‹ Notice sur les bois de la Nouvelle CalédonieChapitre 18 sur 211 · LA · texte numérisé non relu

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inondations, s'échelonnent les bâtiments consacrés aux magasins et aux vivres : magasin aux effets d’habillk ment, magasins aux vivres, boulangerie munie de deux fours en briques.

À la suite vient la case destinée au logement du magasinier distributeur.

Le sommet du triangle opposé à la mer et par lequel entre le ruisseau est occupé par le logement des surveillants, grande case en bois précédée d’un jardin et qu’avoisine l'emplacement des locaux disciplinaires. |

Une case Construite pour le logement des indigènes, sur le sommet de l'éminence qui s'avance en forme d’éperon entre ces bâtiments et les hangars du petit ravin, complète les moyens de surveillance de l'établissement, qu’elle naine entièrement.

Le camp des transportés, situé sur l’autre rive du cours d’eau, est composé de paillottes qui devront faire place à des cases en bois disposées pour loger chacune douze hommes. Il comprend aussi des bàtiments spéciaux pour les cuisines.

Enfin, à l'extrémité de ce camp et sur un petit plateau qui occupe le troisième sommet du triangle, ést un emplacement réservé pour l'installation d’un poste militaire.

Il manque à l’établissement ainsi constitué le logement d’un médecin, qu'il deviendra avant peu nécessaire d’y envoyer. Ce logement pourrait être établi à quelque distance du camp, sur les bords du ruisseau ou près de la plage !.

Une petite jetée en bois sert pour l’accostage des embarcations. Une autre jetée de 45 mètres de longueur s’avance en mer jusqu’aux fonds de 1250 à mer basse ét se termine par une grue en bois pour le chargement des chalands.

1 Vers le commencement de l’année 1872, il n’avait pas encore été attaché médecin au service de l’exploitation, et 1l n’y avait pas été envoyé de garnis. spéciale.

Les bâtiments qui viennent d'être décrits avaient reçu quelques légères modifications : le hangar aux bois de faibles dimensions, situé le long de la plage, et le hangar aux bois débités, numéroté 12, avaient été enlevés pour laisser plus de place au chantier d’arrivage et on les avait remplacés par un hangar placé sur la limite Nord de l’établissement, le long de la plage, en bordure de la voie de halage construite de ce côté. Une petite écurie avait également été construite, entre ce hangar et le petit jardin du chef de l'établissement, pour abriter les deux animaux qui avaient été envoyés de Nouméa.

2 2. Mode de transport des bois.

Quatre routes d'exploitation, ouvértes sur une largeur de 2"50 et garnies de rails en bois reposant sur des traverses espacées de 2 mètres environ, partent du centre du chantier, déssérvent la scierie et les magasins et s’éloignent dans la direction des cantonnements boisés.

Les rails de ces routes sont formés de jeunes arbres de brin, de 15 à 20 centimètres de diamètre, choisis autant que possible en bois durs. Ces arbres sont simplement écorcés et maintenus sur les traverses paf des chevilles ; ils sont placés de façon que le gros bout soit tourne vers la partie supérieure ; cette disposition facilite la descente des traineaux, elle est aussi favorabie à la conservation des rails qui s’usent ainsi moins vite et ne s’écaillent pas. Les extrémités de ces arbres sont taillées en sifflet et se recouvrent de facon à éviter tout ressaut dans le sens de la descente (planche IV).

Les traverses doivent être enterrées à fleur du sol, de telle façon que dans l'intervalle qui les sépare les rails reposent sur le sol et aient ainsi plus de solidité.

Un ouvrier peut boiser 15 mètres de route par jour, les bois lui étant apportés à pied d'œuvre.

On place toujours une traverse sous chaque joint, et on laisse aux arbres qui forment les rails ke plus de longueur possible, sans se préoccuper si leurs extrémités se correspondent des deux côtés de la voie, attendu que les bois qui conviennent pour faire les traverses se

‘trouvant partout en abondance, il est plus économique de mettre une

traverse supplémentaire que de couper les arbres, beaucoup plus rares, qui servent à la confection des rails.

Les bois abattus sont transportés sur ces routes à l’aide de traineaux qui présentent beaucoup d’analogie avec les schlittes des Vosges.

Ces traïneaux sont formés d’un cadre en bois composé de deux longs côtés parallèles à la voie, réunis par deux fortes traverses. Ils sont consolidés par des boulons, êt munis de boucles pour le halage et l’amarrage des bois.

Chaque traineau repose sur les rails par les traverses qui sont garnies de plaques de frottement en tôle. Les grands côtés débordent la voie de chaque côté ; ils sont composés de deux pièces superposées,

en forme de moises de 10 centimètres environ sur 15 centimètres d'équarrissage. Les pièces inférieures forment deux joues qui embrassent les rails et servent à guider le traîneau, les pièces supérieures maintiennent la charge de bois.

Pour le transport des menus bois, on emploie un seul traîneau assez grand dont les côtés supérieurs sont relevés en patins à l’avant et qui rappelle ainsi complétement la forme des schlittes, bien qu'il s'emploie différemment, puisque les schlittes glissent sur des routes sans rails, formées de rondins espacés disposés parallèlement comme des traverses.

Pour les bois de fortes dimensions, on emploie deux traineaux plus petits, placés : l’un sous l'extrémité avant, l’autre sous l’extrémité arrière des pièces, et reliés à l’aide d’une chaîne dont la longueur variable permet de régler l’écartement des traîneaux d’après la dimension des arbres à transporter,

8 3. Halage.

Le halage est opéré facilement à bras d'hommes, grâce à la disposition du terrain qui permet de ménager presque partout une pente favorable à la traction.

Une équipe de halage se compose habituellement de dix-huit hommes, savoir : un contre-maître pour diriger la manœuvre; un chanteur pour cadencer le pas quand les traîneaux sont en marche et pour régler les efforts quand on amène, au palan ou à la corde, les pièces du point d’abatage jusqu'aux traîneaux ; quatre hommes munis d’anspects pour guider les traîneaux, les pousser et les dégager quand ils rencontrent des obstacles, et enfin douze haleurs qui, munis de bricoles en cuir terminées par un crochet en fer, s’attellent sur une corde à nœuds attachée après le traineau de tête.

La distance des nœuds est de 1 mètre, les haleurs se placent alternativement à droite et à gauche, de façon à ne pas se gêner mutuellement.

Dans les parties dont la pente est faible et dans les courbes on a soin, lorsque Je halage est dans sa période d’activité, de maintenir les rails graissés et, dans le cas du passage fortuit d’un chargement un peu Jourd sur une route qui n’a pas été utilisée depuis longtemps, on fait marcher à quelque distance en avant du convoi un homme chargé d’arroser les rails, ou mieux l’on installe, sur l’avant du traineau de

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