‹ Notice sur les bois de la Nouvelle CalédonieChapitre 20 sur 211 · AE: ES · texte numérisé non relu

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ration de vastes régions autour du camp, dans la direction de Nouméa. Il a permis de reconnaître que, sur son parcours, en dehors du bassin secondaire qui entoure ie camp, il n'existe pas de grands bois exploitables, mais que l’on en rencontrerait, au contraire, si l’on se dirigeait sur Nouméa en partant, non plus du sentier actuel, mais de l'embouchure des rivières du port du Carénage, en remontant légèrement au Nord pour laisser sur la gauche le pic du Pin et passer dans le col peu élevé qui sépare ce pic de la montagne marquée 6/40 mètres sur le croquis d'exploration de M. Chambeyron.

Un chemin tracé de ce côté éviterait les quelques montées un peu raides que rencontre le sentier actuel, et c’est certainement par cette voie que devra être dirigée la route destinée à relier, dans l'avenir, Nouméa à l'exploitation de la baie du Sud, dont les établissements principaux se seront eux-mêmes, comme nous l'avons indiqué, avancés à cette époque vers le fond de la baie. Cette route, après avoir franchi le col indiqué ci-dessus, devra s’infléchir un peu au Sud pour rejoindre ainsi l’embranchement des deux sentiers de Yaté. Elle traversera ou longera dans ce parcours les forêts qui occupent la partie supérieure de la vallée des Kaoris.

Ces forêts, dont l’étendue semble assez considérable, n’ont pu encore être explorées en détail ; mais il paraît certain qu’elles renferment ‘des kaorïs. Il semble donc que la rivière dont elles contiennent les sources n’a pas usurpé son nom de rivière des Kaoris, malgré les assertions contraires des explorateurs qui ont cherché, à diverses reprises, à en remonter le cours, mais qui n'ont pu le suivre assez loin pour atteindre les forêts de l’intérieur.

Les indices qui me permettent d’être aussi affirmatif sont tirés de l'aspect général de ces forêts vues à quelque distance, et de leur situation au pied des grandes montagnes qui surmontent le plateau ferru-

de rochers, simulant, à distance, l'entrée d’une caverne. L’expédition revint sans avoir éclairci le mystère.

Après son retour de cette excursion, Bayle fit une longue maladie, produite par le contre-coup des souffrances inouïes qu’il avait endurées. Il se remit cependant et passa encore près de 2 ans en Nouvelle-Calédonie. Mais, après avoir miraculeusement échappé à de si grands dangers, le malheureux ne devait pas revoir sa patrie. Il mourut à bord de la frégate la Sybille qui le ramenait en France, victime d'une épidémie de fièvre jaune, dont les germes furent introduits à bord pendant une relâche à Rio de Janeiro, et qui sévit plus particulièrement sur les passagers venant de la Nouvelle-Calédonic.

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