NT
gineux. Les personnes qui ont étudié de près la région Sud de la Nou: velle-Calédonie savent combien il est facile de reconnaître à distance, à leur position et à leur aspect, les forêts qui renferment ces arbres gigantesques. Mais ce qui vaut mieux que toutes ces inductions, c'est que la rivière roule dans ses eaux des feuilles de kaori que l'on trouve souvent amassées en grande quantité près de l’embouchure. |
Ea sortant de la vallée des Kaoris, la route de Nouméa entrerait dans celle de la rivière Kouré ou de Boulari. Là encore, elle passerait près des forêts des Kaoris, dont l'existence dans les ravins des affluents supérieurs de cette rivière est signalée par plusieurs explorateurs. Elle pourrait donc probablement servir sur son passage à l'exploitation des forêts intérieures de l'ile. |
Elle suivait, pour descendre vers la mer, les bords de la rivière de Boulari et viendrait, enfin, rejoindre la route actuelle de Saint-Louis, après un parcours total d'environ 33 kilomètres.
A l’autre extrémité de cette route et à quelque distance de l’embouchure des rivières, il serait facile, avant de quitter le plateau, d'en détacher un embranchement qui se dirigerait sur Yaté en traversant un col peu élevé qui sépare deux ondulations de la chaine de montagne des lacs. On relierait ainsi Nouméa à Yaté par une route aussi directe que le sentier actuel, et qui, dans la majeure partie de son parcours, emprunterait le tracé de la route de la baie du Sud.
2 5. — Route du Nord.
Cette route, partant du chantier dans la direction du Nord, s'étend en zigzags dans les ravins boisés qui avoisinent le camp. Elle est ouverte, à la largeur d’exploitation, sur une longueur totale de 900 mètres, et couverte de rails sur une longueur de 300.
Un sentier de 800 mètres environ de longueur réunit, dans le haut du bassin du camp, les routes du Nord et:de l’Ouest.
2 G. — Route du Sud.
La route du Sud dessert deux cuvetles boisées, en forme de cirque, qui se trouvent sur la lisière des forêts dans la direction du Nord.
1 Ces cuveties sont un nouvel exemple de ces formations d’entonnoirs, si fréquent:s dans ces régions, et qui semblent dues à des affaissements de quelques ca-
Elle est ouverte sur uné longueur de 400 mètres, et redescend pardessus les bords de la cuvette supérieure dans la baie voisine dite baïe des Niaoulis. Les rails sont posés sur une longueur de 200 mètres dans la traversée de la première cuvette qui seule jusqu’ici a été exploitée.
2 7. — Route de l'Est.
Une quatrième route doit se diriger du côté de l'Est en suivant la plage, pour rattacher au camp plusieurs petits ravins boisés qui débouchent directement sur le bord de la mer, mais jusqu'ici ua simple sentier en jalonne la direction.
Ce sentier suit la côte jusqu’à la petite anse à aiguade, située à 2 kilomètres du camp ; il remonte le long du petit ruisseau qui alimente celte aiguade jusqu à un marécage de 80 mètres de longueur sur 50 à 69 mètres de largueur, situé sur un petit plateau voisin, et qui, desséché par le drainage, a servi à un essai de création de jardin potager dont il sera question plus loin.
Un sentier abrégeant un peu les distances conduit du camp à ce jardin par les hauteurs, et forme le prolongement de l’extrémité de la route du Nord.
Le sentier de la plage, actuellement interrompu à la petite anse indiquée ci-dessus et qui a été dénommée anse du Jardin, devra être prolongé prochainement pour relier au camp actuel les établissements du fond de la baie. |
Dans ce prolongement il quittera la plage en se dirigeant en droite ligne sur le confluent des deux rivières du port du Carénage, de façon à éviter les détours de la côte. Il traversera les rivières près de leur embouchure à l’aide de petits ponts jetés de roches en roches sur les
vilés souterraines. Elles sont voisines l’une de l’autre et occupent le point culminant de l'éminence qui sépare la baie du chantier de la baie voisine dite baie des Niaoulis. Pour éviter d'en faire remonter les pentes aux bois exploités, on a dû creuser de fortes tranchées pour le passage des routes,
Le fond de ces cuvettes est formé de roches qui laissent entre elles de larges fissures et c'est à celte particularité qu'est due, sans doute, l'absence de toute nappe d’eau au fond de ces réservoirs naturels. L'eau de pluiè recueillie dans ces entonnoirs et qui se perd dans ces fissures, contribue certainement à alimenter les sources assez fortes que l’on rencontre sur le bord de la plage, entre les deux baies indiquées ci-dessus.
premiers rapides, et gagnera de là, à peu près en ligne droite, le deuxième chantier établi près de la grande cascade.
ê 8. — Chantier du fond de la baie. — Situation, bâtiments.
Le chantier du fond de la baie est établi sur un petit plateau de la
rive droite de la rivière qui se déverse dans l’anse voisine du port du Carénage. Il est situé près de l'embouchure de cette rivière, en face d'une source d’eau thermale à la température de 33 degrés, et un peu au-dessous des rapides qui ont recu, assez improprement, le nom de Grande-Cascade.
Il sera facile, grâce à cette position, d’obtenir sur le chantier, à
l’aide d’une dérivation très-courte, une chute d’eau de près de 5 mètres de hauteur et d’un volume assez considérable pour faire marcher plusieurs scies.
A la fin de l’année 1869 il n'existait encore, sur cet emplacement, qu’une grande case en paille pour le logement de dix transportés, et une eutre plus petite pour le logement d’un surveillant. Il était devenu nécessaire d'établir, sur ce point, des cases en bois comprenant un logement pour le sous-officier ou surveillant chargé de la direction de cette annexe, un four pour la cuisson du pain, et des cases plus convenables pour les transportés.
2 9. — Routes et sentiers.
De ce chantier partent un sentier et une route d’exploitation.
Sentier des Lacs. — Le sentier à été tracé pour servir à l'exploration des forêts de l’intérieur. Partant de la source d’eau thermale située sur la rive gauche de la rivière en face du chantier, il gagne immédiatement les crêtes des hauteurs dénucées qui se trouvent à l'Est, traverse le plateau ferrugineux et arrive, après un parcours de plus de 4 kilomètres, à la forêt des Kaoris, située sur le versant Nord de la montagne dont le pied, sur le versant Sud, est baigné par les lacs et que nous désignerons sous le nom de montagne des Lacs. |
Il longe tout le bas de cette montagne en traversant la forêt dont nous avons signalé l’admirable végétation et qui possède de nombreux et beaux kaoris.
Il gravit ensuile un petit col pour franchir le dernier contre-fort de
RÉ ÉE à : -