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n'est pas la seule partie de la Nouvelle-Calédonie qui possède de vastes forêts exploitables. Il existe des forêts plus abondantes encore dans la région du Nord, et si cette baie a eu le privilége de motiver la première une exploitation sérieuse, c’est, on l’a vu, que sa proximité de : Nouméa, et les commodités que présentaient les dispositions locales ont fait pencher la balance en sa faveur ; mais il n’est pas douteux que, dans l'avenir, on n'arrive à exploiter également les autres forêts de la colonie. |
- Toutes celles qui sont situées sur la grande terre sont placées, du reste, dans des situations analogues, sur des terrains en pentes et s0lides ; on sera donc conduit à adopter, pour leur exploitation, le - même système de voies de halage et de traîneaux, et ainsi létablissement actuel pourra servir, pour toutes, de guide et de modèle.
Il existe aussi de grandes et riches forêts aux îles Loyalty, et en particulier à Lifou, mais celles-ci sont situées en terrain plan, et l’on pourra recourir, pour leur exploitation, à des procédés qui se rapprochent davantage de ceux que l’on emploie dans la majeure partie de la France.
Les forêts du Nord de la Nouvelle-Calédonie, et surtout celles des îles Loyalty, renferment un grand nombre d’essences qui diffèrent de celles qui ont été trouvées à la baie du Sud, et ces nouvelles essences, sauf un petit nombre d’exceptions, n’ont pu encore être soumises à des essais suivis ; on peut donc dire que les études déjà entreprises sur les propriétés des boïs néo-calédoniens, ne sont qu'une portion minime de celles qu’il faudra poursuivre, pour arriver à la connaissance complète des essences existantes !,
2 2. Durée probable de l'exploitation des cantonnements déjà explorés du bassin de la baie du Sud.
Les cantonnements boisés du bassin de la baie du Sud qui ont été explorés, de la facon sommaire indiquée précédemment, paraissent pouvoir fournir des bois à la colonie pendant une quarantaine d'années environ ; mais ces prévisions ne s'appuient que sur des évaluations
1 On trouvera, dans la 3° partie de ce travail, les quelques renseignements que l’on à pu recucillir sur les essences déjà signalées dans différentes régions de ‘lie et de ses dépendances, et en particulier à Lafou. b
superficielles, et il ne pourra en être autrement tant que l’on n’aura pas effectué un lever topographique du bassin.
Pour arriver à ce chiffre, on a supposé que le bassin secondaire du camp actuel pourra suflire à une exploitation régulière de 5 ans, en supposant une coupe de 1,000 mètres cubes par an.
Les forêts du bassin du Carénage suffiraient de même à une exploitation régulière de 10 ans. Ces deux bassins ne donneraient des bois blancs qu'en petite quantité.
L'exploitation entreprise par la route dite des Kaoris, dans le bassin de la rivière de la Grande Cascade, en même temps qu’elle fournira des bois tendres, donnera aussi pendant longtemps des bois durs en abondance, mais elle exigera de longs travaux de terrassement pour’ arriver jusqu'aux forêts que nous avons appelées forêts de l'intérieur.
Du côte de l'anse du Nord, des forêts plus récemment découvertes et qui pourront suffire aussi à une exploitation d’une dizaine d’années, donneront en assez grande quantité des bois blancs et des bois durs, avec plus de facilité d'exploitation,
Ces forêts paraissent pouvoir se relier aisément, d’une part avec celles de la montagne des Lacs, et de l’autre avec celles qui ont été signalées du côté des Ports Boisés, et dont l'importance parait, comme nous l’avons dit, avoir été notablement exagérée.
Dans toutes ces exploitations, on devra avoir soin de ménager les jeunes arbres susceptibles de donner une autre coupe dans l’avenir ; les cantonnements exploités les premiers se trouveront, grâce à cette précaution, plus rapidement en état de fournir une coupe nouvelle, et les travaux de terrassement et d'aménagement exécutés pour la première exploitation pourront sans doute être aisément remis en état et utilisés de nouveau pour la seconde. |
Toutefois, la végétation, surtout lorsqu'il s’agit des bois durs, paraît trop lente dans ces régions pour qu'il soit permis d’espérer que les premiers cantonnements exploités se trouveront de nouveau en état d'être mis en coupe réglée lorsqu'on aura terminé la première exploitation des forêts voisines du bord de la mer. Ii est probable, au contraire, qu'avant de pouvoir reprendre l'exploitation des premiers cantonnements, les travaux auront dù être poussés, au delà du plateau ferrugineux, jusqu'aux forêts de l’intérieur, et de préférence, sans doute, dans la direction que nous avons assignée à la route future de Yaté à Nouméa.