gaillard d’arrière.

Il a deux haubans de chaque bord, capelés sur le ton du mât et dont les bouts viennent s’amarrer en bas à des moques frappées dans le rebord. L’étai d’artimon se capèle par dessus le capelage

des haubans, il passe dans une casse aiguilletée dans le grand mât, à un tiers de sa hauteur, et vient enfin s’amarrer à une boucle fixée sur le pont.

Vergues

Grande {>ergue et vergue de misaine. — Cordage faisant office de filière d’amarrage, capelé au bout de la vergue et raidi vers le milieu par des filins qui passent dans des œillets, afin que la filière soit bien tendue.

Poulies de pautaire aux bouts, pour les bras.

Un cordage passe dans chacune de ces poulies, et encore dans une autre poulie simple frappée sur le bordage, le garant le traverse alors de dehors en dedans, et sert ainsi de bras à la vergue.

Poulie au bout de la vergue, dans laquelle passe l’écoute de hunier ; cette écoute vient encore passer dans une autre poulie frappée au milieu de la vergue, et descend ensuite le long du mât.

Les bras de misaine font dormant près de l’amarrage du collier du grand étai, les bouts viennent alors passer dans des poulies frappées aux premiers haubans en avant, tout près du bout dormant du même bras.

Les balancines de la grande vergue sont â pattes, capelées au bout de la vergue, avec poulie baraquette; une autre poulie de même espèce est

frappée près des gambes, le tout formant un double palan ; le garant du palan de balancine de la grande vergue descend jusqu’au pont ; celui de la vergue de misaine jusqu’au plancher du gaillard d’avant.

Au milieu de la vergue il y a deux palans, ou drisses; ils sont crochés dans deux estropes à boucle, frappées sur la vergue, les deux autres poulies sont estropées au-dessous de la hune, les garants descendent alors et s’amarrent tout près et en avant du mât. Ces drisses servent à amener la vergue sur les bastingages (1).

Les drosses sont formées de deux estropes garnies qui embrassent la vergue, portant chacune une boucle où passe une ride qui vient du bord opposé, en sorte que les drosses se croisent par derrière le mât, les cordages servant de rides descendent alors, un de chaque côté, et sont amarrés aux poulies de deux palans frappés près de l’étembrai.

Sur la filière d’envergure sont frappées, à distances égales, quatre poulies à chaque bord. Celles de dehors servent aux cargues-boulines, qui sont fixées dans les ralingues de chute de la grande voile et de la misaine. Le mou de ces deux cargues passe alors dans le rouet supérieur d’une poulie vierge, dans le rouet inférieur passe le garant dont le courant vient s’amarrer dans le bastingage

l. Roteiro da viagem de Vasco da Gama, pg. 15, 70 et 102.

du château de lavant. Les cargues-boulinès de misaine vont aux apôtres.

Dans les autres poulies (troisième et quatrième de chaque bord) passent les cargues-fonds, dont les bouts sont fixés à la ralingue de fond, elles traversent aussi le rouet d une poulie vierge, et le courant de ces cargues va, pour ce qui est de la grande voile, au château d’avant , près de la ligne centrale du navire ; et pour la misaine, aux apôtres.

Il y a deux boulines à chaque bord dans la grande voile, elles font dormant sur des pattes fixées aux ralingues de chute, elles traversent ensuite deux poulies de pautaire frappées dans Tétai, et le courant descend jusqu’au pont.

Les boulines de misaine vont aussi à Tétai, et de là elles se dirigent vers Tavant, et s’amarrent aux apôtres.

Vergue de civadière. — La suspente ou civière est double, les deux bouts sont terminés par des œillets et liés par un amarrage.

Entre le milieu et chaque bout de la vergue sont frappées deux poulies dans lesquelles passent les cargües-fonds, qui sont doubles; elles embrassent le fond de la voile, et font dormant en arrière de la vergue, sur le cordage tenant lieu de filière d’envergure.

Poulies de pautaire aux deux bouts de la vergue par lesquelles passent des garants de palans

simples, dont les autres poulies sont aiguilletées au premier hauban de misaine, près des gambes.

Poulie double du mât de beaupré avec palan en sous-barbe, dont le garant vient s’amarrer dans le bastingage près de l’étrave.

Au bout du même mât il y a une estrope à trois cases. Celle du milieu est pour l’étai de flèche de misaine, et dans celles des deux côtés passent les boulines du petit hunier [trinquet de gabie de misaine).

Vergues des trinquets de gabie. — Les bras passent dans des poulies de pautaire frappées au haut de la vergue, et encore deux autres de même espèce frappées à la flèche du mât d’artimon. Le bras est donc le garant du palan ainsi constitué, dont le bout vient s’amarrer dans les bastingages de la dunette.

Balancines à patte, avec des poulies au bout de la vergue, et d’autres poulies de pautaire au capelage du mât de hune, le tout est un palan dont le garant vient jusqu’au pont.

Boulines faisant dormant à des pattes fixées dans la ralingue de chute de la voile, et qui traversent ensuite d’autres poulies frappées sur l’étai de grande flèche. Les boulines de petit hunier sont disposées semblablement sur Tétai correspondant.

Drosses doubles, semblables à la suspente de la civadière. La drisse est amarrée à une casse es-

tropée au milieu de la vergue, elle passe ensuite dans une poulie frappée au-dessous du capelage et le courant descend en arrière du mât, jusqu’à la hune, et de là jusqu’au pont.

Les écoutes passent au bout des basses vergues.

Yergue d'artimon. — Vergue latine dans laquelle envergue une voile triangulaire. Les palans de garde ont des poulies doubles à leur partie supérieure, et des poulies simples en bas. Ourse au bout inférieur de la vergue.

Drisse à itague passant dans une poulie aiguilletée au capelage du mât, et embrassant la vergue par un tour d’anguille garni. La suspente est fixée à la vergue en amarrant à une moque y estropée; elle s’amarre ensuite en bas, à la poulie d’un palan frappé sur le bastingage.

Martinet avec patte dont les branches sont frappées au bout supérieur de la vergue, il est croché à la poulie d’un palan simple frappé en pautaire au capelage du mât de grand hunier, le garant descend jusqu’au pont, et tout cet ensemble sert de balancine.

Grand gui au bout duquel sont capelés deux pendeurs avec palans frappés sur le bordage.

Au bout du gui, il y a une poulie où passe l’écoute.

Gargue-point simple, passant près du racage.

Bonnettes (1)

Lorsqu’il était nécessaire d’accroître la surface de la voilure on ajoutait des bandes de toile à la bande de fond au moyen d’un transfilage, cela se faisait sur la grand’ voile et sur la misaine. C’étaient les bonnettes dont le nombre allait parfois jusqu’à deux pour chaque voile.

Canons et accessoires divers

Canons. — Le vaisseau S. Gabriel était à trois batteries dont deux aux gaillards d’avant et d’ar« rière de plein pied au plat-bord, et la troisième à la dunette. La batterie d’arrière était la plus importante tant par le nombre que par la qualité des bouches à feu, puisqu’elle portait 8 canons, dont 4 à chaque bord : ces canons étaient faits de douves en fer forgé, maintenues par des cercles du même métal, et se chargeaient par la culasse. Ils étaient portés par des chandeliers (2).

Les deux autres batteries avaient seulement

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